Podlaha, le Jésuite Koniach, p
2. Peltzel, Gelelirte und Scliri/tsteller ans dem Orden der Jésuite», 1786. — Hanouch, Journ. du Musée bohème, i863. — Surtout Podlaha, déjà cité.
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subissant les supplices infernaux tant que n'aura pas poussé un épi doré sorti de chaque grain de pensée qu'il a essa3'é d'étouffer, a posé la question sur son véritable terrain. Non pas que Koniach ait cherché systématiquement à arrêter le développement du peuple tchèque; de pareilles préoccupations étaient étrangères à son époque. Mais on fausse, d'autre part, la vérité en lui attribuant, comme Podlaha, des tendances nationalistes et en cherchant le mobile de ses actes dans le désir de s'opposer aux ambitions des Hohenzollcrn.
Elève docile de la Compagnie, il poursuivait dans l'innocence de son cœur l'œuvre de mort qu'elle sanctifiait. Très sincère, très pieux, très laborieux, de santé médiocre, il continua pendant 87 ans son labeur d'évangélisation, au milieu des privations de toutes sortes, des avanies, des menaces, indifférent au péril, incapable de haine personnelle; il lui arriva de prononcer cinq sermons dans un jour, de s'enfermer par les froids les plus rigoureux sept ou huit heures dans le confessionnal. Il n'était pas cruel, s'efforçait de persuader les obstinés. « Si vos parents, dont vous vous réclamez, revenaient au monde, ils fouleraient aux pieds ces livres qu'ils vous ont laissés ; ils les déchireraient en morceaux, ils les brûleraient, car ils reconnaissent maintenant dans l'autre vie qu'ils ne renfermaient que mensonge et erreur, mais il est trop tard! » — Son éloquence glissait sur l'opiniâtreté des paysans, « ils ne voulaient pas condamner la mémoire de leurs aïeux, qui n'étaient pas des païens ». — Mes chers compatriotes, leur objectait Koniach, je vous le demande au nom du Sauveur crucifié, pourquoi avoir en vous-mêmes une confiance si excessive, quand vous savez que tant d'Empereurs, tant de rois, tant de monarques, tant de gens sages, laïques et ecclésiastiques, qui ne voudraient pas perdre leur âme, s'accordent pieusement avec l'Eglise catholique. Dans les affaires de la commune, pour votre métier, vous prenez volontiers l'avis de gens expérimentés. Ici, il s'agit du salut de vos corps, de vos âmes, de vos enfants ». Il leur mon-