LES FRERES MORAVES 4OD
réveiller les consciences endormies ou de distribuer des traités religieux. Parmi les paj^sans rebelles à l'Église, « les uns aimaient le calme, la paix et l'obéissance, tout prêts à supporter une dure servitude corporelle, pourvu qu'elle n'attaquât pas leur conscience et leur àme immortelle et qu'elle ne les empêchât pas de rendre à Dieu ce qui appartient à Dieu )) ; d'autres étaient d'humeur moins résignée et les chefs des troubles ruraux se recrutaient souvent dans leurs rangs '. On redoutait moins encore pourtant les insurrections que l'on savait pouvoir aisément réprimer que les désertions qui n'avaient jamais complètement cessé et qui au début du xvni® siècle devinrent plus nombreuses '. Les émigrés tchèques, qui formaient des communes entièrès~3arîs~^ertaines régions de la Saxe, rencontraient un accueil particulièrement bienveillant sur les domaines de Gersdorf et de Gross-HennTrsdorF (Lusace), dont les seigneurs étaient des protestants zélés. Là naquit en 1700^ picolas-Louis de Zinzendorf; il grandit dans un milieu de piété mystique et fut de bonne heure atteint par l'inquiétude qui troublait à cette époque tant d'églises luthériemies; il se sentait à l'étroit dans les formules précises de l'orthodoxie et se cro3'ait appelé par Dieu à une sainte et haute mission. Comme beaucoup de prophètes, il
der Hœretiker in Bœhmen tinter K. Karl VI. — Adamek, La région de Chrudim, — Le Mémorial de l'église réformée tchèque-morave. — Podlaha, La vie et V action de Koniach, et, De l'histoire de la Réforme catholique de 1664 a /-o^ (Recueil du cercle historique, iSgS et 1901).