CONSTIT. ANATOHIQUE DES CORPS ORGANISÉS. ' M
D'autre part, au début de leur esisteoce embryologique, les êtres les plus complexes, les animaux supérieurs, sans en excepter l'homme, commencent par Stre monocellulaires, puis passent par l'état polycellnlaire le plus rudimentaire, et enfin, dans une période dernière, leurs éléments histologiques se différencient.
Cettegraduelledifférencialionhistolo^que,quis'obseFve dans le développement embryologique des êtres supérieurs, on la peut aussi constater dans k suocessiou paléontologique des êtres organisés sur notre globe. Enfin il est facile de la retrouver, en groupant les êtres vivimts hiérarchiquement, des plus simples aux plus complexes. C'est dans cette triple coïncidence que la grande doctrine de l'évolution, fondée par Lamarck et Darwin, trouve sa plus éclatante confirmation.
Dans le règne animal, les éléments Qgurés peuvent se classer en deux grands groupes : le groupe des éléments constituants, qui forme le fond, k charpente de tout être organisé, et celui des éléments produits, ayant un rôle plus ou moins secondaire et une existence plus ou moins provisoire. On a noté que les éléments constituants étaient généralement situés dans la profondeur du corps, et les éléments produits à la superûcie. Mais cette division, à laquelle M. Gh. Robin d'abord et H. H. Spencer ensuite ont accordé une importance capitale, n'est, comme k plupart des classifications, qu'un procédé commode pour grouper les éléments. En s'y conformant à la lettre, il faudrait, comme le fait d'ailleurs M. Cb. Robin, classer parmi les éléments constituants les globules suspendus dans le sang, les hémalies, qui sont manifestement des éléments produits et de brfeve durée.
Au point de vue de la constitution physique intime, du mode d'agencement moléculaire, il Faut considérer chaque élémunt vivant comme étant formé par ua mé-
Cîooglc
M^ Lm» I. CHAPRM T.
Unge. molénite à nMJécBle,' de principes imnédiits, appartenant aux trois dasMs précédemn^t indiquées. Toas ceff principe»' immédtatR sont dissons dans l'un d'entre enx, dansl'êsa, tpà est en poids de beaneouple corp» le ptas important. 11 hut en eSet aux éléments vivaai» un cBrtmn minimum d'eau d» eoBstilBtionT sans lequel ils ne peuvent ^xa se noorrir et pue suite foaetioniur.
Dans les élémenlB vigittcBS, eomme le fait remarrpier Scehe (1), on peut [wemer ee mélange intime des prî»cipee immédiat», en exbnyant deeesâémants, à l'aide de certains dissolvants, des sabstances chimiqaement déternnnées, flans pour cete. cbanges la> forme da s^elette histologiqne^
Il existe entre les âéments anatomiqnes végéta»! et les éléments animaux une importante diSérsace dans le degré de la sbdHÏtéehimiqne. Les éléments Kmmenxwnt de beaucoup les plos focilentent altérables par les agtats ^Ifliqties et ebintiqties. Chez le» végétaux^ il f a m certain d^é de ftbté minérale nunlTesteinent en rapport avec leur mnndre degré de perfection et d'activité vitales. MM. Ha^eli et Schvendener, en étudiant smgnensemant le jee de la lumiëve polarisée dans les meabranei e^l»' laires végétale», les graia» d'amidon, et aussi diBSto» COTps criAalloldes végËtajix, ont trouvé que dans ct»lî»- 8US et éléBMHits végétaux il devait j avoir des mcdéeule» cristalliaéefrbiréfringenteB et à deux axes optiques. Ces fait» sent parfaitement d'accord avec la différence de eorafp»st^B ehimiqae destissssdans les deux règnes organiate. Hons verrons, an effet; t^e l'élément cbimiqne le pis» atractéristiqae des sabstances organisées, l'aaste, eiArv en proportion relativement faible dans la compositMXi im véfJtarax. Or la présence de l'azote ccdncîde toQJ«ars,
{f} J, SadM, »alté de boron^w, p. T6K PmU, tan.
Coogk
GONSTIT. ANATOWObfi 1>ES GORM ORGANISÉS. « cbezïe8ttre3vivtiftt«,BVeitiin d«gré de vilAlité plos^^eré, uA« mobffilé InDléell^ai^e pjtis grande.
faction du certains «gsnte chimiçnw el pbjsiqa» sw l«B déments anatoiniqueB Mt en rapport manif«sl« nvte ImreoHBtitntion. 1^ effet, mis enconlMcl avec âeuttAoh ti<Hi8 de bichlorare de mereirre, de pcrctriorure de fer, de: cbromnte de potasse, ë'aleool et d'antres subetaneet avides d'ean, les éléments nnstOmiqnes se déforment, a» reseerrent; car ih perdent ators l«nr eaa de constitotion (i). C'est pour cette raison que l'alcool arrête dëfiaitivement les mouvements des éléments animaux les plus résistants, des eethiles TÏbfatiles, dont nous parlerons bientôt, et qu'il tùe de même les vibrions et les speriMMoKOaires.
La chalenr, au contraire, aeeétfere d'abord les phénemèfKS vitant ; aoua son inSuenee les cellules mobtfes •» meuvent aivec plus d'e rapidité, les fonctions des végétaHl s'accomplissent nvec une plus ^ande énergie; eav m* certaine élévation de tempérslnre facilite les réactions ehifflîqtHB, et rend fosmose plus rapide. De' même, k diffnakta s'accroît avet la températnre. Ponr l'aeïde cblorhyàriqae en a, en effet, la gradation suivante : Diffnston i 15",ï'=l
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Mate, À U température continue à s'élever, l'excitation tonctioimeUe arrive promptemeat à on point tnaxiroon, a» delà do^el elle Âècrolt d'abord et s'abolit iHcnlftt. G'esb qito k chaleur diiBiïme par évaporation l'taa âa eouiitiition des élénMOrii, et iHhte la compoaitioo des snj»- ^nce* altraminoîdes, qaaBd elle se lea coagole pas;. ausn l'arrtt c«t'it i«na reaiëde. Soumis à une tem]^^»-
(]) Cb. Robin, Èlémmtt analomiques, p. 10.
ture trop élevée , l'élément anatomïqae meurt bientôt ; Lindis qae parfois le froid, qui ralentit et arrête aussi les phénomènes nutritirs, ne les abolit pas pour toujours, ne fait souvent que les suspendre. C'est que les activités et propriétés vitales dérivent directement et uniquement des phénomènes physico-chimiques, qui s'effectuent au sein des éléments anatomiques ; aussi les voit-on s^xalter ou languir, s'évanouir, reparaître ou s'éteindre sans retour, au gré des mouvements, des mutations moléculaires, dont elles sont l'expression.