ACTE DEUXIEME
HÉLÈNE
Mais puisque je t'adore, ô mon méchant amant! Je t'aime uniquement : même, je te pardonne (Que ferais-je de plus?) le chagrin que me donne Cette jalouse humeur qui n'épargne plus rien.
Donc, reprenons. Pour moi, je ne songe qu'au bien De la patrie, et tiens contraire à la justice Que de nos différends un peuple entier pâtisse. Mais tout peut s'arranger, et voici le dessein Que les dieux bienveillants m'inspirent.
Au Grand Prêtre.
Prêtre saint.
Votre place vous vaut des respects légitimes, Et vos relations avec Zeus sont intimes. Vous êtes, comme nous, de fort bonne maison; Vous êtes, plus que nous, au-dessus du soupçon ; Nul ne croira jamais qu'aux voluptés sensible, Votre cœur ait brûlé d'un feu répréhensible. Pontife, en qui l'esprit de Zeus est reflété, Offrez le sacrifice, et sauvez la cité.
LE GRAND PRÊTRE
Qui? moi?