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DD

Aciui'te enkysté.

paroi du kyste. Vue de face, cette paroi est finement striée; vue en coupe ou sur les plis, elle est nettement réticulée. Elle fait corps commun avec le pédicule t.

membrane propre de la cellule centrale, noyau de cette cellule : on y voit un filament pelotonné de nucléine.

Fig. 64. — Gr. : 1/18, 4.

Coupe d'un grain de pollen de Fritillaria après maturité, membrane externe réticulée, protoplasme réticulé, les deux noyaux montrant un boyau nucléinien entortillé, mais dont on peut suivre la continuité en élévant et en abaissant l'objectif.

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Fig. 65. — Gr. : 1/18, 4.

Deux noyaux isolés avec leur boyau strié et continu.

A gauche, noyau de Liliiiin laiiceolatitm.

A droite, noyau de l'épiderme d'une Viiuda (orchidée).

Les nucléoles plasmatiques sont visibles dans les deux noyaux.

ANATOMIE DU NOYAU

Dans les dicotylés et les cryptogames vasculaires le filament est généralement plus ténu et plus entortillé; mais en fouillant le sac embryonnaire, les sporanges et les anthéridies on le découvre aisément.

II. On pourrait se demander si la structure filamenteuse, que nous venons de constater dans les deux règnes, existe réellement dans les noyaux vivants, si elle n'est pas plutôt le résultat de la coagulation postmortem, ou du traitement que l'on a fait subir aux cellules, comme le pense Henle (^). On peut affirmer que le boyau de nucléine existe pendant la vie, tel que nous venons de le décrire.

C'est en effet sur les cellules vivantes que nous l'avons étudié, fig. 66 et 67. Les boyaux si volumineux des insectes sont faciles à examiner de cette façon. On les voit parfaitement , même avec l'objectif DD, à l'intérieur du noyau ; on peut y suivre les circonvolutions, et y distinguer nettement les stries dont nous parlerons tout-à-1 'heure. Du reste, en faisant arriver le vert de méthyle sur les cellules en vie, et en tenant l'œil au microscope , on peut constater sans peine que ce réactif ne produit la moindre altération , ni dans la structure du noyau , ni dans la manière d'être du boyau nucléinien; il teint ce dernier, mais il le maintient dans son intégrité. C'est pourquoi nous avons répudié depuis longtemps, pour ce genre d'étude, les réactifs durcissants et les matériaux conservés dans l'alcool.

Fig. 66. — Gr. DD, 1.

Extrémité de la glande filière d'une jeune larve de némocere, vue de face.

p : protoplasme avec son reticulum délicat, et son

enchylema très riche.

n : noyaux. Les trois noyaux de gauche ont été dessinés sur le vivant; celui de droite a été réprésenté après l'action du picrocarmin qui a beaucoup accentué son plasma, boyau nucléinien plus grossi (1/12, 1). L'aiguille a entraîné ce boyau et a déroulé sa nucléine interne en un long filament. Les réactifs du noyau ne colorent que ce dernier.

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Fig. 67. — Gr. : L, 2.

Cellule du testicule de la Tegenaria domestica (araignée).

A, ns : noyau vivant, au repos : le boyau

strié est plongé dans un plasma hyalin.

B, na : boyau au moment de la division ;

y, vu de côté; x, vu d'en haut.

(') Henle : Zur Enhv, d. Krystallinse, etc.; Archiv f. mik. Anat., iS8i.

Fig. 68. — Gr. DD, 1.

Cellules d'un tube de Malpighi d'un asticot.

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pn

filament de nucléine très délié : en bas, il est vu à la surface du noyau; en haut, en coupe optique équatoriale.

plasma réticulé du noyau, après l'enlèvement de la nucléine par NH-.

: nucléoles plasmatiques.

Fig. 69. — Gr. : 1/12, 2.

Vorticelle au début de la division (fig. 62). !{> h : sillon partitif qui apparaît.

n : noyau en division , sur le point de se scinder en h. Le filament de nucléine y est visible; il se présente comme s'il était étiré aux deux pôles du noyau.

