MENÉ
Attendez-vous quelqu’un?
JEANNE
Non... (Eût se relire de la fenêtre.)
rknE.
Pourquoi alors ôtee-vous si troublée?...
JEANNE
Moi?... vous vous trompez. {EUe va t'asseoir et prend son travail.)
RENÉ
Ahl c’est une façon de me renvoyer... Est-ce que vous voulez être seule?...
JEANNE
Mais, mon ami, je vois que vous vous disposez é sortir...
RENÉ
Et vous ne me retenez pas?
JEANNE
Le pourrais-je?... et d’ailleurs, puisque vous sortez pour vos affaires...
Oh! oh! vous êtes devenue bien raisonnable depuis una heure !
JEANNE
Je ne sais ce que vous voulez, dire.
rené, d part.
Oh ! je ne serai pas pris pour dupe toujours.
Jeanne, à part.
Il ne s’en va pas.
rené, qui l’épie.
Que diable! madame, je ne me trompe pas! vous semblez inquiété... Tenez, vous pâlissez!...
JEANNE
René, je vous en prie, laissez-nioi... je suis un peu souff< ante.
RENÉ
Alors, je reste... *
Jeanne, virement.
C'est inutile!... (Elle s arrête.)
rené, avec erplotio n.
Ah!... ( D'une voix sourde.) Ah çà, madame, me pronezvous pour uu niais?...
JEANNE
Comment?...
Croyez-vous que je ne devine pas ce qui se trame ici?...
jeannb, inquiète.
Que pensez-vous donc ?
RENE
Je pense que si vous voulez retourner dans votre village, c’esi que quelqu'un vous a offert de vous y conduire.
jbannb, d pari.
Ah! mon Dieu!... (Elle jette à la dérobée un regard sur la porte de la chambre où est cachée Marguerite.)
rené, suinrnt son regard.
Pourquoi regardez-vous cette porte? \Jl se dirige vers la chambre.)
jbannb, l'arrêtant.
René I...
RENE
Il y a donc quelqu’un lé qui?.. Mais qui donc?... (// s'élance vers la porte.)
Marguerite, paraissant.
G» n’est que moi, monsieur Noirel!...