CHAPITRE Vn
fBiSOMiSXS INTIMES BK U NDTRmOH AniHAUE
H. eu. Bernard a récenuBent émis, sur les phénomène de lu antri^n, des vues générales, élayéeg encore snr un trop petit nombre de faite, nuis vraies sûremeat dans une certaiiw mesure, et d'un haut intérêt.
Suivant lui, il faudrait rejeter hien loiii toute idée d'assimilatûm alimentaire directe. L'élément histologique agirait non sur leB substances cemplexes absorbées pu ro^^soisme anima], mais sur les éléments de ces snb- Ances, qu'il décomposerait ainsi non point uniforméntent, mus suivant ses besoins, en choisissant, ccHonae l<L&it un «Mmiste dans son laboratoire, et tirant les éléments qui lui sont indiapensablee de composés comploes k formuleB trÈs-diverses. Le fait suivant, cité par Burdach, viendrait i l'^^wi de cette manière de voir. « John a va périr des graines semées dans de la silice en poudre avec de la potasse et du blanc d'œaf frais ; elles ne germaient que qaaad ce dernier était déjà putréQé. Ici la matière oi^ganiqoe n'agit comme aliment que quand elle est sur le point de rentrer eatièrement dans la n^ore inoigamqiie (I). n De son o6lé, BC. Cl. Bernard a vu que, sans doute, les alimuits sucrée introduits dans l'alimentalian fcvGvisaient la production de la matière glycogène do foife, flnis que d'autns corps tout diSérents, comme la glycénoe, le chloroforme, etc., ne la favorisaient pas moins. Tons ces coi^ agiraient simplement conune excitants nutritifs. La cellule hép^qae apparaît d'abord dans le
(1) Burdacb, Phyth^gù, t. DC, p. 193.
ISi LIVRE U. CHAPITRE VII.
foie sans caractères déterminés, puis on voit on produit amidonné se former dans sa cavité, comme l'amidon se forme dans la cellule à chlorophylle, et sans doute par une synthèse chimique analogue.
La larve de mouche, l'asticot, peut être considérée comme un soc de matière glycogène; or cette larve se développe et se nourrit surtout aux dépens de la viande en putréfaction, en voie de décomposition, de minéralisation. Des espériences précises nuraient dêmonlrê que cette larve se développait non point aux dépens de la vinnde en général, mais d'une petite partie de substance extractive ; or elle fabrique pourtant de la matière glycogénique avec cette substance azotée.
La fonction glyr^génlque est diffuse chez les animaux inférieurs et spécialisée chez l'homme et les mammifères supérieurs. M. Cl. Bernard en conclut qu'il en doit être de même pour la formation des substances albumînoldes, qu'il doit, par conséquent, y avoir des cellules animales, oii s'accomplit spécialement la synthèse des matières protéiques aux dépens des éléments dissociés des nutriments (1).
Il est très-sûr que les diverses espèces d'éléments histologiques fabriquent des substances quaternaires variées, puisque chacune d'elles a sa composition chimique spéciale et que leur assimilation se fait aux dépens du même plasma sanguin; mais oh sont les agents spéciaux de la fabrication albuminoTde dans l'organisme animal complexe? Nul ne le sait encore. En outre, il est incontestable que l'animal ne saurait vivre sans aliments azotés, contenant déjà, toutes préparées, des substances analogues à celles qui constituent la trame de ses tissus. Nul animal ne saurait s'alimenter simplement avec de l'eau distillée
(1) Cl. Bernard, Dej ph^nominu dtlatHt cummuiM (um onfmawi: «I aux végétaux (Rnut seientillqiu, 1874},
PHËNOHÈNES INTUIES DE LA NUTRITION ANIMALE. IWi et de l'air, où il trouve cependant de quoi composer élémentairement des substances ternaires et quaternaires.
