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DE LA GÉNÉRATION ANIHALE

progression est d'ailleurs inSaimeiit moindre qu'elle ne le parait sous le microscope. D'après Henle, elle serait seulement de (8 centièmes de millimètre par seconde chez l'homme. Celte vitesse varie beaucoup avec k nature du milieu ambiant; elle s'exagère dans une solution alcaline, diminue au contraire et s'éteint dans un milieu acide -

Depuis la déwuverte des spermatozoaires par Leuwenhoeck.on s'est demandé bien des fois si les spermatozoaires étaient ou non des animaux. Des micrographes, partisans de la première opinion, ont été jusqu'à affirmer que les spermatozoaires des mammifères étaient des animaux différenciés. Certains mënie leur avaient trouvé des testicules. A en juger d'après nos instruments actuels d'observation, les spermatozoaires sont absolument sans structure, bien inférieurs sous ce rapport aux cellules épithéliales vibratiles, auxquelles on les a comparés. Il les faut considérer comme des Éléments anatomiques spéciaux, supérieurs à la plupart des autres éléments hislolexiques par leur motilité et surtout par leur propriété fécondante, très-inférieurs, d'autre pari, parleur structure.

Tous les grains de pollen, tous les spermatozoïdes ou spermatozoaires sont doués de la propriété fécondante; mnis il semble établi, d'après des expériences de fécondation artificielle, qu'un seul grain de pollen, qu'un seul spermatozoaire, ne surOsent pas à féconder un ovule. 11 faut que l'œuf soit véritablement et littéralement imprégné de molécules fécondantes ; il est un certain minimum, qui ne suffit pas à donner l'impulsion nécessaire.

Nous avons vu quelle grande analogie existe entre l'ovule mâJe et l'ovule femelle. Chez les animaux inférieurs et même chez les animaux supérieurs, à une certaine période de l'évolution embryonnaire, l'analogie

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Coogk

s'étând jnsqa'anx appareils géoératears mAle et fenif^le toat entiers. A nn moment de la vie intra-atérine i) est flDCore impossible de distinguer l'embryon mftie de l'embryon femelle, et, chezbeascoup d'invertébrés, la diniculté persiste pendant tonte la durée de la vie, à tel point que des hommes comme Cuvier, Carus et de Blainville ne sont jamais parvenus à distinguer l'un de l'autre l'ovaire et le testicule des gastéropodes (1).

L'ovule et les spermatozoaires ont encore une propriété commune, la propriété de reviviscence. Des spermatozoaires desiiéchés peuvent récupérer leur motilité après un temps fort long, alors qu'on les humecte de nouveau, etM. Savaine a pu conserver pendant cinq ans, sans les tuer, dans une solution d'acide chromiqne k 3 ponr 100, les œufs des ascarides lombricoïdes de la iattne grecque. On&ot aux graines végétales, on sait que certaines d'entre elles peuvent encore germer après des milliers d'amiées.

(1) DugèB, loe. cil., l. I, p. 131.

DlB: LA KBeBJIBBAIIOIT.

Il ast. impossible de teinnioer, no w^wé de Ifi gé^Hr lion siins dire quelques mot» de la: régéaiËfalioD» qui esBenlieUetsest o'ea diiŒère: pas. Noua, nous boraenons d'aUIeucffà cites les Ijjis géadrales.de: la p^géiiiratàios, tans ^juiniiirer l'innombrable série des.faUs.piu'ticuJMra, qfi8 (oullamoudaconaaiu.

Ui semble: sésultar des obseitvatiang microgrsphiquM modernes, qu'il y iLidetiitilé enure les pbénoinèiie3.pHQïardiaux de la génération ptemièredestiBSUftdaoa l'embfjtm 4t eeuK de leur cégénéuitiua eùm l'ajduJte., Oasm l'un et l'autre cas> les Ël^unts des. lififiua nouveaurnés- sa tormaiaient pac genË&e spoataoée: au sflioi d'ua Uastèma orgaiùsable., Cbez l'embryon uiinial, cft blaslème formai teup césulte de la liquÉfaoliAn des cellulea embryonaairas; cbez l'animal adulla il ast furuaé par les âlémeuta matsriBiquea desr tissus, eonsecvés. Mais, âaa^ l'un ei. l'iuUre CflB^. los> tissus spéciaux n'apparaùsetit-pcnnl d'aaiiblée'; ils sont d'ohord précédés, pac une géoératiou irajiaidoàw da QCyanX- ou de callules iit»&embryoplast^aeSt auxquek sucement, eoûa les éléraviUs tùsUHugiqfifa apéeiaiut^

Plu&un aiiiii)al(»stba& plaça dan» la tiiërurtJiiA, plus il pefisède;4.UB baut. degré la riu:iill.é-régéaécBl£ice.Dunfl.ca WBb.il ï a encore confiiBion (bysialo^j^ue. Vâiaid'éléiaeniia ^^ialeoieat chargéeLdelaceproductiao, Cbaque élément kistulogiquQ possàda, alors, i. i.'élatd'iiidivJsioay l«s pro' priétés fondamentales de nutrition, de dé^eloppamsat, à» K^r«duatiaQ^ tout le monde sait que^ thffî l<^s anijmux inféEteius, Oftpaui, Cura avsg un pleift succàade la fiBsip^r

..,. Co.-glc

rite artificiellË. Les polypes à brae, les lombrics terrestres, les nais, les planaires se peuvent secUonner impunément. Chaque fragment isolé vil de Ba vie propre, se complète et redevient un animal entier.

