DE L'OH[GINE DES ÊTRES ORGANISES. 3S
Ses partisans s'appuient §ur des arguments sérieux lires de l'observation et de l'expérience. Il ne sufSt évidemment pas de leur opposer des dénégations dogmatiques ou quelques expériences chimiques contestables.
Les faits observés par F.-A, Poochet rendent d'ailleurs la génération spontanée bien plus intelligible. En effet, la naissance des infusoires, btout le moins des plus complexes, semble être précédée de la formation d'une sorte de blastëme vivant, au sein duquel les ovules naissent exactement comme ils naissent, par genËse spontanée, dans les blastèmes des animaux et des plantes.
Quelle différence radicale y a-t-il entre la formation des ovules dans la pellicule proligère de P.-A. Pouchet et la formation d'éléments cellulaires sousle microscope dans du sérum sucré? C'est un des adversaires de la génération spontanée, M. Gl. Bernard, qui affirme avoir observé ce dernier fait de véritable hétérogénie (l). 11 faut le laisser parler : « J'ai observé que, dans le sérum sucré, il se développe, sous l'influence d'une douce température, desprodoctions amyloldes tout & fait analogues aux globules blancs... Dans une goutte de sérum sucré parfaitemeat transparente et où l'on ne voit rien au microscope, il se forme bientôt des leucocytes ou des globules de levure de bière. »
(1) Cl. Bernard , Aopport mr le* progrit delà phyiiologU , ete., p. 3ti), 917.