Le bilflD préds de nos connaissances sur cette question si intéressante est bien facile à établir : oui, la cellule chlorophyllienne Tait de l'amidon et vraisemblablement des substances protéîques, en combinant ensemble les éléments de l'atmosphère et ceux de la sève ascendante. Oui, encore, il y a dans les organismes animaux des cellules qui fabriquent une substance amyloïde, soit par isomérie, soit par synthèse. Tout le reste est à l'état d'hypothèse.
Un fait bien certain, c'est que les animaux ne sauraient s'alimenter sans substances déjà élaborées soit par des végétaux, soit par d'autres animaux, et qu'il en sera de même de l'homme, tant que la chimie ne saura point fabriquer de toutes pièces, synthéliquement, les principes immédiats organiques et complexes dont il a besoin.
La synthèse des substances albuminoïdes semble devoir délier encore bien longtemps la science du chimiste. Pourtant ces substances sont par excellence les matériaux de la vie; mais leur mobihté, leur instabilité, c'est-à-dire les qualités mêmes qui les rendent aptes à former les éléments anatomiques vivants, sont de Irès-sérieux obstacles non- seule m eut à leur fabrication artificielle, mais même à la détermination de leur formule, et, jusqu'à présent, la chimie n'a réussi à synthétiser que des hydrocarbures ou des corps azotés régressifs, dont l'urée est le type.
Une très-importante propriété des substances albuminoïdes coagulables dérive de leur mobilité même; c'est la faculté qu'elles ont de se transmettre, dans les organismes vivants, et par simple contact, leurs états moléculaires. 11 n'y a là que de simples changemeu Es isomëriques, et c'est par ce procédé que chaque élément anatomique,
MB . UVRB U. (HAPITBE TB.
qodle qn» nit su compondon, hbriqiw, an dCpen* A« plannas, des sues notritifs conmiaia, lu compoiàt ^é- (Bim qu'3 doit ^assimiler (t).
Cest «tssi de cette maoifete qne l'on peut eqiliqDflr ' Faction des TÎrns ainsi que rhérédité et la flootngiaa moilHde.
Ob peut t^server des phénooitaies analogves sur )n snbEtaDces protéiques privées de vie. C'est naa, par uemple, qae de la cIuûf musculûre on da sang se fotrient avec une grande rapidité, quand on les met en contact avec les particules organiques appeléw miaame», qne r<Mi retire,' par condensation, de la vapiuir aqotuiBê de ratrnoBph&re des marais, on de l'air c<»finé, vicié pu des agglom^lioas d'animaux on d'hommes (3).
Noue ITODS parlé, dana un de nos ^H^miers dkapite», de la grande affinité que monlrent pour l'ean les sakstanoes aUmmincâdes. Ou compreod à* suite fn^e extrême importance a cette pn^été dans lejen delà SBtriti<m. Cest là, en eSet, nne despriocipales uniIKSuu de l'absorption et de l'asBimilation. En réalité, tons les éléments anatomiqnes des aniinani, mfime de ctoi qm TÎTent dans l'air, sont des organinnes aqnatiqnes. Ib w- Timt dans tes plasmas «t les blastèmes comne lu nnmaiiz marins vivent dans l'eau, lis ont lenrs nnfiinx liquidas intérieurs, qni les sauT^wdeat contre l'aetie» deatrnctive dn milien aMea eitérieur. Cest dans en milieux intérieurs qu'ils pivuncait leurs ratiimenlB M rejettent leurs s<!crélians. Aussi toutes les membnnes animales perdent leurs propriétés vitales en st desséchait, et les ainmaux aériens, fout anssi bien que bas animmx aqHattques, ne peuvent respirer qne par l'inlermédiairB de tissus incessamment lubrifiés.
(I) Ch. Robin, (oc. cil., tntroduottan, p. xm.
(S) Ibid., p. in-lN.
