‹ La Bohême depuis la Montagne-BlancheChapitre 9 sur 325 · I. Ferdinandi viittttes, par Lumormaiii, Vienne i638, p. 3i · texte numérisé non relu

I. Ferdinandi viittttes, par Lumormaiii, Vienne i638, p. 3i

Terreur, je livrerais ma tête au bourreau et je lui dirais : frappe. » Ce qui est plus probant que ces affirmations déclamatoires, ce sont ses démarches personnelles auprès des seigneurs qu'il espère ramener, ses lettres : « Je t'embrasserais, si tu étais ici », écrit-il à un nouveau converti '. S'ils périssent, il faut qu'ils ne puissent accuser qu'euxmêmes de leurs souffrances. Le souverain est responsable devant Dieu de l'àme de ses sujets : il multiplie les ordonnances contre les parjures, les blasphèmes, les adultères ; comment ne frapperait-il pas la faute suprême, la révolte contre l'Église! A son testament, il ajoute un codicille pour inviter son fils et ses succeseeurs, « paternellement et ardemment, à conserver fidèlement dans le roj'^aume la religion catholique, apostolique et romaine, à en éloigner toutes les sectes, les doctrines fausses et coupables ; et même, tout ce qui pourrait ouvrir une porte à ces doctrines, être une cause de révolte ou d'erreur, qu'ils l'écart^t, qu'ils le suppriment, sérieusement, avec tout leur zèle, toute leur pensée )). Au début, il n'a pas prévu le retentissement lointain de ses édits contre les protestants et il ne s'est jamais rendu compte des souffrances réelles de la Bohême ; plus perspicace, il n'eût probablement pas été moins résolu : il avait à remplir une mission devant laquelle il ne lui était pas possible de reculer. Il n'avait accepté la lettre de Majesté que parce qu'elle avait été confirmée par ses prédécesseurs et qu'il n'était pas coupable de la situation qu'elle avait créée ; la révolte des hérétiques et la protection divine l'avaient dégagé de son serment et lui avaient imposé de nouveaux devoirs : les représentants de l'Église entre les mains desquels il avait remis sa conscience, ne lui permirent pas de les oublier '. Suivant

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