‹ La biologieChapitre 55 sur 136 · SM UVRE II. CHAPITHE J.U · texte numérisé non relu

SM UVRE II. CHAPITHE J.U

tenant en dissolution une matiËre colorante, la bUiverdine, des phosphates, -des chlorates, des sels organiqaes de soude, de la cholestérîne, etc. C'est, de tous les liquides de l'économie, le plus chargé de sels. Il est alcalin, mais seulement durant la digestion. En outre, on ne trouve dans la bile aucune substance albuminoîde (I), et elle ne coagule pas par la chaleur, les acides, les sels métalliques.

Nous avons vu que le foie des mammifères supérieurs était formé par l'assemblage de deux appareils, l'un gly- (k^éniqne, l'autre biliaire. Le premier fonctionne aux dépens du sang veineux , chargé de nutriments que lui amËne la veine porte, c'est-à-dire le tronc commun des veines inteslioales. Au contraire, l'organe sécréteur de la bile élabore sa sécrétion aux dépens du sang artériel général, et l'on tarit ta sécrétion biliaire en liant l'artère hépatique. La même chose se produit, du reste, de toute nécessité chez les animaux inférieurs, dont le foie ne reçoit pas de veine porte. Versée sur les aliments, la bile semble agir sur les corps gras, qu'elle émulsionne, et aussi sur les matières albuminoïdes imprégnées de suc gastrique. Elle les neutralise d'abord, puis active leur dissolution. Mais elle semble n'acquérir toutes ses propriétés qu'après son mélange avec un autre liquide, le suc pancréatique.

Le pancréas existe-t-il chez tes invertébrés? C'est une question de physiologie comparée qui attend encore sa réponse. Nous avons vu qu'on ne reconnaît nettement le pancri5as, mais encore à l'état rudimentaire, que chez les poissons. Chez les vertébrés supérieurs, c'est une grosse glande en grappe, déversant un liquide abondant dans l'intesitn par un conduit qui parfois s'anastomose avec le canal biliaire ou cholédoque, et parfois s'ouvre directement dans l'intestin , généralement dans le voisinage immédiat du

(1) Ch, Robin, Lefion* tur lu Aumntrj, p. SOI.

Coogk

conduit biliaire, parfois cepeadant à une assez grande distance et au-dessous de ce conduit. Le pancréas sécrète un

liquide incolore, limpide, visqueux et alcalin. Ge liquide contient uns substance albuminoïde spéciale, la paneréatine, et cette substance y est en telle quantité, que, par la chaleur ou l'alcool, le suc pancréatique se coagule en masse et tout entier. Après avoir été ainsi coagulée et séchée, la pancréatine est susceptible de se redissondre dans l'eau, et l'on peut, par ce moyen, obtenir un suc pancréatique artificiel, ce qui facilite beaucoup l'étude des propriétés du suc pancréatique. Comme le suc pancréatique est, de même que le suc gastrique, tout formé dans les cellules de la glande pancréatique, on peut aussi, par simple infusion du tissu glandulaire, obtenir nn suc pancréatique artificiel (1).

Avant tout, ce liquide ëmulsionne les corps gras sùrerement et promptement. En outre, il dédouble en partie quelques graisses neutres (butyrîne, oléine, margarine, stéarine) en glycérine et en Hcide butyrique.

En outre, le suc pancréatique trausforme presque instantanément en glucose soluble les fécules.

Enfin il achève de liquéfier les substances protéiques du chyme.

Nous avons vu que la bile seule n'a sur le chyme qu'une action fluidifiante assez faible; mais de sou union avec le suc pancréatique, d'ailleurs plus actif, résulte un liquide doué de propriétés très-énergiques.

11 est maintenant facile de se faire une idée suffisamment exacte de la digestion intestinale. Le cbyme, imprégné de suc gastrique, contenant des matières protéiques

(1) Ch. RobiD, LeçoM twr Ut Immsun, p. 5SS-S35.— Cl. Bernard, Mimoir» «ur U pancréas, etc. {SuppUmttit aux CompUi rtndiu de l'ÀeaiUntù des icimui, t. I. — L. CorvisKrt, Sur tiiM fonction iwu connut du pancTéat.

aat Livu u. eupiTRs. xn.