Coogk
PBÉNOlf ËNES ItmilBB DR LA HUTItmON ANIMALE. W
D'après ce qne nout avons dit préeédeamMit d« k mmpnitton chimifiM des ■unuiix et des végétiai «où qo» de Is nutrition e& géséral, il va de soi qOi les phéooratoas latimes ds la nutrition, d^ si tBalogoas dans las dWH i^aea ot^mqMS, eont idenliques dux las uùmani dits herbivore» et chez coiu dits carnivores. Il 7 a Affé- VMB» seulwnent dan» la constitution des apparaiîs ebargés «ta ^panr les nutériaaz aUmentaires. On soit d'aillenra ifat nombre d'animam s«it indifléremmedal herijtvores et Gbrnivores, et nous Terrons jdna \at^ que la b«n»fbrmatioa d'os heriiiTore en camivore n'oit plus qa'm ■jan poor le physiologiste. Cette tniDsfcH-inatioa s'aptre dn reste spontanément sons l'ioilBeace de l'abslioeMe. Alors l"»!!!* des hertûvores, noriBaleaieDt trosbie et alcaline, devient claire et adde comme celle ds3 «arainves. Eb entre, à l'an coatpase chaqne joar chez an animal ïn»nitié la quantité d'oxygèiw absorbée par la reiçirali^ aT«& la gaantité de ce mâme gas entrant dans la eompoution de l'acide cïirlK>niç[ue exhalé, on voit lenqiparts'At»- Uir d'dxwd comme ai l'animal était Boumis & sne alimeatxâoa graisseuse^ pnts comme s'il Mail eidasivement aenni de viande, maïs es çpumtîté' insaMnole {\ ).
C'est qaej eneffat, il faot aox âéDMOts anatMniqiies «mmaszdeaBtilMtaacesaBsnilables, complexes, leraakeK et qnBternaiiea ; nmilimpiH-te fortpen qoe eessubriaaees soient empruntées «a rftgne végéta «m aa r^ne animal, poorra qa'dlea aient snbi use piéparaUon c«ivenable, Que û ces idimeots d'origine eitérienre viennent à masqaer, le mouvemaot nutritif contioae uéaaineas encore durant on temps plus on moins long, ebet les animam aomplexes, mais alors il s'exerce aux dépens de la solMance vivante dle-m6me; l'organisme se mange
D:,-:c.Jt,C.OOglc
littéralement lui-même. Le sang cède d'abord tont ce qu'il peut céder de substances assimilables et répare ees pertes au;i dépens des tissus, des élémeuts anatomiques, dont il a précédemnent fourni les matériaux. 11 reprend ce c[(i'il a donné. C'est ce qu'on a appelé l'abstinence physiologique.
Cette abstinence peut être provoquée par diverses causes. Tout ce qui peut troubler les mutations internes des tissus, de manière à faire prédominer les dépenses nutritives sur les recettes, est cause d'abstinence physiologique : par exemple, une alimentation mal cboisie, fûtelle copieuse, où manque l'un quelconque des principes constituants indispensables k l'organisme; ou bien une réparation incomplète, que la cause en soit dans un vice pathologique des organes ou dans une altération de l'dr extérieur (encombrement, air confiné, etc.). L'abstinence alors porte uniquement sur l'oxygène ; mais nous avons vu que ce gaz est indispensable à l'utilisation des matériaux alimentaires.
