DE LA GÉNÉRATION ANIMALE. 3TS
d'ua noyau ou viiieule germinative, d'un nucléole on tache germinative [lig. 71).
Selon H: van Beaeden, il y aurait dans l'ovule une partie accessoire et nue partie essentielle. Celte deniiëre, qu'il appelle cellule-œuf, aurait dans tout le règne animal une évolution identique et serait représentée uniquement par le noyau de l'ovule, par la «éticule germinative et une très-petite partie du vitellus que l'entoure (1). Il est certûn, dans tous les cas, que la vésicule germinative est la partie la moins variable de l'œuf. Elle peut être double, et alors il semble en résulter constamment la gémelliparite. C'est du moins ce qui arrive chez certaines espèces, notamment cfaenle voriex balticus, où cette duplicité de la vésicule germinative est la règle (2).
Le contenu cellulaire ou vitellus est aussi appelé/aune, très-improprement d'ailleurs, puisque sa couleur est fort variable. Il est, en effet, suivant lesespëces, blanc, jaune, rouge, brun, vert, violet, etc., et se compose ordinairement d'un liquide plus ou moins visqueux, tenant en suspension des granules et souvent des globules graisseux.
La membrane vitelline ou enveloppante est aussi fort diverse ; souvent c'est une membrane transparente, anfayste ; parfois c'est une simple couche albumineuse. Chez certaines espèces, elle est couverte de dessins, de creux et de reliefs. D'autres fois, comme 'il arrive dans l'ovule des poissons, elle est percée de trous, de micropyles, qui Facilitent l'imprégnation de l'ovule par les sperraatozoaires (3).
II faut donc considérer le Doyau de l'ovule comme un . germe englobé dans une masse purement nutritive, qui est le vitellus.
Ij'oYule des animaux vivipares diffère très-peu,quant
(I) CI. Bernard, loe. eil.
(1) Leydis, TraiU d'hùtotogie, p. SSO.
(J) Leydiï, toc. eU., p, 618, 617.
ao volatoe, quelle que soit lu taille de raDÎmal. Celui des ovipares est beaucoup plus gros, parfois même trë»-Tolamineaz ; mais l'accroiasemeRt porte sur la portion nutritive de l'ovule, sur le vitellus, qui, chez les oiseaux, acquiert un énorme développement.
Ce qui distingue l'ovule de toute autre cellule, mtaie avant la récondation, c'est la rapidité de son évolnlion. 11 est toute une série de phases, de modifications, par lesquelles il passe dans ud trës-court laps de temps, sans même avoir subi l'impulsion fécondante. BicntAt, dans toute la série animale, l'ovule perd sa différenciation première, le noyau et le nucléole (vésicule et tache germinative] disparaissent et semblent se fondre dans le vitellus. L'ovule n'est plus alors qu'une cellule imparfaite, composée d'une membrane enveloppante et d'une masse de granulations.
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En mSme temps le vitellus se rétracte vers le centre de la cellule et une zone transparente sépare alors la membrane cellulaire du contenu granuleux (fig. 72 A). Ca antre