‹ La Blessure intérieure de Janvier à fin Mai 1916Chapitre 32 sur 221 · LE DISCOURS DES DEUX PRÉSIDENTS · texte numérisé non relu

LE DISCOURS DES DEUX PRÉSIDENTS

Aux doyens d'âge de la Chambre et du Sénat, les pi'ésident? succèdenl . Discours sur discours. Di'fense sur défense de la démocralic et du régime parlementaire! L'un des deux augures se réfère au jugement de l'étranger, « l'étranger plus juste pour nous « que nous-mêmes, et qui devance les arrêts do « l'histoire ».

M. Deschaucl a coniiiiis uac erreur en mettant tous ces jugements défavorables au compte de l'Allemagne. Certes, il n'y a que les Boches pour « tenter de faire croire que la France se divise ». i\Iais les amis inquiets que nous avons à l'étranger ne se seraient jamais alarmés s'ils n'avaient vu tant d'agents diviseurs au travail dans nos journaux et nos assemblées.

Le discours du président du Sénat est excellent. Cet appel du vieil Allobroge à la volonté et au cœur, l'un et l'autre principe des « conciliations nécessaire », mérite le sufiragc de tout bon Français. Où M. Antonin Dubost s'est trompé, c'est lorsqu'il a cru que nos ennemis avaient été seuls à concevoir a quelque défaillance de nos institutions démocratiques ». Il eût dû reconnaître que ces institutions ne rassurent pas nos amis : nos amis de Genève, nos amis de Lausanne, nos amis de Délémont'.,..

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