Au plus bas échelon du monde organisé, chez les êtres formés d'une seule cellule ou d'un groupe de cellules identiques, l'abstinence amène la dissolution de l'organisme dans le milieu ambiant, le retour direct au monde minéral. C'est en fin de compte ce qui arrive chez les êtres les plus complexes, mais ici la scène est plus variée ; car le corps des animaux supérieurs est un agrégat de divers organes et appareils constitués par le groupement, l'iotrication d'éléments anatomiques dissemblables entre eux, spéciaux par la forme et la fonction. Le corps des mammifères supérieurs doit donc être considéré comme une république hiérarchiquement organisée avec division du travail. A tel tissu la sécrétion, à tel autre le mouvement, à tel autre la sensibilité, [lu motilité, la pensée, etc., à tous la vie, c'est-à-dire, en résumé, le mouvement d'as-
PHÉNOMÈNES INTUIES DE LA NUTRITION ANIMALE. 169 similation et de désassimilation, mais plus ou moins tenace, rapide et énergique. Il en résulte que devant l'abstinence chacun de ces tissus se comporte diversement, qu'une fois les vivres coupés ou fournis en quantité insuf- Qsante, nos citoyens histologîques se résorbent et périssent plus ou moins tardivement. Ceux qui se détruisent d'abord sont ou les moins robustes ou ceux qui ont des besoins nutritifs très-exigeants, ceux qui, par leur essence, sont le siège des mutations les plus rapides. Ils ss dissolvent, les principes immédiats qui les constituaient sont résorbés et repassent dans le torrent circulatoire ; car il y a circulation chez tous les animaux trËs-complexes. Le sang rend alors aux tissus ce qu'il vient de leur prendre; mais il prend aux uns pour donner aux autres; il salisfait d'abord les plus exigeants au détriment des pins patients. En résumé, les éléments anatomiques les plus avides, les pins actifs, mangent les plus faibles et vivent à leurs dépens.
Suivant Chossat(0, dont le travail fait autorité sar cette question, la mort d'un animal par abstinence totale ou graduée arriverait quand cet animal aurait perdu environ les quarante centièmes de son poids total, ou purtois les cinquante centièmes, si l'auimal est obèse. Le tableau suivant indiquerait l'inégale répartition de la perte sur les dilFérents organes :
Graitae .... 0,939 Estomac 0,397
Sang 9,1M Pharynx, œsophage... 0,9tl
Rate 0,71* Peau 0,388
PancrâiB 0,8t 1 Reins 0,919
Foie 0,SiO Appareil respiratoire.. 0,îi3
Ccsar. 0,44B Sjitime dmmix t,U3
latastins 0,43* Youz «,ite
HoMdM locoBotlb . . 0,(33 Sfittme Bemm 0,119
Ud Eût fittt eniima reuovt ie ce tebUm, c^estli fiùUe d^erditûm subie par ks ceitfrM nervnax, mboe aa ■■>ment àe la mort. O4 peut £re qu'anst de mourir, Sa Mit réellement dévoré les autres or^^es, et ëett à lew iatigttié, presqoe complète, qn'il fiiut i^pwttr l'intégrité relative des foculléa intéllactMQes observé» ehei quelques hommes înaaitiéi jusqo'aa moment- de lo mort.
La trooble» phynolo^ques sarvenant dstu Takatiaeiwe ne sont pas moins iotéressBiite à étaler. La len> pérature du owpa va s'aliusEant graduellemeDt, k DUSDfe que B« ralentit le mbuveiacnl nntrilif. Oiasat, eipérimeaUiit sur divers animam, cockoaa-dindiv Iqiins, eorneilles, tourterelles, pigeons, poules, a Ironvé, eemne al)aiisem«it quotidien et moyen de la lempératam, % depés, avec d^iressîoD plos ecnsidénlide le dcrûr jo^. An moment de la mort, la dnlanr majtaaK do ewps taadtBitàâl^,9.
Normalement le mouvement nutritif •• nleotit danat la qqU, et la tenqiànture, qni en d^ieod étroiltiaM, tombe chez les animaux h sang chnd A^emiron (f,?*; mfûs durant l'abstinence cette oscillation a élé toujours en augmentant sons le rapport de Tanipliftrfe et de la . durée, et la dépression theroiométrique a atteint 3%28.
Les sêcrétioos et excrétions sont intimement liée» ainsi au mouvement nutritif, puisque leur fonction prlncqiate est d'expulser définitivement les produits de la désmîmilationoude favoriser l'absorption des aliments; il est donc fort naturel que durant l'abstinence elle» soient diminuées ou supprimées. Le foie cesse de former 1'
PHÉNOUËNES BrrniES IK LA. HimmON ANIUALE. t7l
aûnHt, qnifotinltiionmlemeDtà labfarinUindesBnv {Q. Bernard). L'urine cootiait toDJoiirs de Tnrés, résida {«iwàpal de la eombastion des SBtalaasfls pnMiqua dn Unus; mais, ntiurellraieiit, eUe ai cmtiaat da mcHn» en
Le tube digeitifw rétrécit; parfina mène ftsF'dclra par résarptioD locale de aas étéments anatsm^ea.
