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LA COMMISSION DE RÉVISION

royaume, répondirent-ils, n'avait pas été coupable tout entier : les auteurs de l'insurrection avaient été justement punis, mais on ne saurait sans iniquité comprendre dans les châtiments qu'ils avaient mérités l'ensemble du peuple. — Cette thèse des catholiques tchèques est exactement celle qu'après la révolution de 1848, devaient soutenir, contre Schvi^arzenberg et Bach, Deak et les conservateurs hongrois. Les Tchèques, moins heureux que les Magyars, ne trouvèrent aucun appui au-dehors et leur fanatisme religieux ne leur permettait même pas de pousser bien loin leur opposition. Les meilleurs, comme Zdéniék de Lobkovits, se bornaient à se lamenter dans des lettres privées, sans oser refuser de contresigner des résolutions qu'ils jugeaient illégales et funestes; les autres comme Martinits et Sternberg cherchaient une consolation dans les plus misérables illusions; il suffit de quelques paroles conciliantes de Ferdinand pour qu'ils retombassent dans leur docilité complaisante et résignée.

La commission, qui préparait depuis mars 1625 le plan définitif de révision constitutionnelle, ne comprenait d'autres tchèques que Waldstein et Liechtenstein, dont il est permis de dire sans calomnie que leurs titres à représenter le pays étaient insuffisants ; quatre membres de la commission, — la moitié, — n'étaient pas sujets du ro3'aume, et d'après les coutumes les mieux établies, ils n'avaient même pas le droit d'être officiellement entendus sur la question. Les délibérations furent sommaires: les conseillers de Ferdinand partirent du principe que le royaume « avait été conquis par la force des armes, que le roi y exerçait par conséquent une autorité absolue et que les Tchèques ne devaient pas sortir « presque indemnes » de l'insurrection '. Affranchis ainsi de tout ménagement pusillanime, ils s'acquittèrent de la façon la plus simple de la triple tâche que leur avait imposée le souverain : assurer le triomphe de la religion catholique, garantir le libre cxer-

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