APPAREIL DIGESTIF DANS LA SERIE ANIMALE
rappeler que, chez les vertébrés, ses parois se composeat foodamentalemeat de trois tuniques emboîtées l'une dans l'autre et intimement reliées entre elles. Ce sont, de dedans en dehors, une membraue muqueuse, parfois hérissée de houppes ou viUosité» (Dg. 16>> tapissée en outre par des cellules comparables aux bellules de l'épiderme et appelées cellules épilkéliales; une n couche musculaire dont /j les élémenls contractiles | sont en partie longitudinaux, en partie disposés en anneau autour da tuhe digestiF; une couche de tissu cellulaire, qui donne une surface d'insertion aux élémenls contractiles et au canal un degré suffisant ^^^^ viLLosiTE^'^og «tit intestih
de solidité et de résis- grosaim d'environ SOdiamètrea.
tance. 11 feut noter que ". anliataiice dei vUloaités-, *. son épithélium, 11 '11 donton voit quelques CË]liilea;Iébu:hr«B an A '-
les houppes VllleuseS e,d.srtÈraettem6 8Yacleurrésesucanill»T",l
qui garnissent la face interne de la muqueuse stomacale etiutestinale, au nombre de plusieurs milliers par pouce carré chez l'homme, manquent chez les invertébrés. Enfin, à l'appareil digestif sont annexées des glandes, les unes volumiueuses, ayant leur corps eu dehors de la paroi digestive, que traversent seulement leurs conduits sécréteurs, les antres logées dans l'épaisseur même de cette paroi.
Pour en finir avec la description morphologique trèsgénérale du tube digestif, il nous reste à dire quelqaes mots de ces glandes.
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C'est surtout par l'appnreil glandulaire que le ( digestif des vertébrés en générai et des manmiif^ïes en particulier se distingue de celui des animaux inférieuTB. Les glandes digestives sont, en effet, plus nombremes, plus différenciées quant à la fonction et d'nnu structure plus complexe.
Les glandes salivwres sont nombreuses, en grappes grenues et serrées. Déjà, diez la tortue, on trouve ssus 1» langue une paire de glandes, qui sont vraisemblablement des glwides salivaires, 11 en existe d'analogues, mais pk» grosses encore, chez les oiseaux. Chez les mammifÈree, on les dislingue en trois couples, les glandes maxillaires, sublinguales et parotidiennes. C'est chez les mammifères herbivores que les trois paires de glandes salivaires atteignent leur plus gros volume, et nous verrons qne ce fait est en rapport aveo le genre d'alimentation.
Comme l'a montré Claude Bernard, ces glandes salivaires, tout en étant fort analogues entre elles, sécrètent des salives de diverses espèces. En général, les ^ndes salivaires manquent chez les animaux aquatiques.
Dans les glandes salivaires, les organes delà sécrétion, les éléments glandulaires, sont agglomérés; mais, dans l'cstomao des vertébrés supérieurs, ces éléments sont séparés et cachés dans l'épaisseur de la muqueuse. On les y trouve, d'ailleurs, en nombre immense; ce sont des glandes en cul-de-sac, séparées les unes des autres seulement par une mince couche de tissu cellulaipe. Ces petites glandes sont là en rapport avec des vaisseaux capillaires nombreux, avec des (ilets nerveux. En dehors des glandules de l'estomac, il en est beaucoup d'autres, parsemées dans tonte l'étendue du canal digestif. Elles affectent des formes ra.riahles : tantôt ce sont de simples enfoncements, des pe-
APPAREIL DIGESTIF DANS LA SÉRIE ANIMALE, tfô tttes bourses, ^es petits tubes ; parftHs elles se ramifient.
Mais l'appendice glandulaire le plus important du canal digestif des vertébrés est sûrement le foie.
Chez le vertébré le plus inférieur, celui qui relie dans une certaine mesure les vertébrés aux mollusques, chez Vamphioxus,\e foie est représenté seulement par un «ecum de teinte verd&tre, rappelant les culs-de-sac simples, courts, non ramifiés, qui semblent jouer le rôle de foie chez les invertébrés. C'est d'ailleurs sous une forme analogue, souB la forme d'un cône pointu, que le foie prend naissance chez les reptiles, chez les oiseaux et les mammifères (i). Chez les mammifères supérieurs, le foie, trèsvolumineni, est coustitné essentiellement, abstraction faite du lissa cellulaire , des vaisseaux et des nerfs, d'abord par des cellules spéciales , chargées comme nous l'avons vu, de fabriquer i matifere glycogène. Ces cellules sont irrégulières, arrondies ou polygonales, <L noyau simple ou double avec nucléole (fig. 18 et 19). .
Leur contenu, finement granuleuic, peut ren- F[g. it.
fermer accessoirement «éseau cspiikire du (nia mj desgranules de graisse. °° '*""" "" "'^" "
Entre ces cellules passent de f rës-fins capillaire
(1) LeyAig, Içc.eil., p. 401-ilO,— Gegenbaur, ioc cit., p. 7Si.