FILAMENT NUCLÉINIEN ^ly

Le filament de nucléine est d'une grande délicatesse, et ses anses se fusionnent facilement. Nous avons acquis la conviction que ce sont les altérations produites par les réactifs qui empêchent de saisir leur indépendance.

Il est cependant deux autres particularités dont il faut aussi tenir compte , savoir : la grande finesse du filament et le nombre parfois immense de ses circonvolutions, qui se, pressent et se tassent alors, au point de devenir indistinctes. Lorsqu'on examine de pareils noyaux au microscope, il est bon de se rappeler que cet instrument ne fournit que des coupes optiques; il ne nous fait voir que la section des filaments, c'est-à-dire des points et des morceaux, comme nous en verrions sur la section transverse d'une boule de fil. La nucléine paraît donc éparpillée sous la forme de granules ou de tronçons à l'intérieur du noj'au , fig. 61, n; 68; 81, B; 85, a. Mais en examinant attentivement , avec un bon objectif et sous un grossissement suffisant (1/12, 1/18), la surface supérieure du noyau , on trouvera des anses que l'on pourra suivre, en abaissant le tube.

Rappelons-nous qu'on peut trouver, ça et là au milieu de la préparation, des noyaux étirés par l'aiguille, où il est aisé de constater la présence du filament nucléinien. L'image fournie par les noyaux étirés de certains infusoires est identique à celle qu'ils présentent au moment de leur division, fig. 69, et il est aisé, dans les deux cas, de s'assurer de la continuité du filament.

C'est par ces moyens qu'on parvient à décelér la structure filamenteuse, là où elle n'apparaissait point. Cette structure est donc V expression d'un fait général.

2l8 ANATOMIE DU NOYAU

II. Le reticulum chromatique de Flemming n'est qu'une apparence, qui est due au croisement régulier des circonvolutions, rarement à leur soudure temporaire.

On peut apporter plusieurs preuves à l'appui de cette assertion. 1° Remarquons que cette manière d'être apparente du filament nucléinien se rencontre dans tous les groupes des êtres vivants et dans tous les tissus, qui présentent la forme filamenteuse. Les insectes, où il est généralement si facile de suivre l'enroulement du boj^au, possèdent souvent des noyaux réticulés, principalement

dans les muscles, les trachées, le tissu graisseux, et même dans les tubes de Malpighi et les glandes filières, surtout à la base. Il en est de même chez les crustacés :

cloportes , ligies , armadilles, crevettes, fig. 71. Les cellules géantes de la moelle des mammifères, fig. 70, les globules du pus, les globules blancs du sang, etc., sont riches en noyaux de ce genre, qu'on trouve éparpillés au milieu des noyaux typiques. Dans les testicules des animaux, où la forme filamenteuse est certainement la forme normale^ on remarque aussi des noyaux dont les circonvolutions paraissent soudées l'une à l'autre. Ajoutons que dans les cas que nous venons de citer, on trouve tous les degrés de transition entre les deux manières d'êtres du filament nucléinien. Tout semble indiquer que la forme réticulée n'est qu'une modification apparente de la forme filamenteuse.

2" Il est cependant un groupe d'animaux où la structure réticulée paraît réelle, c'est celui des batraciens^ Chez eux en effet les circonvolutions, toujours peu distinctes d'ailleurs, sont soudées aux points de croisement qui portent des épaississemetits saillants (nucléoles

Fig. 70. — Gr. : L, 2.

Cellules géantes de la moelle du lapin.

pr : protoplasme délicatement réticulé, avec un enchylema très riche.

n : noyau ramifié portant un filament de nucléine dont toutes les circonvolutions paraissent soudées.

Fig. 71.

Gr. : G, 2.

Cellule nerveuse du Palemon vulgare.

reticulum plasmatique.

noyau, présentant un filament réticulé.

n' : nucléole plasmatique.

rp n

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