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LE BUREAU DE LA GUERRE

n'est pas douteux que Léopold I"n'eût, lui aussi, In volonté de fortifier la centralisation et le despotisme; seulement il n'apporta pas à poursuivre ses desseins la clarté de vues et la ténacité d'un Ferdinand P'', et ses essais incohérents furent en somme relativement peu fructueux '.

Le Conseil privé, le Bureau de la guerre et la Chambre aulique étaient les trois principaux organes du gouvernement central et répondaient assez exactement aux trois domaines dans lesquels l'autorité du prince dépassait les frontières des divers états et se manifestait librement, la politique générale, l'armée et l'administration financière, en tant qu'elle ne relevait pas des diètes ; on y reconnaît déjà comme l'idée première des trois ministères communs qui représentent aujourd'hui vis-à-vis de l'étranger le dualisme austro-hongrois.

Le Bureau de la guerre ne pouvait avoir qu'une influence restreinte à une époque où la conscription n'existait pas d'une manière régulière et où l'armée se recrutait surtout par embauchage; pendant les années qui suivirent la paix de Westphalie, les forces militaires furent d'ailleurs beaucoup réduites, et les régiments, peu nombreux, se complétaient aisément avec les aventuriers qui rôdaient un peu partout. Plus tard, quand le racolage ne suffit plus, on demanda aux diètes le dixième ou le vingtième homme, c'est-à-dire qu'elles devaient fournir une recrue par groupe de dix ou vingt paysans établis. On leur demandait aussi en grande partie les subsides nécessaires à l'entretien des régiments et, malgré l'institution du Commissariat des guerres, leurs agents intervenaient dans l'administration

sovsky, Gescli. der Kodification d. oest. Civilrechts. — Schmidt-Bergenhold, Gesch. d. Privatrechts-Gesetygebinig im Kcenig. Boehtnen.

I. Naturellement, cela n'exclut pas certains succès partiels, plus sensibles dans les pays qui sont plus directement soumis au pouvoir du prince, par exemple dans la Basse-Autriche, et surtout cela ne signifie pas que le développement général de l'histoire ne marque pas une extension du pouvoir central et un affaiblissement continu des diètes; les vieilles constitutions sont mortellement atteintes, mais leur agonie se traîne beaucoup plus longtemps qu'on ne le suppose volontiers.

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