EUX ET NOUS
Il ne s'agil pas de leur mal, mais de leur bien. Ce que nous songeons à violer n'est pas elles, mais lEmpire, mais l'unité, mais l'État allemands. Cet État ime fois détruit, les avis seraient nécessairement partagés parmi les éléments qui le composent. Dans ce flottement et dans ce partage, la force française surgit, avec les amitiés françaises, avec les prestiges français, et elle rallie tout d'abord qui veut et qui peut..'.. Le reste viendra par la suite. Comme au siècle passé, un Marx pourra nous détester, un Michel Bréal nous dévouera au contraire ses sympathies, A nous de donner raison à Michel Bréal. On s'installe par la force, on fait appel aux forces locales capables de quelque faveur ou de quelque intérêt pour nous, ensuite et peu à peu on s'implantera par l'amour.
— Mais, dit-on, c'est ce que les Boches ont voulu faire en Alsace, en Lorraine, en Pologne....
Sans doute, mais c'est précisément ce qu'ils n'ont pas fait. Us n'ont pas su; ils n'ont pas pu le faire. Opération que, par contre, nous avons réussie vingt et cent fois au cours de notre histoire. Il est inique de nous juger par eux. Il est trop honorable pour eux de préjuger de notre insuccès par le leur, comme il l'eût été de redouter leur réussite d'après nos succès. Les mesures ne sont pas les mêmes, les lois dilTèrent, puisque les éléments mis en rapport sont autres. Les Allemands ne sont ({ue des Boches de la Bochie, et les Gallo-romains du pays de France figurent trente siècles de civilisation régulière. C'est
M LES CONUrriONS DE LA VICTOIIŒ.
un bel apport à jeter dans la corbeille de mariage dune province !