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II. Stib*tanett iHorganiquti

En dehors des gaz atmosphériques, nombre de substances minérales s'introduisent dans les plantes par les racines. Les principales sont des bases alcalines et terreuses ; la potasse, la soude, l'ammoniaque, la magnésie, la chaux, salifiées ordinairement par les acides sulfurique, azotique, phosphorique, silicique, carbonique. Beaucoup de ces substances ne servent nullement à la nutrition des plantes; elles sont chassées mécaniquement par l'eau qui

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pénfetre dans le végétal et vont se dépos«r dime les tissus profonds, après avoir formé avec les aeides végétani des sels insolubles.

Habituellement, ces particules rainéraleB s'intercalent UDtfomtéinent entre les nioléeuks organiques; aussi, par rineinération ou eu traltaut par de certains aeidee les «lémeols anatomiques végét«ux, on peut anivw à détruire les substances organiques qu'ils conlmaiefit, en ne eonservaot qu'un squelette minéral, mais gardant néanmoins La fwFae de l'élément anabunique détruit.

Souvent aussi les sets minéraui foraient dans les tissus végétaux, dans les cellules même, de vrai» eristaux. Ce soRt, par exemple, de fines incrastatioas gmBnteuses de carbonate de chani, des faisceaux d'aiguilles d'oialate de ehaux, ou même des erislaus assez voLumiseux.

La proportion des matières minérales dwts use ^ste est pr«poHii>aBelle à l'Age de cette plante et «nssi à la quantité d'eau qoi la traverse, c'est-i-ilire, en réssmé, à l'aetivité de la végétation, la propwlîon des sabstanees Holubles peut subir eerlaiBes variations. Quant aux substances insolubles, rites s'accnmuleM sans besse, en mînéralisanl de plus en j^oe te v%étit et y rétrécissant le champ d'actktu de la vie. Si la plupart des sutaetauces rainérales puisées dans le sol sont peu utiles au développement et à la nuLntîos des végétaux, il en est pourtant de fort importantes, par exemple l'ammoniaque, les phosphates et les sHlfates. D'antres encore paraissent nécessairee tantôt à telle liante ou k tel groupe de pknEes, tantôt à t^ autre.

La phqiart dee plantes qxi croissent sur le b^i-d de la mer contiennent beaucoup de soude, et eette soude leur est itéeessaire ; car elles croissent senlement snr le littoral rawin eti près des dépôts salins de rintériear évs terres.

Dans les tissus des plantes de certaines familîefi très-

ASSIMILATION ET DËSAS^UlLATiOM VÉGÉTALES, t» naiurdles, ob troore toujours les mimes sobstaneee minérales. EHes les ont àoae choisies dam dm eertaÎM mesure. CiUma les graminées, dont tes liges, sans «xc^ tÎOTt, contienneHt de )a silice, tandis que les fruits reitfermeat du phosphate de magnésie et d'aranrtcttiftqne.

Mais souvent les mêmes plashts contiennent des sels différents, suivant qu'elles croissent dans des terrains divers.

Notons pourtant que Von peut, dans des conditions de cBÎtwre artiBeielle, hire jMTOTpérer sans silice des plantes qm babitnellennit en eoittienneQt beaiteonp, par exemple le mais.

La f^nn serait utile tmx plantes incKreetement , m SAvant de véèienle aux «odes snlfarique et phosphorîque et en neutralisant l'aôde (ttaltqoe , mrisible à la plante daim inqurile il se Ssrme; mais toute autre base en pourruit foire «niant.

Vt. h0Mtnttr et la IwMihw, et ht «Acrfem- d 4t FéUHrinii.

Nove aviHK déji t(H^n«nenl parié de TintuMiee àt la himî^ solaire sur la nnlntion végétale. Elle est tdle qa«,6tBe<^teRi8BeBce, la jn«sqiietotaËté^ monde végétal eesser^t d'exister. Par suite, le monde animal, qui, direeteinent on Bon, vit, sur les parties continentales du globe, aux dépens du mcutde végétal, s*ét€ij!idrait anssi, an moins dans toutes ses branches supérieures, h la surface de ces régions terrestres. En effet, sans la lumière solaire, de tous les végétaux, les seuls champignons pourraient vivre eneore sur les continents.

Mais la vie animale trouverut vraisemblablement un refc^ dans la mer. Nondire d'animaux marins inférieurs se ntmrrissftHt at vivent sans le secours des végétaux. Or ces organismes mdiiii«at«res, auxqaets il fant bien ac-

corder la faculté de b; olhéliser des substances organiques complexes, à k manifere des plantes, pourraient servir eus-mêmes à l'alimentalioa d'animaux aquatiques plus élevés, comme il arrive d'iiilleurs actuellement. Toute cette faune aquatique pourrait doue vivre sans lumière. C'est même ce qui a lieu aujounrtiui, comme l'ont prouvé les dcagages et sondages pratiqués, dans ces dernières années, au fond de l'Océan et des grands lacs.

