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I. Compoiiïton chimique du végétaux

Les tissus oi^anisés végétaux donnentj alors qu'on les soumet à la dessiccùtion, un résidu friable, dont le poids est très- variable. Dans la moyenne des végétaux terrestres, ce résidu est d'un cinquième à un tiers du poids total, mais il s'élève aux huit neuvièmes si l'on prend des graines mûres, et peut descendre à un dixième et à un vingtième chez les plantes aquatiques et certains champignons. Ce résidu, desséché, fournit toujours à l'analyse chimique du carbone, de l'hydrogène, de l'oxygène, de l'azote et du soufre, du potassium, du calcium, du magné-

t2 LIVRE 1. CHAPITRE III.

âum, du fer; du phosphore; souvent on y trouve en outre du sodium, du lithium, du manganèse, du silicium, du chlore. Enlin, dansleeplantoeoiAnnes, ou rencontre de l'iode et du brome.

TelS'Sent leS'résuItat8-ullim«ede']'aiMiyse;niBis t1 va de soi que, durant la vie, ces corps ne sont pas, pour la plupart, à l'état de liberté; iis sonteombioée de diwses inanimée. Les métaux sont Le p]u&£ouv«at à l'état desdë, de sulfates, de phosphat«s, deearbiuMtes, d'oxfilates, «tell y fi aussi unecerUine quantité d'oxygène, d'azote, d'bydrog^ue etd'aoide«iii^iiiquediS8Qii8 dans les liquides Qti impréguaut les éléments aoatoiui!|u«s végétaux; maisiee vrais composés oi^oiques sont des composés teruains et quaternaires. Les «ompesés teroftires sont ftmnés de cai3).0De, d'hydrogèn&et d'oxyg^e. Us cooatitaent la plue -fwte part de ila tmme végétale. Gittws d'^(Hd la cellulose, qui forme presque seule Ja pturtie primaire des stllules végétales, et ensuite plosieufs -substances qui lui sont isomériflues, comme l'inuUne et le ^ylogéue- Le premier de fies isomères de la cellulose, l'inuline, se trowK dans les racines d'aunée, les bulbes de . colchique , .1^ tubercules de dalhia, elc- Quant au xylogène, c'est la substance qui adonne de la rigidité. aux tissus ligneux- Enfin il faut encore rapprocher de la cellulose, en se mettani au mime point de vue de la compoïitjon chimique, las awidop^, 1«6 Jiucres et les goquaas. On a longtemps donné au type. des «ucf^, au sucre de raisin ou gLyecwe, la formiiI&C"Il"U",2HÛ.L'amidqn aurait été composé de ,C'*H*û'',H0.J3n réalité, (tes corps ternaires ont déjà, daas une forte.me^uce, les camctères.deeomplaiitéet d'IotiA'bilil^ propres aux substauces cj^aniques, et leur foemule définitive est en«ore un sujet de discorde pour les <Bltimistes- Aujourd'hui, selon U. Wurtz, par exemple, la fwjuule de la calluloie serait C^M^O*, celle de la .gomne

COUPOSIT. CHU([QUE DES AMIU. ET DES VÉGÉT. 33 arsbipie «erait C'HWO", edle de l'aoïidon CWO', «t cette formule oe Tarierait pas par la IraDsformalion iaomériqne de l'amidon en dextrine. Les matières sucrées et amylncées auraient pour caractère chimique de renfer- Dur de rtiydrog^ae et de l'oxygène dans dee proportiouB telles, que l'oxy^ne pût Bufllre h saturer oxHctement l'bydrvgèoe et à le transrormer en eau. La formule géoémle de ce groupe serait donc CCH'O)" (1).

'Pour compléter l'éaumération des principaux composés ternaires végétaux, il nous faut mentionner les corps gns'végétaux, les liuiles ooq azotées, qui sont aussi des composés à moléGuleGompIexede carbone, d'oxygène et d'hydrogène.

Après le grou{K des substances oi^niques ternaires vàtnl uoG trihu de coniposés azotés, dénommés à tort, et en vertu de théories chimiques contestables, corps guattrnairet. Les molécules de ces derniers corps sont bien formées en majeure partie par des atomes de carbone, d'oxygène, d'hydrogène et d'azote; mais, presque constammBut, il faut y joindre une certaine quantité de soufre et de phosphore. Ceeeomptnés quaternaires sont les substances or^niques par exEelIance ; on chercherait en vain leurs analogues dans lemonde minéral. Ils ne se forment spontanément que dons la trame des êtres vivants; tandis que les composés ternaires précités peuvent se rapprocher des carbures d'hydrogène, lesquels les relient au monde inorganique.

Les substances azotto végétales forment deux groupes prineipanx, le groupe des alcaloldeset celui des albununcriùtes. Les alcaloïdes sont desi»)mjHMié8 très-complexes, capables de se combiner comme des bases avec un acide. Ces corps, pou-importants p«p leur qnantité, le sont beau-

1(1] WbbU, CMmiênowMlU.

coup pnr leurs propriétés physiologiques ou toxiques : ce

sont la quinine, la strychnine, la morphine, etc.

Mais les substances qui, sans conteste, tiennent le premier rang, les composés essentiels à la vie végétale aussi bien qu'à la vie animale, sont ceux qui forment le groupe des albuminoîdes. Nous verrons que ces substances constituent le noyau des cellules végétales et leur membrane interne, qu'elles se retrouvent aussi dans le liquide remplissant les cellules, dans le protoplasma. Parmi les pins iraporlantes de ces substances, il faut citer le gluten ou fibrine végétale, si abondant dans les graines des céréales. On lui a donné pour formule, d'après la théorie de Molder, 10(C"'H"0"Az')-|-S.

11 faut rapprocher du gluten la glutine, substance albuminoïde analogue ; c'est le principe coagulable du suc des plantes, aussi l'a-t-on appelt^c albumine végétale.

Enfin on extrait des semences de légumineuses une troisième substance albuminoïde, contenant du soufre comme le gluteo, et que l'on a appelée caséine végétale.

La dernière substance quaternaire qu'il nous reste à mentionner est la matière verte des plantes, la chloropliylle. Son rôle physiologique est extrêmement curieux . et intéressant; aussi le décrirons-nous en détail dans la suite de cet exposé, ici nous avons seulement à noter que la chlorophylle ne saurait rentrer dans le groupe des substances précédentes, dites protéiques. On n'y trouve ni phosphore ni soufre. Elle est composée seulement do carbone, d'hydrogène, d'oxygène, d'azote et, ce qui est tout à fait caractéristique, de fer. Sa formule, encore fort sujetteà cauiioD, serait C"H'AzO'-f-Fe (en quantité indéterminée).

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