d^ aUaqBéat {iir le liijùiîe rtoausl, et eo fikBR dts wbstascea amyltAtlee et gcaJswnsM noit aUécéca , buidik l''<»iiloe pflofttiiie de Vvstotaat ei arrive daBsla-presùtee portioa de l'intUGtiii gt^l^t, ium le duadétuin), où il «at baigié cbez k {dupart âes vertébré |«r les sim& Liliùn ^ pauerteti^ue. Cas. dftux liquides étant ftlcalias , l'tMUe yateinue est BcutcaJisé ; le dkjeae méo» denrknt aluUa. D'uitre p&rt. dans l'iattstia emau âass Veatorue, la peéaeace du bol aUiseotaire proTaf^e b coageslWB dbla rnsqneuser we ajgoodante séceétifla {bAdaisire H dae BMnv€n«ils plus lih des parais d^estiies. L'alQiu des Utpiidee biliaire et pancréatique achevé et complète l'âibwalioa chimique cowmukcée dons U portiao supérieure du tutie digestif. Lee subsbattecs aayloîdes et sucrées m métamorphose ni en dextrine et eo ^ycwe, les oorps protéiques se transForment en peptones. Les corps gns soat émulsionaés.

Toutes ces modifications chimiçMe si importsates s'effectuent peu à peu, il mesure que, par le jtB d&sa Gaadie musculaire, l'iatestiu se contracte et fait ainsi ehemiaer le bol alimentaire deœl-Uquide. Peu à peu les alimeots derieanent des substances assimilables, de véritables nutriments. Or ces substances sont en contact daiisriDte&tia avec les villosités si tidtemeut vaseulaicas ; elles sont dooc facilement absorbées parendosomseetlwsseat ainsi duislaoirculattoa,nestpossiblepourtantquerabsi>rption vascuJaire ne soit pas directe. 11 semble, m effet, ; avoir ioeessajumeut k k surface intestinale une géoéralion de eelluUs épitbéliales, ^ui, d'une part, protég»it la muqueuse et, d'autre part, absorbent les liquides autritifs, les élaborent peut-être, puis les cèdent par endosmose aux vaisseaux rapillaires de l'Intestin (1).

(1) Cl. Bentrd.BaHMrinv In froçrét Jtta »^|rtfalfi«,«*e.

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Ln «01^ gtÊS éMèUiannéa Effawat piii& spédrinnart fns par les fias oaaaliail«8lyiBfb«tiqB«s, psisritisBésd* ik ions le résem Ijoiphitt^iie auoodmc; its donotat •Ion à ea réseau l'ftqwct laitem, le Tenplisaent ^ ekffk, 9ii, «Btnlné dans la.gisiu)c tirculation lymphatiçae, -V fiBBhoMtit se dévnaer aaeii dans le suif TciiMai.

>L«B liquidée gwtrique, biliaire et piaeréati^ve sgM iaeontes^lenmtt ks principaux i^eats- chimiws d« k transformation des alhoeotsi m*» ils m &mi ]ns tae seuls. Un très-grand nombre de petites glandes, de formes diverses, sont disséminées dans l'épaisseur de la muqueuse intestinale. Ces glandes sécrètent un liquide digestif imporlanl, le suc intestinal, et aussi du simple mucus. Il ressort de diversea expériences que le suc intestinal est l'auxiliaire des autres liquides digestifs précédemment décrits; il transforme la fécule en deitrine et en glycose; il émulsionne les matières grasses; il métamorptiose isoinériquement les substances proléiques; mais son action digestive diminue et cesse peu à peu dans la dernière portion de l'intestin, dans le gros intestin; pourtant les vaisseaux lymphatiques de cette région se chargent encore de chyle, tout comme ceuï de l'intestin grêle.

L'origine du gros intestin est marquée par une dilatation appelée cœcum, où la masse chymique séjourne encore un temps plus ou moins long. Celte cavité escale acquiert des dimensions considérables chez les herbivores; ce qui est conforme à la loi générale suivant laquelle le système digestif doit être d'autant plus complexe que les aliments sont moins assimilables. Or rien de moins assimilable que la cellulose végétale, qui traverse en très-grande partie le tube digestif sans Être altérée, non-seulement chez l'homme, mais mSme chez les herbivores.

Nous avons maintenant indiqué k grands traits les divers procédés digestifs , les principales métamorphoses,

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que subissent les substances aJimentaires pour devenir absorbables et assimilables, pour devenir nutriments, de amples aliments qu'elles étaient. 11 nous faut actuellement nous occuper de la seconde phase prëparatoire de la Dutrition, voir par quelle série de procédés anatomiques et physiologiques les matières assimilables élaborées par la digestion sont mises en contact intime avec les tissus, avec Ibs éléments histologiques, c'est-à-dire donner une descripUon générale de la circulation.

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