H — C — (OH
H Noos avons pris pour exemple un corps dans lequel figure seulement un atome de carbone ; mais que l'on se représente un composé polycarboné, et l'enverra aussitfit à quel degré de complexité et de mobilité un tel corps pourra atteindre. On aura ainsi une idée générale de ce qu'est la chimie des corps organiques; alors on reconnaîtra que les chimistes modernes ont le droit d'appeler celte branche de leur science la chimie des composés du carbone, etl'on souscrira volontiers à cette proposition de Hackel : H C'est uniquement dans les propriétés spéciales, chimicophysiques, du carbone, et surtout dans U. semi-flnidité et l'instabilité des composés carbonés albuminoïdes, qu'il faut voir les causes mécaniques des phénomènes de mouvements particuliers par lesquels les organismes et les inorganismes se différencient, et que l'on appelle dans un sens plus restreint la vie (1). »
(1) B. HEeokel, Bistoirt d* la création naturiUe. Puta, 1874.
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COUPOSIT. CHIMIQUE DES ANIU. ET DES VÉGÉT. »' Les doanÉes géoéralefi qui précèdent s'sppliquent également aux substances urgaciques végétales et aux substances organiques animales, puisque nous avons vu que, sous le rapport de la qualité, de la composition chimique générale, les unes et les autres étalent sensiblement identiques. Par conséquent, nulle différence radicale entre les substances organiques du règue végétal et celles du monde animal. Néanmoins il est des dissemblances notables; elles portent sur la quantité relative des composés ternaires non azotés et des composés quaternaires azotés, dans l'un et l'autre règne. En effet, les substances albuminoïdos, qui constituent la majeure partie de tout véritable organisme anima], sont presque accessoires chez les végétaux, au point de vue quantitatif. La grande masse de tout vrai végétal est constituée surtout par des substances carbuFées non azotées. L'azote, quoique formant un élément essentiel du protoplasme intracellulaire végétal et des alcaloïdes, représente souvent en poids moins d'un centième des matières sèches; rarement la proportion s'élève à trois centièmes. En résumé, le règne végétal est, sons le rapport quantitatif, le règne des substances carburëes ternaires, tandis que le règne animal est celui des substances carburées azotées ou quaternaires. Par suite, il y a dans le monde animal un plusgrand degré de complexité et d'instabilité chimiques, c'est-à-dire une activité vitale supérieure.
NuJle différence radicale, du reste. Il faut rejeter dorénavant cette idée d'antagonisme complet entre les deux règnes vivants, qui a eu cours silongtemps dans la science. Il ne faut plus considérer tout végétal comme un appareil de réduction spécialement chargé de former de toutes . pièces aux dépens du monde minéral des composés ternaires et quaternaires destinés !i la nourriture desaotmaux. Il ne faut plus davantage voir en tout animal un appareil
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de eombustioD, dont la mission aX-it) détrniivoM eoitiposée sans en penroir Tormen Lee deos ordres de phfoo^mènea s'eS'ectuetit dans l'un et l'autre rhgce. G\. Bernud a démontré que les odlulcs du foie bbriquent'aux déptn» du sang me mati&re amjiacée^ ay^it^ d'airFfesl'aiiai7G»d«ï Ml Pelouze, la même composition qtte l'amidon' végétât et; comme lui, se transformant en sucre. Enfin H. Ilo^0t>^ atretronvé cette matière smylacëe, gtycogène on zooamyt^ line, dans le tissn mnaeolaire, d&n^ le poumem, danB-lWoritnlès du foie, dftne le pkemtta, daos les cellules am* niotigues, les edlules éptthâialesj les cartilages, etc., d»- VBPtébrés (i).
Longtemps on a considéré la orilolose comme uns sidistance exclusnveraent v^étâle ; puis on l'a Fdtrowrte, soDS le nom de c/tifine, de tttnieine, dans- TenrekipplP tégumentaire des tuuiciers, dans le sqtteietteextérienrdM) arttM)podes, etc., et M. Beribelot a pu transfonawed sucre cette tunicine, cette cellulose animale, car l'ébulbtion et les acides la métamorptiosent en glycose (3).
11 n'est pas jusqu'à kdiloropbylle, cette substance végétale par ejceilence, qui n'ait été retrouvée ayeo ses^O' priélés spéciales chez certains animaux rudimentairesj
Hn'y a donc, répétons-le encore, nulle différence rftdi* cale, nul abîme entre les deux règnes «vaots, an point d» vtw de la composition et de la formation des'sabstwiess organiques. Sous ce rapport, rien ne s'opposeà ce qu'on' les réunisse sous h dêDomination à'empire organifue, comme l'avait proposé de filainvîUe:
(1) J. Qtvtatt, PhMomiMitfkyakim^dt'lt.oi», p. ISSv ; (■). J. Oavuretr'fee. cU.
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