La lumière solaire ne pénètre dons la mer qu'à une assez faible profondeur. Au-dessous de SO brasses [lathoms, 1 /â(ftom=1"',82}, un papier photographique très-sensible n'est plus impressionné. A celte profondeur aussi, le règne végétal n'est plus représenté que par de rares spécimens, et au-delà de 200 brasses il disparait absolument. Or le fonil de l'océan Atlantique, qui atteint jusqu'à 1 400 et 1 500 mètres, est couvert d'êtres organisés , appartenant tous d'ailleurs au groupe des protozoaires de Hxckel. Ce fond est partout tapissé de ces petits organismes sarcodiques, gélatineux, contractiles, appelés par Huxley balfiybius Hœckelii. Au milieu de ces bathybius vivent des foraminjfères, des rhizopodes, des radiolaires, des éponges(l).

Force est donc bien d'admettre que certains de ces organismes animaux rudimentaires peuvent décomposer l'eau, l'acide carbonique, l'ammoniaque, ou s'assimiler les nombreux détritus organiques en suspension dans les eaux marines et provenant des déjections des animaux et de la décomposition de leurs cadavres. C'est seulement ainsi qu'ils peuvent vivre, se multiplier et alimenter les animaux plus complexes.

Des faits analogues ont été observés dans le lac de ûe~ nëve par MM. de CandoUe , Forel , Dufour. Là aussi le papier photographique le plus sensible cesse d'être im-

(1) Tfce Dtjthihs oflhê SM, by G.Wïville Thomson. In-8'. Loadon, 1ST3. TraducUon française : Itt ÀUmet d« 1(l omt, in-S", Puis, ie7S.

ASSIMILATION ET OESA&SUULATION VEGETALES. 137 presBÎODDé k une faible profondeur, à 50 ou 60 mètres l'été, à 40 ou 50 mètres Tliiver. Pourtant, au fond du lac habitent trente-cinq à qunrante eepÈces animaleB'ioférieures.

L'idée d'une solidarité nÉcessaire entre les deux règnes organiques doit donc être abandonnée. Cette solidarité n'existe, dans une très-large mesure, que dans le monde organisé terrestre. LÀ on peut admettre, en thèse générale, que le règne végétal est nécessaire au règne animal. Or la presque totalité des plantes ne sauraient vivre sans lumière. Mais les rayons solaires calorifiques et chimiques ne sont pas moinsnécessaires au maintien de la vie. L'irradiation solaire est donc une des grandes causes de la production, du développement et de k durée des êtres organisés, La grande théorie de la transmutation et delà corrélation des forces physiques est donc applicable à la biologie . Il faut se garder cependant de prétendre faire cette application avecune rigueur mathématique etinfiexible, que le sujet ne comporte pas. Nous pensons aussi que l'on a été trop porté dans ces dernières années à considérer l'irradiation solaire comme la cause unique et universelle de la vie à la surface du globe. Avec ces réserves, on ne saurait nier que l'irradiation solaire ne se Oie, ne s'accumule dans la plante, et que dans les cas infiniment nombreux où celle-ci sert à Talimentalion animale, cette irradiation , emmagasinée par elle, ne se transforme en diverses séries de vibrations moléculaires, en chaleur, en mouvement, en pensée, ete.

Nous n'avons pas ici à revenir sur le rôle capital joué par la lumière dans la nutrition des végétaux ; mais, en dehors des phénomènes de chimie synthétique accomplis par la chlorophylle, la lumière provoque encore chez les végétaux certains phénomènes secondaires, qui vraisemblablement dépendent de la propriété chlorophyllienne.

o.YSic

<S8 ' UVIIS 11. CHAHTKE III.

Ainsi, beuwot^ de plutoe. éorrtmU U awt, c^wt-à-£n akaÎBseiU plas ob moîds lenrs TeulUeB «u folioles oa Inen l«s ràn^iwal le ïoDf de k tige ou d« pétiole prise^*!. Ce phénomène dépend sûrement de k lumière, puisse de CMkMleapultiradoniùrâessei»itiTes,kjoar, dans une Gèecorité artiûcîeUe et a révssi, d'antr» pari, à les hke mUnr >i bo^ à U clarté des lampes (1). Ce soMfeaRt soanmeit, cet aSàtGSHneat ées feiûllee tiMUCi^ vnÙHD- UaUenaent à uoe dimia^itm de latargesc«u;ede8 tissus H ectie dimimrtioa {«ovintt sflr«o>eBt èe l'ioactiso des eellules à cUoropb^ë, qol, D'exbalant |^s et ne fiiowil phis de sjBthtei» or^atgoes, appellent moins d'eau dan» les caossx pétiolaires, dans les méats, etc.

