‹ La biologieChapitre 107 sur 136 · B10L0GIE · texte numérisé non relu

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veux, semblent pourtant percevoir* des sensations. On les voit se mouvoir, en apparence volontairement, éviter les obstacles, etc., etc. Faut-il, pour expliquer ces faits paradoxaux, admettre avec quelques physiologistes une substance nerveuse amorplie, imprégnant, en quelque sorte, le corps entier de ces aoiraaux? Rien n'autorise de pareilles hypothèses. Dans tout le rfegne animal, nous voyons lapréctsion des perceptions sensibles correspondre à des appareils nerveux bien déterminés, aidés d'organes spéciaux, dits organes (/«< seru et chargés de trier parmi les chocs, les tnouTements, les vibrations, etc., en résumé, les impressions pbysiquesdu milieu extérieur, tout ce qui peut éveiller, dans les œntres nerveux de l'être conscient, des sensations tactiles, olfactives, gustalives, auditives et visuelles. Comment admettre que des sensations spéciales, qui, pour se produire chez les ani-naux supérieurs, ont besoin d'appareils organiques divers et complexes, soient néanmoins perçues à l'état de confusion, d'indivision organi* ques? 11 est bien plus simple d'accuser ici l'imperfectioD de nos moyens d'investigation et de réserver, jusqu'à plus ample informé, ces cas exceptionnels, destinés vraisemblablement à rentrer un jonr dans la loi générale.

Sous le bénéfice de cette restriction, nous pouvons maintenant esquisser le tableau de là sensibilité nervense. Cette sensibilité a pour siège les cellules et fibres hotveuses, dont nous avons précédemment donné une brève de^riplion.Qu'ilyait des cellules nerveuses spécialement sensibles, ayant conscience des impressions exercées sur les extrémités terminales de leurs libres, nul n'a jamais tenté de le nier.

Il n'en a pas été de même pour les Abres nerveuses proprement dites, et, se basant sur quelques expériences, les unes erronées, les autres insuffisantes, on a cru, pendant quelque temps, à l'Indifférence des fibres ner-

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