LA BONNE AUBERGE
C'est à l'auberge du pendu, Hurlu, herlu, ribéda, ribédu, C'est à l'auberge du pendu, Où le vin et Thérèse Fleurent tous deux la fraise, C'est à l'auberge du pendu, Hurlu, berlu, ribéda, ribédu.
Que je suis gaîment descendu, Quoiqu'un vendredi treize.
« Prends garde au treize et vendredi, « Hurli, berli, ribéda, libédi,
« Prends garde au treize et vendredi ! »
M'avait dit à l'oreille Une vieille corneille.
« Prends garde au treize et vendredi, « Hurli, berli, ribéda, ribédi ! »
Mais j'avais le cœur trop hardi Pour écouter la vieille.
Au seuil de la triste maison, Ilurlon, berlon, ribésa, ribéson, Au seuil de la triste maison, Tout entière couverte De lierre en noirceur verte, Au seuil de la triste maison, Ilurlon, berlon, ribésa, ribéson, Me souriait la Tliérèson
De sa bouche entr'ouverte.
Ses yeux étaient deux fleurs de Mai, Hurlé, berlé, ribéma, ribémé,
Ses yeux étaient deux fleurs de Mai
Sous le deuil de ses voiles,
Deux fleurs et deux étoiles.
Ses yeux étaient deux fleurs de Mai,
Hurlé, berlé, ribéma, ribémé.
Et je m'en sentis embaumé
Et brûlé jusqu'aux moelles.
« il tu veux être mon bijou, Hurlou, berlou, ribéja, ribéjou, « Si tu veux être mon bijou,... »' Me dit la veuve tendre, a II faut bien nous entendre.
« Si tu veux être mon bijou, Hurlou, berlou, ribéja, ribéjou, « Sache demain, au point du jou, ft A quoi tu dois t'attendre.
« Tu dois l'attendre, pauvre fol, Hurlol, berlol, ribéfa, ribëfol, '( Tu dois t'attendre, pauvre fol, « Après ta nuit de fête, « Les yeux hors de la tète, « Tu dois t'attendre, pauvre fol, Hurlol, berlol, ribéfa, ribéfol, 4 A t'éveiller la corde au col « Et la langue en bavette.
— C'est convenu, que je lui dis, Hurlis, berlis, ribédas, ribédis, « C'est convenu que je lui dis,
« .J'accepte et je demeure.
« Couchons-nous tout à Theure !
« C'est convenu, que je lui dis, « Hurlis, berlis, ribédas, ribédis ; « Vivre une nuit de paradis,
« Ça vaut bien qu'on en meure.
La belle alors m'a répondu, Hurlu, berlu, ribéda, ribédu, La belle alors m'a répondu, Dans un baiser de braise :
« Aimons-nous à notre aise ! > La belle alors m'a répondu, Hurlu, berlu, ribéda, ribédu, Et depuis, je suis le pendu De l'auberge à Thérèse.
Mais d'être pendu je suis gai, Hurlé, berlé. ribéga, ribégué.
Mais d"ètre pendu je suis gai, Et point je ne rognonne, L'ayant pour compagnonne ; Mais d'être pendu je suis gai, Hurlé, berlé, ribéga, ribégué, Pendu d'amour infatigué Au cul de ma miimonue.