avril iai
C'étail une belle et généreuse idée de Maurice Barrés, présentée avec une cordiale et fine éloquence par M. de Lamarzelle : charger un groupe indépendant des partis, recruté dans tous les élér ments de la société française, de la nation française, charger le Secours National de représenter cette nation, celle société près de la race des héros, orphelins de la guerre, pupilles de la patrie, chers et beaux enfants de la France qu'on rêvait de soustraire à la dispute des partis....
Extrêmement curieux de savoir si ce rêve était viable, nous n'avions qu'un. désir : qu'il le fût! C'est pourquoi toute VAction française s'est pronopcée pour le projet Barrès-Laraarzelle. On a lu les artieles excellents de M. Challamel et les notes confirmatives d'Intérim à la Revue de la Presse. II ne fallait pas qu'il pût être dit que nous n'avions pas coopéré de toutes nos forces à une pensée dont l'adoption légale eût d'ailleurs été un échec pour nos principes politiques.
Périssent tous les principes politiques du monde, plutôt que de porter un dommage quelconque à la France ou aux colonies !
Seulement, constatons : notre abnégation n'a servi de rien. L'amendement a été écarté sans scrutin.
M. P. -P. Painlevé étail monté à la tribune pour
déclarer d'abord que la mission du Secours National était purement temporaire (qu'est-ce qui empêche de la faire durer?) et que l'État ne peut se décharger sur autrui de ce qui est son rôle naturel.