A QUI LA FAUTE
Agacé, « monté », M. Gabriel Séailles a pris la plume pour protester contre des calomnies imaginaires. On ne calomnie pas des institutions impersonnelles, on les considère, on les mesure, on les sonde, on conclut que leur résistance n'est pas pro-
portioiinelle à la force des poussées qu'elles doivent subir au dedans et du dehors. Qu'y a-t-il là qui attente à l'union sacrée, à la vérité de son principe et à la passion du bien public, qui découvre et met à nu cette vérité?
Sans doute, il arrive aux adversaires du Parlement de laisser échapper cçntre lui des paroles de vivacité semblables à celles que M. Gabriel Séailh's croit devoir se permettre à son tour contre eux. Mais quoi! il faudrait savoir qui a commencé. On pourra s'en faire une idée, et M. Séailles tout le premier, en remontant aux documents, articles et discours des premiers mois de la guerre. Je me ferai un plaisir de lui adresser le prochain volume de mes Conditions de la Victoire^ articles d'août-décembre 1914^ Je ne dis pas qu'il se rendra à notre avis. Peut-être verra-t-il tout de même que bien des choses échappèrent à sa sagesse !