‹ La biologieChapitre 51 sur 136 · L.Gooi^li · texte numérisé non relu

L.Gooi^li

196 LIVRE II. CHAPITBE X.

du gros tronc veineux ou veine porte venant de l'intestin

(tîg. 17). Telle est, schëmati que ment, la structure élémentaire de l'organe hépatique glycogène, formant à lui seul la majeure partie du foie. Mais, à cAté de cet organe formateur de sucre, que l'on doit considérer comme une glande sans conduit excréteur, une glande sanguine, il est un autre organe sécréteur de k bile, constituant, schëmatiquement aussi, une glande en grappe. Ce sont de petits groupes de cœcums glandulaires, agglomérés en feuilles de fougère et dispersés le long des branches d'un conduit excréteur

trËs-ramifié, dans lequel ils s'ouvrent et sécrètent. La paroi des glandes et des conduits est tapissée par des cellules épithéliales de diverse forme.

Entre les éléments glycogènes et les éléments bilinires il y a seulement un rapport de juxtaposition. Les vertébrés supérieurs nous offrent donc ici un exemple de confusion oi^anique, comme on en trouve tant chez les ani-

..jcC.ooglc

APPAREIL DIGESTIF DANS LA SERIE ANIMALE. 197 maux inférieurs. Chez eux le foie s'est séparé des glandes rénales, avec lesquelles il est confondu chez certains invertébrés; mais il reste encore accolé à la glande glycogénique. Si, comme le' pensent quelques partisans de la doctrine de l'évolution, le vertébré supérieur actuel n'est pas encore le dernier terme du progrès et de la différenciation organiques sur la terre, les deux appareils glandulaires hépatiques pourraient se séparer, dans l'avenip, chez l'Être plus parfait qui lui succéderait.

Le conduit biliaire hépatique ou canal cholédoque débouche dans la 'preniière portion de l'intestin grfile ou

duodénum. Dans cette même région, et tout près de l'orifice du canal cholédoque, s'ouvre, chez l'homme, le principal canal excréteur d'une autre glande en grappe trèsimportante, formée aussi de petites grappes ou acini, àoai chaque diverttcule est terminé en cul^de-sac. Elle est

, , Cookie

i98 UVRE II. CHAPITRE X.

ansei taptEsée de cellules ëpithéliales. Nous auroDii àpKr-

ler du rôle digestif de cette glande dite fxincréatiqite.

Chei cerlaiDB vertébrés, le canal pcmcréatique s'oa^nà nne certaine distance du canal iiépatique, mais, génétalement, au-desaous, de 30 à 50 centimètres environ (lapm, lièvre, castor, porc-épic, autruche).

La glimde pancréatique existe déjà chez les vertébrés les plus inférieurs, chez les poissons ; mais elle y est.généralement plus petite, d'une structure pjns simple. Ses culs-de-sac sont pluslaiges, plus ou moins indépendants. Le paitiTéas de divers vô^brés (Lézard, etc.) est soudé à larate, comme, chez les mammifères supérieurs, lii glande biliaire est soudée à la glande glycogëne. Un degré de confusion glandulaire plus grande encore s'observe chez la chimère montlre, où le panoréue est en même temps soudé à la rate et au foie.

A[«è6 le pauLTéiifi, nalle grosse glande à signaler dans le reste dn tnbe âig«^. Il n'y a plus que des petites glandes muqueuses semées çà et. là. Ttaus^en avons déjà dit quelques mots et nous aurons ft indiquer le rôle qu'elles jouent en traitant de la digesënn.

Page 1