‹ La biologieChapitre 125 sur 136 · DE LA PENSEE. SOS · texte numérisé non relu

DE LA PENSEE. SOS

eenlre. Elle s'en imprègne en quelque sorte, comme certaines substances phosphorescentes captivent les rayons lumineux, comme une plaque'de collodion préparée emmagasine les ondes lumineuses (i). A partir de ce moment, Jes phénomfcnes conscients s'enchaînent l'uni l'autre ; les derniers venus trouvent dans les centres nerveux l'écho de ceux qui les ont précédés. Pour parler le langage des psychologues, ou peut dire que les facultés naissent. Les traces des sensations et impressions passées deviennent des souvenirs; il y a de la mémoire. Puis ces souvenirs se disjoignent, se groupent capricieusement, formant des tableaux complexes, fictifs dans l'ensemble, quoique formés d'anciennes sensations et impressions ; il y a àa t'imaginaiion. Mais, des impressions persistantes de douleur et de plaisir sont nés les désirs de ressentir les unes, de fuir les autres. L'imppessionnabîUté, la sensibilité, l'imagination, se groupent autour de ces désirs, et sont plus ou moins vivement incitées par eux. Cette coordination des impressions, des sensations, des images en vue d'un but à atteindre, devient un raisonnement, et la faculté d'opérer cette coordination est ce que les psychologues ont appelé entendement, intelligence, raison; de même que le résultat conscient de toute confrontation, toute comparaison, entre elles, des impressions, des sensations, etc., est appelée irfee, pensée. Enfin tout désir précédé et accompagné d'un raisonnement, d'une évaluation relative du mobile, devient «ne voliiitm; d'où la volonté des psychologues.

Mais derrière tout ce labyrinthe de phénomènes psychiques, il y a simplement des actes réflexes, des sensations et des impressions transformées. De plus, tout ce travnil mental, dont l'excessive complication chez l'homme a si

(1) J. LufB, Recherchts turlt lyitime ntrvtux, etc., p. 370.

IKM LITRE VI. CHAPITBB X.

longtemps déQé l'obserratioii , résulte ùmplemeat des propriétés spéciales du tissa nerveux. En effet, toute BengatioQ s'accompagne d'une élévation de température du nerf et d'nn trouble dans son état électrique, d'une oscillation négative du courant nerveux. En outre, elle a besoin pour s'effectuer d'un temps très-appréciable, correspond à une élévation de température dans les cellules qui en sont le siège (1), coïncide avec une suroiydatioo, une usure de la substance de ces cellules, qui élimiDeot une plus grande quantité de phosphates, etc., etc. (2).

EnQn l'anatomie comparée, l'anthropologie, l'aD&lomie pathologique viennent encore apporter k la physiologie leur précieux concours; elles nous montrent, que les facultés morales et intellectuelles sont complètement asservies aux centres nerveux ; qu'elles ensuivent docilement les variations en plus ou en moins, en mieux ou en pire; qu'elles se développent, s'amoindrissent ou s'altèrent avec eux. Les phénomènes de conscience sont donc, dans tout le règne animal, sans en excepter l'homme, de» fonctions, des actes de la cellule nerveuse. Là-dessus, le doute n'est plus possible.

Mais nous n'en sommes déjà pins réduits à cette simple constatation. Un jeune physiologiste italien, le docteur Mosso (de Turin), vient de frayer à la psychologie expérimentale une voie toute nouvelle, en la dotant d'an appareil, que l'on peut bien appeler un psychomèlre. Nos lecteurs noos sauront sûrement gré de résumer ici le travail encore inédit du docteur Mosso.

Onsavait, depuis bien longtemps, qu'ily avait un certain rapport entre la contractilité des vaisseaux, spécialemeut des vaisseaux capiUdres, et certains ébranlements des

(1) Sohift, drekhti dt fhysbAogi», t. II, 1S7D, et Lombard, M., t. II, p. C7(».

(1) Bjvsion, to. eu.

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