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DU ROLE PHYSIOLOGIQUE DE LA RESPIRATION

Nature des intentions, il faudrait dire que c'est là l'idée de la respiration.

Les conditions les plus faciles de l'échange des gaz étant le mieux réalisées chez les mammifères supérieurs, nous pouvons prendre comme type la respiration chez l'homme, la seule, d'aillears, qui ait encore été étudiée bien à fond. 11 nous sera, du reste, facile, au cours de cette exposition, d'indiquer les analogies ou les différences observées dans le reste du régne animal.

Le vaisseau capillaire est, par excellence, le siège et l'agent des échanges matériels dans l'organisme animal. Où qu'il soit, il se prête facilement aux phénomènes osmotiques. Dans la trame des tissus, quand la paroi capillaire «épare des liquides, ce sont ces liquides qui se mélangent à travers la mince membrane intermédiaire. Dans les poumons de l'bomme, la paroi des capillaires sépare le liquide sanguin, tenant des gaz en dissolution, de l'atmosphère extérieure, et l'échange se fait entre les gaz.

Dans les capillaires des poumons (ûg. 49 et 52), comme dans ceux des tissus, les courants électro-moteurs jouent un rôle mécanique important. Mais, tandis que, dans les tissus, ils activent l'expulsion de l'oxygène à travers la paroi des capillaires, dans les poumons Os font précisément le contraire. En effet, dans le poumon, l'oxygène est situé hors de la circulation ; par suite, le sens du circuit électrique est inverse ; le courant électro-moteur capillaire tend donc à activer l'expulsion de l'acide carbonique (i).

En dépit du jeu de soufQet des poumons des vertébrés, «t surtout des mammifères, quoiqu'il y ait constamment et régulièrement entrée et sortie alternatives de gaz dans la cavité pulmonaire, la respiration, l'échange gazeux à travers -

(i) Becquerel, loc. cit., et Da forât phi/sieo-chtmiquttiin-S", Paris, 187S.— Unimua, Ou pMwmAtw iltctn-capOMru {Réom iokittiibtut, 1B70, n- 1,%).

la paroi capillaire n'en est pas moins un phénomène continu, ininterrompu. En effet, à chaque expiration, les poumons n'expulsent qu'une assez faible portion de leur contenu gazeux. Cette portion doit être évaluée à un cinquième, à un septiëmeou m€me à un huitième de la capacité pulmonaire, si l'on s'en rapporteauxcalculsdeMenzies,Goodwin, Davy, etc. Le volume absolu du contenu gazeux varie, comme la capacité pulmonaire, très- notablement, suivant les individus et les &ges. Hutchinson a donné les moyennes suivantes de cette capacité (1 ) :

e 15 ï as a:

te b ts -

4& i BO - KO k SS - GK & 60 -

Chez un Américain gigantesque et athlétique, la capacité pulmonaire s'élevait à 7',082.

La capacité pulmonaire est donc en relation très-sensiblement constante avec la jeunesse et la force, ou plus généralement avec le degré de vitalité, L'Américain d'Hutchinaon en est un frappant exemple. Après deux ans d'une vie oisive et dissolue, son énorme capacité pulmonaire tomba d'abord à 6>,364, puis à 5',222, et enfin, un an plus tard, il succomba à une maladie tuberculeuse.

Le volume moyen du gaz introduit i. chaque inspiration peut s'évaluer à un tiers de litre environ, soit 9 à 10 mètres cubes par vingt-quatre heures. Quant au volume expiré, il se rapproche naturellement beaucoup dii volume inspiré, sauf pourtant une légère diminution d'uo cinquantième k un soixante et dixième ; car il y a d'autres voies d'expulsion,

(1) Hutohinson, On tA« *firom»ttr, IS46 (ualirgé dana Àreh. gift. dim^d., 1S47).

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