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DES LIQUIDES VIVANTS. 8S

mineux, mêlés d'un grand nombre de globulîas libres. Ils se tTansrormeraîentalorsdirQcilemeaten globules rouges.

Vil. De la Ij^pb«.

On sait qu'outre le grand système circulatoire composé d'itrtëres, de veines, dans lesquelles un organe propulseur, le cœur, chasse incessamment le sang, il existe chez les vertébrés supérieurs un système circulntoire secondaire. sans oi^tne central de propulsion. Ce système, composé d'un immense et lin réseau qui est semé de glandes spéciales dites ganglioni, a ;son origine, d'une part, dans la trame des tissus et surtout à la surface des membranes; d'autre part, autour des vaisseaux sanguins les plus ténus, des capillaires. Dans ce systfeme lymphatique, circule lentement un plasma jaunâtre, transpareirt, charriant des globules blancs, et contenant, comme le sang, des principes immédiats des trois classes : c'est la lymphe. Les matériaux de la lymphe proviennent en grande partie, comme ceux du sang, des éléments anatomiques, et ils en proviennent aussi par voie osmotique. La portion du réseau tapissant ia muqueuse stomacale et intestinale absorbe directement les nutriments, et spécialement les graisses émulsionnées qui, durant la digestion, lui donnent une teinte lactée.

Lu lymphe n'est point charriée dans un circuit sans lin, comme le sang. En eflet, tout le système aboutit chez rtiomm.'^ ù deux troncs principaux, se jetant dans deux gros vaisseaux veineux, les veines sous-clavières droite et gauche.

Le plasma lympbatiqae, si analogue au plasma sanguin, se comporte comme lui quand il est hors des vtûsseaux. Alors aussi il y a dédoublement de plasmine et formation d'un caillot flbrineux.

8C LIVtl£ l. CEUPITRB VI.

La l;«ipbe est alcaline, comme le saDg. Bile continM à peu pfËs les mftnies priocipes imiBéâiat&, mais m moindre quantité et plus dilués. Comme son Cours est trÈs-leut, il en résulte qu'elle n'a pa» partout, comme le sang, une composition sensiblement uniforme. Cette composition varie, au costraire, aree chaque r^ion, orne ï'beare de la digestion, etc. En général, la lymphe est: d'autant plus chaînés de substaoees^ qu'on l'examine plus pr^ de ses gros tronrs d'abonchemeot avec le systènw sanguin.

Chez les mammifères, la lymphe est on Uqaide essentiel, indispensable à ia durée de la vie. Si, chez ces aiaitDHix, on pratique une âstule au pla»gros tronc lymplsbtiqne, au conai thorœique, la lymphe ne poavant plus alors se méluiger aa sang en quantiti s^ffisaBle, on voit les p»-tients maigrir et mourir rapidement, tout en contiSDHit à s'alimestnv

Quel est le rAle spécial de la lymphe et de la circol»tion lymph&tiqDO* C'est \k encore un ptàat de physiologie assez ohscur. Evidemment le syalËmc lymphatique est un adjuvant du syst^ne circulatoire; il recueille des principes immédiats dans le systèoie digeatîf et dans la tcame des tissus, pois il les déverse dans la grande cireaklion. Sa. fcmetion spéciale la plus probable est de former des globules blancs et de les charrier jusqu'au grand courant sanguin. Le fjûtqu'une fistule du canal thoraeiqueen suivie de mort prouve bleu que le système lymphatiqoa n'est pas un appareil de luxe et qu'il joue dans l'éconoiaM uB rAIe de» phis iiD|K)rtaNls.

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