‹ La biologieChapitre 89 sur 136 · DE LA GÉNÊKATION ANIMALE · texte numérisé non relu

DE LA GÉNÊKATION ANIMALE

phénomËne, dont l'atilitë est encore mal connue, se produit eoBuite. Il peut aussi avoirlieu indépendamment de la fécondation. C'est la sortie des gloiulei polaire». Suivant M. Gh. Robin, ces globules se formernient par une sorte de germination vitelline. On voit apparaître Bnccessivement à la surface du vitellus deux \ trois saillies, qni prenDent la forme hémisphérique et se séparent par division de la masse qui les a engendrées, en restant interposées entre la membrane cellulaire et le vitellus. Ce sont les globulet polairet (^%. 73, Ae).

Tous les phénomènes évolutifs que nous venons de signaler peuvent s'accomplir avant la fécondation ; ils peuvent eussilui être postérieurs. Mais, chez certainesespices,. révolution ovulaire spontanée va bien plus loin, puisque dans les cas de parthénogenèse, le développement tout entier de l'embrf on s'effectue sans le seconrs de la fécondation. Cette génération ovulaire, sans mftles, cette partbént^nèsc, que les docteurs en théologie catho]iqD& invoqueront un jour à l'appui d'un de leurs mystères les plus importants et les plus invraisemblables, n'est pas très-rare dans le règne animal. On en peut citer plusieurs exemples, dont le plus célèbre est la parthénogenèse des pucerons, signalée d'abord par Bonnet.

Mais, le plus souvent, l'évolntlon spontanée de l'ovule ne va pas plus loin que la sortie des globules polaires. Si alors la fécondation n'intervient pas, l'oviile se Qétrit et se dissout. Dans le cas contraire, il subit l'important phénomène du fractionnement, c'est■^^3i^e une série de divisions Gssipares, de bipartitions. La flssiparité a été certainement le premier procédé de reproduction de» organismes rudimentaires, et elle existe encore à l'état de phase transitoire, de tradition organique, dans la génération sexuée. Le phénomène est des plus simples. Après la disparition de la vésicule, la rétraction du vitelloB, la sor^

tie des globules polaires, le vitelliiB s'étrangle en méridien et se partage ainsi en deux masses granuleuses, dont chacune se divise à son tour en deux moitiés, et ainsi de suite jusqu'au moment où. la masse viteliine tout entière est transformée en un amas de globules sphériques, granuleiu, d'abord dépourvus de membranes enveloppantes et de noyaux, puis se complétant peu à peu. Ce sont alors iesceilules vitelHna, dont l'aggloméralion donne à la surface ovulaire l'apparence d'une mûre (fîg. 73 et 73).

{•remier >tade de L'ûvo

iitiun d'un miiuniiCère. -ae

p1i»tiand«c«llul

■a p»r des Bcisalons réitéré

premier •■lion en d

«aicelluleiiB. le< deui

Peu après leur apparition, les cellules Titellines se déplacent ; elles viennent s'appliquer à la face interne de la membrane ovulaire (viteliine), et forment ainsi unemetnbrane limitant unesphère creuse pleined'un liquide albumineux. Cette membrane a été appelée blasioderme et les cellules qui lacomposent deviennent tes cellules èlastodermiquea (ftg, 74). C'est à leurs dépens que va se former l'embryon.

Le ^ctionnement vitellin est une phase générale de l'évolution ovulaire; mais il ne s'opère pas toujours uniformément. Chez tes oiseaux, les poissons, les reptiles

Page 1