On peut même créer ainsi des monstres. Par exemple, en sectionnant longiludinalement une planaire jusqu'à mi-longueur, Dugës a pu obtenir au bout de quelques jours une planaire bicéphale.

Quand un animal inférieur est sectionné transversalement en deux parties, c'est la portion la plus différenciée, la plus centralisée, qui se complète le plus rapidement. Sur le polype à bras, c'est la portion buccale qui se répare la première. Chez lé lombric terrestre, le fragment antérieur s'est refait une queue bien avant que le postérieur ait réussi à reformer une tète.

Dans tous les cas, les organes de nouvelle formation se régénèrent aux dépens des blastèmes de la portion qu'ils complètent. Quand un limaçon refait une tète, quand la queue d'un lézard repousse, quand, ainsi que l'a observé Spallanzanî, une salamandre régénère une queue nouvelle avec ses nerfs, ses muscles, ses vertèbres, ses vaisseaux, sa peau ; quand elle se crée à nouveau des pattes, une mAcboire inférieure, etc., tout ce travail de reconstruction s'opère, sans que le poids du tronçon demeuré vivant augmente. L'animal est redevenu entier et complet, mais il est affaibli, amoindri ; c'est pourquoi il est impossible de renouveler Indéûniment l'opération sans provoquer la mort. La tête des lombrics terrestres, par exemple, ne peut se reproduire pins de deux ou trois fois. C'est aussi pour cette raison, que la partie régénérée est souvent plus petite que l'ancienne ou plus imparfaitement conformée.

Par une singularité inexpliquable, la régénération est parfois d'autant plus certaine que la portion enlevée est

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plus considérable. QuaDd Réaumur brisait seulement un ou deux articles d'une patte antérieure d'écrevisse, la perte ne se réparait pas ; au contraire, la patte entière se régéoérait, quand on l'avait enlevée en totalité (1).

La régénération étant simplement, au même titre que la génération, une exagération de la propriété de nutrition, il est naturel qu'elle soit d'autant plus promjte et facile que l'individu est plus jeune. Elle s'opère, en effet, plus rapidement dans la jeunesse que dans la période d'état, et plus facilemeat encore chez la lurve que chez l'animal complet. Les jeunes salamandres reproduisent leurs pattes plus aisément et plus complëtement que les vieilles. La queue du têtard sectionnée repousse d'autautplus vite que l'animal est plus jeune. L'insecte parfait ne reproduit pas ses antennes, tandis que cette régénération s'accomplit bien chez sa larve, etc.

La faculté de régénération, et c'est là un fait assez ■ singulier au premier abord, semble être surfout propre au règne animal ; elle existe peu ou point chez les végétaux ; une feuille, une branche coupées ne se refont point. Ce fait vient k l'appui de la théorie, qui considî^re tout végétal complexe comme une agrégation, une sorte de colonie de polypiers, dont les diverses parties ont leur existence propre, individuelle. Chaque feuille, chaque bourgeon vivent pour leur compte, et les diverses parties du végétal sont reliées entre elles par une très-faible solidarité.

Chez les animaux supérieurs et l'homme, ou ne voit point, comme chez les animaux inférieurs, un oi^ne entier, complexe, composé de tissus divers, se reproduire en totnlité ; mais tous les tissus, sauf peut-être la fibre musculaire striée, peuvent se reproduire isolément et par petites portions.

{I) Réaumur, MitMirtt de F Académie dês sciences, 17li.

C'est Bn fhit'de notonété vulgaire «t soimrHt itftiH^VB Ibérapeifticjue ichimrgicitle, ■qut ide grandCB ^iiBiiliÉés <fc 'tinnoe9eiii([p(niventfle rigénérer-, et mbnessBeï pmmptAment, pearvci ^e Aa. membrane vftsmilnBe de J^w, te périoste, sent conservé.

La régénératioD d'nn titsu est d'aotast noiiH Tadie ^e ce liBsn est plue dilTâreDcié, affecté ft dm fonaHom filas déliGiktes, plus 11^11^57 ^mirtnnl, 'Oontrairement à oette ppopositiam générale, ie tiiBu nnacuUire strié se T^aËre peu on paim, tmflis 'que la reproAuction âa tiasu nerveux n^eët pas rare. Un nerr sectionné <et même réséqué se refiit, du point lésé it ses demiëres rumifloations, et, suivant M. Ranvier, il sevégénère (mparconnaft les phases, par lcs(fuelles il a déjà passé lors de son développement fœtal. Les centres «ervrax, 'les hémisphères cérébraux eux-mêmes, semblent pouvoir se réparer dans TUM cslaine mesure. Gomment 'expliquer sans cela ua bonnoii^ede caBînconleBtihUee'iieipétabUBsementcamidet des fanifltôs tirtEÂleottiélleB «prfeî 'de graves lésions, même des pertes de sub^anoe ntftablee de l<eRcéphale7

âansdenteles'faits biologiques, coneie tcnn les iiftiï- DomËnes de 'l'uirivers, 'obéissent à des lois, à de vrnes lois, initenbllDE«t sans excpptinn';-mais«Qsfaits«oot telleraest commettes, «ncnëlés'; i'enaenïb'le 'de lenre «anses forme iim-édievesu lallCTnent ■embPMHHÊ, qoe la plnpitA de nos iprétendneB ïms bldlo^ques «ont sinplenteot des généralisations imparfaites, souffrant nombre f«xMi^ tàxms '0t toujoHn <9(g stMs à «évisian.

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