Si les oodulalioag kaaiiteiises sont es fnc^f^iw sorte Vâme de la vie figHait, les ondulatioDs caioriqKes ne saiA pas imaoE imdispmsables à la BKtntioa des plantes. An-4escm «t aii-desBOo» d'iule eartaine températni», la TÎe i%éfale t'arrête. D'ane vaxàixe générale les Ihnîtes rtiaraMiaétrHfiws de la vie v^^étale soot 0 degré et SA degrés (2). U faut noter qa» lee sucs c^nllaiies, étairt des liquides très-cbargés de scbdanoee en dÏBSolutk», ne se MigUeat pas eoeore à 0 degré. M. Vioth a tu des gr&iaee d'acfr piatmtoMia et d« triténtm gHmtt cntr» 1m Era^mtmts de glace d'us» glacière «t ^ooger dans des firagmettls de glace privés de tetite fente, des racines nombreiwes et loagoes de plusieurs ponces (3). II cet daoc naisemblable qae la gerorinatioa peat encore s'eOectoer à 0 degré, et, comme elle développe toujours une notable (piantité de«Mei», il a d* ei résoHer, dans le cas de

(1> JWaw>« wrrMfiMMM drla JiMun«rti]lcMl« «uriuidMlw

( Jtftn. dM aouaoU étrwaga-i dt l'imlttuf, t. 1].

(3) SacliB, Vthtr di» obère Temffraturgrmat der Végétation [Flotv, 1864.).

(t) Utotli, Flora, 1871.

D.:|.ucJb,C.OOglc

ASSIMILATION ET DtiSASSUIlLATHW VÉGÉTALES. OO M. IJloth, la fusion pairtieUe de k glkce, d'oâ la pose^ililé de b pénétralioa des racines.

Noas avons doonê les temp^ratorea limitos, mais ces températures varient suivant les espaces. La pliputâes plantes succombent après no séjour de Ax minutée dans de l'eiu à 4S on 46 degrés. Dan» Faîr, les pbaaérogames sont tuées par na séjonr de dis à treiita minutes à Bne température de 50 k 51 degrés. I^iur qu'il y ait altération durable, il font parrois que la lenipâ%tw« atteigne 60 degrés. L^ mort arrire dors par la coagulation des substances albumincddes.

Les lisBiis végétaux desséckés (graÎDe») peuvent aatnrellBmeDt su|^)orter des températures plus excessives en ptas et en moins. Aiast d« tissus séveox sont tués à SO degrés, tanifis que des graises desséchées de pimm Stttivum peuvent Mre chauffées imponément à 70 degrés pendant une heure.

Dans chaque végétal, chaque Eonctioa a ses limites spéciales de température. Nous se pouvons CBAref ki dans l'énumérfttion 4esfaitsdodétiâ. IM^ partant aoesaTOns relaté les températures nécessaires au feactiosMOieat chloropfa^lÎMi.

Dans les cellules tuées soit par la cougélaliiQQ, soit par une température trop élevée^ les membranes cellulaires devienoeat penaéablee ; les Uquides ûltcent au dehors ; par snite la lurgescence cesse. Avant tout, le proto^dasa» s'immobilise, prend une teinte sombre et perd rapidement son eau par évaporation passive.

Dans les plantes, la vie n'est pas assez active ponr qu'il y ail, comme chez les animaux supérieurs, une température propre, indépendante dans une certaine mesure de celle du milieu extérieur. Les petites plantes aquatiques et les parties souterraines des plantes terrestres ont d'ordinaire la température du milieu ambiant. En raison de

leur volume, les tiges massives suivent plus lentement le variations thermométriques extérieures, et, par suite> elles peuvent élre plus chaudes ou plus froides que le milieu extérieur.

L'électricité semble ejercer très-peu d'action sur le mouvement nutritif des plantes. De faibles courants constants, de petites étincelles d'induction, n'ont pas d'effet apparent soit sur le mouvement du protoplasme, soit sur celui des feuilles mobiles. Un courant trop puissant, une étincelle trop forte, provoquent soit l'arrêt du protoplasme, soit l'arrfit du tissu. Trente éléments Grove arrêtent instantanément le mouvement proloplasmique.

Quant à l'état électrique des tissus, il est curieux d'observer chez les plantes des phénomënes três-analogues à ceux qui ont été observés sur les nerfs et les fibres musculaires des animaui et oot servi de base à maintes théories. En effet, sur une tige coupée, il y a courant de la surface de la tige vers le centre de la section (1j. Les courants électriques, qui, sans doute, résultent des réactions chimiques assimilatrices et désassimilatrices de la nutrition, ne sont donc pas spéciaux h tel on tel tissu végétal ou animal. Là encordes deux règnes organiques se touchent et se confondent.

(1) BulT, Armai, der Chemie und Pharmacie, )SSt, Band 89. — JQrgensea, Sttiditn det Phyiiologitehia Itutituti %u Brettau, 1861, HeftI.— Heidenhûa, Utd., 1863, Heftll.

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