AU DOSSIER DU « TORCHON
6 avril 1910.
Le 14 février 1914, le Bidletin hebdomadaire de la Maçonnerie parisienne encartait, en vue de la prochaine campagne électorale, un document déjà intéressant, mais dont l'intérêt a centuplé aujourd'hui. D'après la Franc-Maçonncric démasquée, de M. l'abbé Tourmentin, qui, à l'époque, donna celte pièce curieuse, la Maçonnerie se prononçait là dedans en faveur « d'une entente cordiale franco-allemande « portée, depuis quelque temps, à l'ordre du jour des « tenues de nombreuses loges. »
Par scrupule critique, mettons pour aujourd'hui tout à fait hors de cause la Franc-Maçonnerie en corps. Toute la Franc-Maçonnerie était-elle intéressée à ces efforts-là? N'était-ce que le fait d'im nombre plus ou moins grand de maçonsou déloges? Nous nous abstenons de rien affirmer. En revanche, si un organe, une organisation, un corps, en son entier, servait, en février 1914, la cause du rapprochement franco-allemand, c'était, en son entier, la rédaction et l'administration du Torchon qui avait obtenu ou payé l'encarteraent de la feuille.