‹ La Blessure intérieure de Janvier à fin Mai 1916Chapitre 9 sur 221 · COMPÉTENCE ET INCOMPÉTENCE · texte numérisé non relu

COMPÉTENCE ET INCOMPÉTENCE

Tous les partis évoquent gravement ce qu'ils nomment la crise de l'aviation. Oublient-ils que ce n'est pas la première?

Sans remonter aux etïarantesdéclarations faites en janvier 1910 à la tribune du Sénat par cegénéralBrun qui avait été porté au ministère par les partis, nous avons eu au moins une crise de l'aviation depuis la guerre. C'était au déclin de l'administration Millerand, quand on s'efforça de donner au ministre détesté le plus de maires du Palais possible en éliminant les techniciens qui avaient déplu. M. le général Hirschauer, qui depuis a été l'objet d'une citation éclatante à l'ordre du jour de l'armée, dut finir par céder la place à un sous-secrétariat d'État civil. On désignait tout bas pour remplir ce poste, un député, M. Girod, pilote-aviateur. Réflexion faite, ce demi-portefeuille alla à un avocat jeune encore, qui parle bien, M. René Besnard, mais que rien ne désignait, en dehors de ses discours politiques, pour cette fonction. Que s'était-il passé? Nous l'ignorons. Et si nous ne l'ignorions pas, nous garderions probablement l'histoire pour nous. De toute façon, si, conformément à une thèse politique nouvelle, dont la paternité appartient, je crois, à M. Aulard *, si

i. M. Aulard a vivement critique le livre d'Emile Foguet sur Le Culte de l'ùtrompétence.

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cesl la compétence de iM. Girod qui a été jugée encombrante, dangereuse, trop spéciale, et enfin contraire à ces hautes vues d'intérêt général qui doivent seules animer les chefs des grandes administrations, il ne paraît pas que 1 incompétence de M. Besnard lui ait assuré le sucrés.

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