La. conibaatioii vitale allant s'éteignut toujoius, lait»- {Ùration, qui lai Coamit la qoaatité Béec»aira d'ox^tat ou au moins la nuLJenre partie de cet oxjgine, fi avec une énergie graduBlleinratdécniiaaant& Les ai nents des mosctes se ralentiEsent. H en asl de mfiine des battements da cœur, dont ^ a. vu le'nooifan tomber, chez un homme imnitié, à-38 pv minate;. L'nsvre et k résorption rapides du tissu même du eœur mnasst ici s'aJDBtef à ta dépresnon nntritive générale.
Les troubles foDctioimels des centras nervsnx otd éU amà mal détermieés. Da manquent, parfnit, iihsiiiiiiieiit chez l^omme. On a noté pourtanl, chea las aÛBiaux, de nnsoiBnie, nne période d'agitation d'abord, poiauna période de stupeur, enOn de la fureur ; chez l'homniar souvent des h^acioatioiis (f ).
L'abstinflosa est natnretloment (tsntaat nnoix si^ parlée qae k monveneiit da la vie est dmiib énogiqoB. Bto^ch (Si a cnrinnemcot réoni h oe aejet das laita o1k> awrés etaez les amomirles plus diren. Un Hmafon n'a»nit psnhi, mpièa six semaines d'ahatÎBam», qu'on oaaième do son poids; des prolées aonûent pn viare si^ lAnaotB ànq ans, dix ans ; des cnqtaads, deox ans ; des poissons dores de la Chine, plosiears anaéas; desniit- Duindres, six mois ; un crapaud enfermé dans un vase poreux bien clos, et entouré dans ce vase d'une terre saturée
(1) Collardde Martigny, Jour»aIdeilajm<I>'itVIlI. (S) 7i-aiU dt phyiioloB»».
ITÏ LIVRE n. CHAPITRE VII.
d'hnmidUé, vivait eDGore,quoiqne fort amaigri, an bout de deux ans. Il avait été maintenn à une température extérieure à peu près constante (1)- Au contraire, les oiseaux, chez qui le mouvemeot nutritif est intense et rapide, succombent très-vite. Un jour d'abstinence tue un passereau, trois jours une grive, etc. La même loi se vérifie pour un même organisme animal, suivant les divers âges. Ainsi, dans la période moyenne de la vie, l'homme peat résister à une abstinence complète pendant une ou deux semaines. L'enfant succombe beaucoup plus tôt et le vieillard beaucoup plus tard.
Tout ce qui ralentit la vitesse des échanges nutritifs aide à supporter l'abstinence : par exemple, le repos au lit, le sommeil et les substances qui le provoquent.
Sans avoir pour l'animal l'importance primordiale . qu'elle a pour le végétnl, la lumière solaire est pourtant aussi, dans le règne animal, un puissant excitant de la vie. Aussi, dans l'obscurité, l'abstinence est mieux supportée. Huit mineurs enfermés sans aliments pendant trente-six heures dans une houillère dirent n'avoir pas souffert de la faim.
Néanmoins, chez tons les animaux, la mort arrive un peu plus tôt, un peu plus tard par l'abstinence, et chez tons elle arrive quand l'organisme a perdu une partie de son poids toujours sensiblement la même pour toutes les espèces. Si les animaux dits à sang froid durent alors beaucoup plus longtemps que les autres, c'est seulement parce que leur perte diurde est normalement beaucoup moindre. Ils dépensent moins et épuisent par conséquent plus tardivement leur capital.
(1)C1. Beinartl, Leçont tur Ut propriéUi dti tisna vivants, p. t9.