DE L'ASSIMILATION CHEZ LES ANIMAUX
«l toutes les cellules analogues peuvent fabriquer syathéUquemeut de la matière glycc^ëne aux dépens des alimente quels' qu'ils soient, mais il semble aussi incontestable qu'elles utilisent directement les substances de composition similaire contenues dans les aliments. M. W. pavy a constaté, en effet, que cbez des chiens nourris exclnsivemeut avec de la viande, la proportion moyenne de matière glycogénique était de 6,97 pour 100, tandis qu'elle «'élevait h 17,23 pour 100 cbez d'autres cbiene nourris avec des pommes de terre bouillies, de la farine d'orge, du pain, Ënlîn elle était de 14,5 pour 100 quand on ajoutait une forte proportion desucre à la ration de viande (1).
Nous avons dit qne la combustion des matières bydrocarbonées dans les organismes développait de la chaleur, qui était eneoile ntilisL^ dans les réactions de la chimie vivante. Noas verrons plus loin qu'une portion de cette chalenx peut aoBsi se transformer directement en mouvements nmsciilaires. En effet, (m trouve du sucre dans les mnecles du fœtas, dans le tissu des muscles immobilisés par la section de leurs nerfs moteurs, dans les muscles des anknans soumis an sommeil hibernal. Enfin on trouve, dans le suc extrait des muacles, de l'acide lactique, de l'inosite, qui semblent des produits dérivés de l'oxydation des substances hydroearbonées.
Il faut ttoter encore que, dans les derniers temps de la vie intnt-utérine, quand les muscles se contractent déjà fréqaemment, -on ne rencontre ^us dans leur tissu qire de l'adde lactique, coonoe cbez l'aduUe. On sait, d'autre part, que, tant qu'un muscle est immobile, le sang artériel ne s'y transforme en sang veineux que pour une trèsfhîble part. II semble d«ac qu'en tSet l'action mu9culaù« soit une des «au&es principales de l'oxydation des sub-
(1) The in/Iucnn of (he OUI on Ihe liotr. Londun. {Guy's Htapilal
ISÎ UVRE ir. CHAPITRE V.
stances hydrocarbonées contenues dans le sang et dans les tissus. Quant à la question de la transmutation directe de la chaleur en mouvement par le muscle, elle est trop complexe pour ne pas mériter un chapitre à part.
Des substances analogues aux substances amy1o!des et sucrées, des corps gras, pénètrent aussi dans le sangà l'état de trës-Qne division, d'émulsion. Chez les animaux supérieurs, cette émulsion est accomplie par des liquides spéciaux, la bile et le suc pancréatique ; celui-ci passe avec ces matières dans le sang et les décompose en glycérine et en acides gras; car elles ne semblent pas toujours ntilisëes en nature. Dans le sang, les corps gras se dédoublent en formant des acides gras, oléique, stéarique, etc., qui deviennent des oléates et stéarates de soude et de potasse; en outre des acides cholique, cboléique, d'où des chulates et choléates ; enfin de la cholestérine et une substance grasse phosphorée, la cérébrine. Il est vraisemblable, d'ailleurs, qu'elles finissent aussi, comme la majeure partie des matières amyloides, par ëlre oxydées, en développant delà chaleur utilisable. On sait que les matiËres grasses figurent en énorme quantité dans l'alimentation des habitants des régions polaires et que, dans les mêmes conditions, des matelots européens ont trouvé de l'avantage k adopter le même genre d'aHmentation que les indigËnes.
11 est, du reste, constant que les organismes animaux peuvent fabriquer de la graisse avec des matières sucrées. MM. Dumas et Milne-Edwards, ayant nourri des abeilles exclusivement avec du miel, ont obtenu ainsi un excédant de cire {i).
Quelle que soit leur provenance, les matières grasses de l'économie, quand elles sont eu excès, se déposent dans les mailles du tissu cellulaire, et d'ordinaire en quantité
(I) CimpUi rendu* da l'Acaiém» d»i ideneti, 184S, t.XVIl, p. BM .
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d'autant plus eonsidérable que l'acUvilé organique est moindre.