‹ La Blessure intérieure de Janvier à fin Mai 1916Chapitre 17 sur 221 · POLITIQUE ET BANDITISME · texte numérisé non relu

POLITIQUE ET BANDITISME

Les hommes publics, à qui des révolutionnaires mutinés de policiers ont pu rendre de bons services au moment de la mobilisation, ne savent vraiment pas le b-a ba de leur métier s'ils se croient obligés à ces égards de bas étages! Un homme de gouvernement éprouve le besoin de collaborateurs de tous les genres. Mais d'ordinaire, il les paie et le versement le dégage. Même payés, ces drôles continuent à être surveillés et tenus. Est-il tenu par eux, cela renverse tous les rôles et perdrÉtat.

Si trente ans d'arrivisme révolutionnaire ont décidément effacé la limite autrefois très nette entre le bandit de droit commun- et le politique, même extré-

1. C'est notre amf Henri Lacroix. II n'a rien obtenu des tribunaux français.

2. A ce moment, VAction française publiait à peu près tous les jours le casier judiciaire de Vigo-Alraereyda, ainsi conçu : Vigo condamné à deux mois de prison en 1900 pour vol, en 1901 à un an do prison jjour fabrication d'explosifs puis ;"» trois ans de prison pour provocation au meurtre, en 1907 condamné à nouveau pour injures aux agents, en 1908 pour injures à l'armée à trois ans de prison, en lOlO arrêté et condamné pour tentatives de sabotage.

miste, même anarchiste, eh! bien, cette faiblesse, dont les conséquences seraient tellement inouïes que nous n'y croyons pas, semblable faiblesse révélerait non seulement le manque de conscience et de moralité, mais l'irréflexion, l'ignorance, le défaut absolu d'intelligence et de talent.

Jusqu'à la preuve du contraire, nous n'admettrons pas que le gouvernement de la France puisse hésiter entre l'honneur de soldats sans reproche et le casier judiciaire dont le voleur, indicateur, munitionnaire et antipatriote Vigo voudrait s'alléger depuis que les profits de guerre lestent sa bourse.

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