‹ La Bonification Intégrale en ItalieChapitre 18 sur 32 · PRES · texte numérisé non relu

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Cela comprend aussi bien les aqueducs que les autres travaux d’approvisionnement d’eau tels que puits, citernes, etc. Seulement elle exige que cette eau serve à la population rurale. Mais qu’entenid la loi par population rurale ? C’est celle qui réside dans des maisons éparses à travers la campagne ou dans des groupements d'habitations de colons qui ne constituent pas une fraction de commune.

La lettre e, parle des travaux de défense des eaux, d’approvisionnement et de leur utilisation agricole.

Ces travaux ont ici un but différent de celui indiqué aux lettres a et b du même article, car il s’agit de travaux destinés à remédier au régime désordonné des cours d’eaux dans leurs bras de plaines, c’est-à-dire de travaux appelés « hydrauliques » par la législation Italienne et réglés par des lois spéciales (texte unique du 25-7-1904, loi du 13-7-1911 N° 744 et d’autres), et attribués en général au Ministère des Travaux Publics.

La lettre f, vise la construction de cabines de transformation et de lignes fixes ou mobiles de distribution de l’énergie électrique pour les usages agricoles du comprensorio tout entier ou d’une partie importante de celui-ci.

La loi a voulu favoriser l'emploi de l’énergie électrique dans les travaux ruraux afin d’obtenir l’électrification intégrale de l’industrie agricole, car une consommation continue permettrait des tarifs moins élevés.

La lettre g, désigne les travaux de construction de routes, de bâtiments, et de toute autre nature, exécutés dans l'intérêt commun du comprensorio ou d’une partie de celui-ci. |

Cette allusion à des travaux de toute autre nature, sans spécification ultérieure, démontre le caractère d'exemple de l’énumération de Particle 2, et confirme ce principe que tous les travaux concourant à la modification de l’ambiance rentrent dans la notion de tra-

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vaux publics de bonification indépendamment de leur nature technique.

Quant aux travaux relatifs à la construction des routes, il faut noter que la loi vise non seulement les routes proprement dites ; mais aussi les ponts et en général tous les ouvrages d’art nécessaires à assurer une convenable viabilité du territoire. On peut encore y assimiler la construction de téléfériques et de canaux de navigation intérieure servant de voies de communication, en vertu du caractère extensif de la loi.

Quant aux travaux de construction de bâtiments, ils doivent consisiter en création de petites bourgades quand la transformation de la production exige le rapprochement du cultivateur de la terre et que les moyens de communication entre les centres urbaïns et les maisons isolées dans la campagne font défaut.

Il n’y a pas de prescriptions spéciales requises pour la construction de ces bourgades, il suffit de respecter le sens de la loi qui n’a pas voulu constituer de nouveaux noyaux d'urbanisme, mais encourager le développement de la population éparse dans ces lieux d’où le paysan s’éloigne habituellement, à cause de l’absence de quelques services essentiels à la vie civile. En conséquence, il faudra créer ces services, constituant un pôle d'attraction, à savoir l'Eglise, l’infirmerie, la caserne de carabiniers, etc... Il ne peut y avoir de règles fixes quant aux modalités de construction de ces centres, elles sont fonction des conditions locales et des habitudes de vie des futurs habitants.

La transformation de l’ordre productif peut. encore être contrariée par la distribution de la propriété qui peut être trop fragmentée. En ce cas, ce sont les dispositions de la lettre h qui confient à l'Etat le soin de réunir les différentes parcelles, même si elles appartiennent à des propriétaires différents, de facon à constituer

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