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breuses eipérienccB de Valentin (1) est de 540 grammes, trfes-voisine, par conséquent, du nombre indiqué par Lavoisier et Seguin. Celle guantilé est d'ailleurs très-variable. On l'augmente à volonté cbez les animaui, par exemple en leur injectant de l'eau dans les veines.
11 s'opËre dans le sangdes réactions complexes, aussi peu connues encore que celles d'où résulte chez les végétaux la sève élaborée. Le grand fait est bien la fixation d'oxygène; mais nous avons vu qu'il y avait aussi absorption et exbalation d'azot£. Lavoisier et Seguin avaient déjà déduit de leurs observations qu'une portion de l'eau exhalée par la surface pulmonaire s'était directement formée dans le sang par l'oxydation de l'hydrogène. Les observations modernes n'ontfaitqueconûrmercettevue, qu'il faut vraisemblablementétendreàl'excrétion aqueuse sous toutes ses formes; car le poumon n'est qu'une des voies nombreuses par lesquelles l'eau sort des organismes animaux.
Les éludes les plus complètes, toucbant les phénomènes physiques de la respiration, ont été faites surtout sur des animaux pulmonës, oiseaux et mammifères; mais ces phénomènes, envisagés d'une manière générale, diSèrent peu dans la respiration branchiale. A la surface des branchiesi comme à la surface des poumons, il y a échange continuel de gaz entre le liquide sanguin et le milieu aquatique. La quantité d'air dissous dans l'eau n'est pas trfes-considérable; mais cet air est respiré par des animaux à sang froid, et il est d'ailleurs beaucoup plus riche en oxygène que l'air atmosphérique. En effet, l'air dissous dans l'eau se compose de 29,8 d'oxygène, 66,2 d'azote et 4 d'acide carbonique. OrHumboldt et Provençal ont vu cetair contenir seulement 2,3 d'oxygène, 63,9 d'azote, et en revanche 33,8 d'acide carbonique, après avoir servi un
(1) Lthrbuclt ûtr Phytiologi», 1. 1.
DD ROLE PBYS10L06IQCE DE LA RESPIRATION. 280 cerlaîn temps à la respiration de quelques poissons (1),
Si l'observatioû apu scruter et mesurer les phénomènes respirotoires proprement dits, c'est-à-dire l'échange des gaz à travers la membrane capillaire, elle a réussi beaucoup moins bien en ce qui concerne la partie nutritive de la respiration. Néanmoins des faits intéressants ont pu être recueillis et ils permettent déjà de se faire une idée générale du rôle, que remplit l'oxygène absorbé, et de la série des transformations chimiques, auxquelles il coopète.
Le phénomène premier, ]e plus apparent, est le subit changement de coloration, que subit le liquide sanguin aussitôt après l'absorption de l'oxygène atmosphérique. Le sang, qui était arrivé dans les capillaires à l'état de sang noir ou veineux, devient rulilant et vermeil, iiussitôt qu'il a troqué son acide carbonique contre de l'oxygène ; il est dit alors sang rouge ou artériel. Le changement de coloration est instantané. Par exemple, le sang de l'artère carotide d'un animal noircit et rougit alternativement et subitement, suivant qu'on empêche ou qu'on laisse libre l'accès de l'air dans les voies respiratoires.
De l'oxygèneabsorbé par le sang une partie reste àl'état de dissolution dans le plasma sanguin et vraisemblablement concourt à des oxydations, à des transformations isomériques des nutriments; mais la plus grande partie de cet oxygène est fixée par les hématies. Ces corpuscules en absorbent plusieurs volumes ; ce sont vraiment les véhicules de l'oxygène. Ils s'en imprègnent et le charrient jusqu'aux vaisseaux capillaires de fin calibre, qui pénè trent dans la trame même des tissus. Mais cette partie du système circulatoire est le champ spécial des échanges nutritifs. Là, en effet, le sang n'est plus séparé des élé-
ments analomiques et des liquides, qui les baignent, que par la mince paroi homogène des capillaires. Le sang cède alors aux tissus des matériaui assimUabies, il reprend des matériaux désassimilés. Dans la première catégorie est compris l'oxygène ; dans la seconde, l'acide carbonique. Sans l'incessant abord du premier, sans l'incessantfi expulsion du second, la série des réactions et transformations chimiques, dont l'ensemble constitue la nutrition, cesse de s'effectuer ; tout le mouvement vital est enrayé et s'arrête.
L'oxygène n'est pas simplement dissous dans la substance du globule sanguin; il semble être combinéàcette substance. En effet, si l'on injecte dans les veines d'un chien une substance avide d'oxygène, comme, par exemple, l'acide pyrogallique, l'animal ne parait pas s'en apercevoir; ses globules n'abandonnent pas leur provision d'oxygène (1). Au contftiire, certaines substances, qui peuvent céder de l'oxygène, en sont dépouillées dans le sang; les globules le leur enlèvent. Ainsi du peroxyde de fer injecté dans la circulation se retrouve dans l'urine à l'état de proloxyde. Les globules peuvent être considérés comme des condensateurs d'oxygène ; ils sont par excellence les agents excitants de la vie, aussi, dans l'opération de la transfusion, surilt-il d'injecter, dans les veines, du sang déûbriné; vraisemblablement, les globules seuls suffiraient . Certaines substances ont la propriété de tuer les globules, de les rendre à jamais inaptes k l'absorption de Toxygène. Tel est particulièrement l'oxyde de carbone ; mais mémo dans les cas d'empoisonnement par cette substance, on réussit souvent à Faire revivre les animaux empoisonnés, à les ressusciter, en recourut à la transfusion, c'est-à-dire en remplaçant les globules morts par des globules vivants.
{i) Cl. Bernard, Leçont sur Im Uquidti d« l'orgattiim».