‹ La Bohême depuis la Montagne-BlancheChapitre 212 sur 325 · Podiaha, p · texte numérisé non relu

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2. Rézek dit que les Jésuites furent remplacés par des prêtres séculiers; Podiaha a prouvé que la mesure ne fut pas générale et elle n'aurait pas été justifiée, parce que rien ne permet de supposer que les Jésuites aient montré plus de dureté que les autres.

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un venin mortel : libenter carebo poculo in quo suspicio veneni est. » La lecture des Saintes Écritures ne peut être autorisée que pour ceux qui ne risquent pas de se laisser égarer : « Une arme est bonne et parfois même indispensable; on a raison cependant de ne pas la laisser aux mains des enfants et des fous. L'Écriture, la Loi, la Bible sont bonnes, nécessaires au salut de la Chrétienté; mais à vous, qui êtes les enfants de l'Église, c'est-à-dire à vous illettrés, ou même à vous, qui êtes instruits, mais qui, à l'exemple des imprudents, expliquez hâtivement et pour votre perdition la loi du Christ, c'est pour votre salut qu'on l'enlève ' . » — Ces arguments ne persuadaient pas les sectaires : ils voulaient juger par eux-mêmes, n'étaient pas des animaux, incapables de distinger le bien du mal. — « C'est par des paroles semblables que le Pervers a séduit vos premiers parents ! Personne ne condamne au feu les bons livres ! » ■ — Après tout, écrit aujourd'hui un apologiste de la Compagnie, un professeur d'histoire ecclésiastique à Brno, tous les livres tchèques disparus ne méritent pas d'être pleures; si l'on supprimait les exemplaires de l'histoire de l'Ordre des Jésuites par Bilek, la littérature tchèque n'en éprouverait aucun dommage; au contraire, son bon renom historique y gagnerait. — Détestables principes qui. en dépit des mérites éminents de tant de membres de la Compagnie, font vraiment de ces indignes successeurs du Christ, les ennemis du genre humain.

La légende, qui résume volontiers dans un nom une longue période historique, au milieu de cette légion d'apôtres qui, de 1 620 à 1 78 1 , ne cessèrent de jeter au bûcher des monceaux de livres, a gardé le mémoire du jésuite Koniach (1(391-1760)". Peltzel l'accuse d'avoir brûlé 60,000 volumes; Podlaha réduit le chiffre à 3o,ooo. Le chiffre importe peu, et même la valeur absolue des ouvrages ainsi détruits. Le poète tchèque contemporain qui nous montre Koniach

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