CHAPITRE XI
M L'AUiuHTATion XN aini».kh
Sût que i«fi animaBK absorbent ks aubstaucee organiques Gompleips, en ruture, apF^g de simples, modifications immériques, soit que, en dernière ajialyse, ik les résol- TeHt en leurs éléments oHimeE, toujours esl-il que les substances Us plas complexes eont en même temps les pdue &cikmeat aesimilables et ausù celles qui ont use plMS grande valeur alibile.
Les jNincipes eonstitiuaits les plus importants des élé- ■wHte anatoraiques animcux sont chimiquement fwmés par des composés quaternaires azotés, et il est indùpensable que des priac^s analogues se retrouTent en notable quantité dans leurs aliments ; or nous savons que cas substances quaternaires sont en quantité rdalivaœnt faible dans les végétaux, que, de plus, elles y sont aesoeiéeftà des substances minérales. C'est donc au règne animal lui-mâme que les aaimaiu doivent mrtout emprunter leur nouTTiture. a Mangez-vous les uns les autres i> «st pour eux une règle nutritive des plue impérieuses. 11 en est pourtant qui sont herbivores, mais alors ils doivent, comme les -ruminants, avoir un tube digestif complexe, difTérencié, un alambic nutritif [perfectionné.
Laplupart des animaux inférieurs, dont nous avons brièvement décrit le tube digestif rudimentaire, sont Mtreiuts à peu prËs exclusivement à une nourriture sninuile. Nombre d'entre eux d'ailleurs sont des animaux inafins, c'est-à-dire vivant au sein d'une vaste dilution organique, pleitiede détritus dissous, dilués oufragmen tés. Force est bien, à ceux d'entre eux qui sont lises, ajix go-
lypes, aux cirrhipÈdes, même aux mollusques bÎTalves, de
se borner à humer au passage les molécules organiques
dissociées, ou parfois les animalcules, que le milieu aqueux
leur apporte. Certains aident le hasard, en faisant pasg«r
incessamment un courant d'eau dans leurs cavités diges-
lives.
Eu résumé, la plupart des animaux invertébrés vivent de substances animales, en exceptant toutefois la majorité des insectes; mais ces derniers ont d'ailleurs un système digestif complet, déjà différencié, à l'âge adulte. A l'état de larve, au contraire, ils se nourrissent souvent de matières animales. Les poissons, les reptiles même, sont encore pour la plupart carnivores. Il faut arriver aux oiseaux et aux mammifères pour trouver des groupes importants d'espèces animales se nourrissant habituellement de végétaux.
Un fait général, étrange à première vue, ressort de l'examen comparatif du système digestif chez les herbivores marins, quelle que soit leur place dans la hiérarchie animale. En effet, chez les animaux terrestres, le tube digestif herbivore est plus différencié, plus complexe, muni de poches gastriques, de cœcums plus nombreux et plusvaslesquene l'estle tube digestif Carnivore. Leporcépic a jusqu'à quatorze cavités stomacales (I). Or c'est précisément le contraire qui s'observe chez les animaux aquatiques, où l'on voit l'alimentation herbivore coïncider généralement avec un système digestif simplifié. Ainsi il n'y a même pas de renflement stomacal chez le cyprin herbivore; et il en est de même chez le têtard. Les cétacés herbivores {lamantin, dugong, etc.) n'ont qu'un estomac à simple ou à double dilatation, tandis que les cétacés carnivores (dauphin, baleine, etc.) ont trois, qua-
(1) J.-W. Draper, Humaa Physiology, etc.,'p. S9.
Cîoogic