H8SÉ
Ne réponds rien, enivre-toi comme moi-mémo de tous ce# éloges qui voltigent sur tes pas.
JEANNE
J’aimerais mieux rester fri.
rrrê, un peu contrarié.
On ne doit se cacher que quand on est laide.
JEANNE
La violette est mm fleur charmante, et elle ee cache, René. rené, sèchement.
La violette est une sotte. (Panade du Monsieur qui lorgne toutes Ut loges. Moment de silence.)
■orrm.AXQCiM, dans la loge à gauche.
En vérité, comtesse, vous êtes ce soir d’une humeur massacrante. Je ne sais plus que dire.
LOUISE
Ne dites rien . ( /lire» dans la loge de BeUotle.)
GRINCHEUX
Ils rien, là-dedans, et moi ! ..Oh ! faut-il que je sois lâche !
BELLOTTE
Voyons, Saint-Lanrenl, ne rie* pas comme ça, vous aile* m’afficher. (Les rires redoublent. La bouquetière offre des bouquets à la loge de Jeanne )
LOUISE
Cette petite Noirel !... on vérité pour s’être transformée ainsi tout à coup, il faut qu’elle ait trouvé une baguette de fée en faisant ses fagots. Elle est d’une beauté...
montflanquin.
Oh! une beauté commune.
LOUISE
Vous uo savez ce quo vous dite.*. Elle a tout pour elle, au con- ; traire.
Jeanne, sortant de la loge avec René.
Puisque vous le voulez, mon ami...
LOUISE
Oui, elle a tout... même mes amis.
MONTFLANQUIN.
Un seul excepté.
locisb, bâillant.
Ah ! oui, vous !
Moi , votre fidèle.
LOUISE
Jo trouve quo vous négligez beaucoup mademoiselle Dellotto. j
MONtPLANQUl.lt.
Ah!
LOUISE
•Eh ! sans doute, vous n’avez pas encore mis le pied dans sa j log«. i
MONTFLANQUIN. '
Elle n’y est pas seule. (Jeanne et René passent devant la toge ! de BeUotle.)
SAINT-LAURENT, à part, en sortant » t
La voilé. (Il salue Jeanne et René lui r tnd son salut.)
BEI lotte, de la loge.
Dites donc, Sainl-Lauronl. (Il rentre. René et Jeanne continuent leur promenade et passent devant la loge de Louise.) louisr, à part.
Ah! c'ej-l clic! (René et Jeanne saluent en passant el dtspar eussent par le couloir à gauche.)
LOUISE à Montflanquin.
Monldanquin, totro bras... j'ai besoin de respire?.
MONTFLANQUIN.
Y pensez-vous, comtesse?... vous promener ainsi dans les couloirs comme ces petites gens.
LOUISE, impatientée.
Ces petites gens o’étoufTent pas plus que moi. Sortons. (Ils sortent et se dirigent d droite.)
montflanquin, traversant, d'un ton piqué.
Si M. Noirel savait que madame la comtesse étouffé du désir de se trouver sur sa route, il serait bien content.
LOUISE, vive ment.
Croyez-vous?
MONTFLANQUIN, piqué .
Merci I... Ah çà, vous aimez donc ce paysan?
LOUISE
Que vous êtes bétel... je hais sa femme, voilà tout. (Ils disparaissent par la droite. — Saint-Laurent et Henri paraissent sur le seuil de la loge de Bellotte.)
BELLOTTE
Ah ben > vous vous en allez ? vous me plantez 15, est-ce quo vous vous fichez de moi ?
SAINT-LAURENT
Excusez-moi, mais je viens d’apercevoir ma tante. bellotte.
C’est une craque.
iirnri, riant.
Bravo! trè6-bien... vous avez déjà fait de# progrès... saint-Laurent, riant.
Persévérez! ( Saluant et sortant à gauche.)
bellotte. à part.
Ces jeunes gens sent bien paltoquets ! (Apercevant Grincheux.) Grincheux, venez ici, dans lo saion, et défendez ma porte, je n’y suis pour personne. (Elle rentre dans sa loge.)
grincheux, à part.
Avec fille! que bonheur! oh! oui, que je vas la défendre, U porte! ( H entre. La porte se ferme. — René, Jeanne, Henri et Saint-Laurent entrent par la gauche.)