‹ La Blessure intérieure de Janvier à fin Mai 1916Chapitre 215 sur 221 · ÉTRANGE < UNION SACRÉE · texte numérisé non relu

ÉTRANGE < UNION SACRÉE

51 mai 1916.

M. le chanoine Collin a été approuvé ici, pour les vérités qu'il a dites dans la Croix. Nous comprenons fort bien qu'il soit désapprouvé ailleurs par des hommes qui ne partagent l'opinion de M. l'abbé Collin ni sur la méthode politique ni sur les doctrines religieuses dont il est pénétré. Ces méthodes de politique intérieure, ces doctrines de vie profonde sont naturellement livrées aujourd'hui aux disputes. On se serait battu pour elles, il y a vingt-deux ou vingttrois-mois : aujourd'hui, devant l'ennemi, on se contente d'élever la voix ou d'enfler le cri de sa plume. Cela ne fait de mal à personne, et cela peut éclairer ici ou là l'esprit hésitant. Encore un coup, nous ne sommes pas inhumains ni injustes, nous comprenons toutes les saintes colères auxquelles un auteur peut se laisser aller en l'honneur des idées qui lui sont chères.

Cependant, n'y a-t-il pas quelque excès dans les lignes que^l'on va lire de M. Albert Mathiez, professeur d'histoire à la Faculté de Besançon, dans sa réponse à M. Collin?

M. Collin avait adressé des reproches de tiédeur aux chefs de l'ancien parti catholique français.

De tels reproches, s'écrie aussitôt M. Mathiez, « ne sont pas nouveaux. Ils ont été formulés cent fois par les organes jdu centre allemand ^et notamment par ceux qu'inspire ie fameux Erzberger. »

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