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\ hypocrites qui se sont introduits canaillement dans une maison honnête sans rougir de la turpitude de leur conduite.
À la visite de paroisse je demandais à une logeuse,
' si le couple qui habitait telle pièce de la maison était bien marié.
| — Je le crois, me dit la dame.
m — Non, non, dit une petite fille de huit aas, ils ne sont pas mariés. Quand l’homme revient du travail, la dame l’embrasse.
Psychologie enfantine d’une rare lucidité. L’enfant avait raison dans le cas présent. Sur quoi étayaitelle son opinion ? Peut-être voyait-elle plus souvent son père et sa mère se quereller que se donner ces marques d'affection, alors que sa grande soeur se les
É permettait parfois avec son fiancé!
| Dès qu’on s’aperçoit qu’un couple n’est pas en . règle, il n’y a rien autre chose à faire que de mettre
| prestement à la porte ces gens dépourvus de morale
| tout en les accablant de vifs et cinglants reproches. | Jusqu'ici les bonnes chrétiennes n’ont pas assez protesté; elles auraient dû sursauter d’indignation devant
{ ce sans-gêne d’être dévoyés. Elles les ont traités trop
| doucement, sans étonnement aucun, ce qui fait que les
| jeunes gens d’aujourd’hui ne connaissent plus la honte ni le remords et se damnent le coeur joyeux, en se | disant que, après tout, ce n’est pas si mal, puisque personne ne leur fait de reproches: les honnêtes gens n'ayant pas du tout l’air surpris de leur conduite, nul n’ouvrant la bouche pour les blâmer. Que la source de l’audace des méchants soit dans le silence, l’indifférence, l’insouciance des bons, c’est ure vérité aussi décourageante que connue de tout le monde.
‘ Chambres “libres” — Quand un jeune homme ou une jeune fille ont l’inqualifiable effronterie de venir demander une “chambre libre” (dans laquelle ils peuvent recevoir qui ils veulent, la porte fermée), un
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simple “non” de la part d’une maîtresse de maison honnête ne suffit pas. Elle doit se compter insultée, car une telle proposition ne se fait qu’aux maîtresses de maisons louches et de mauvaise réputation. C’est pourquoi, bondissant de révolte, une bonne chrétienne doit répondre :
— Pour qui me prenez-vous? Faire une telle demande dans une maison respectable! Vous ne rougissez pas! c’est qu’il vous manque du coeur.
Vous n’avez donc pas de parents ? Si vous en aviez, vous n’oseriez pas les déshonorer de la sorte.
Passez votre chemin, méchant garçon, méchante fille. (Si je vous recevais, j'aurais HNeur que vous attiriez le feu du Ciel sur ma maison. Ne souillez pas plus longtemps le seuil de ma porte. Allez-vous-en, être dévergondés que vous êtes.
Propreté — Pour que le chambreur et la chambreuse passent volontiers la veillée et les dimanches à leur chambre, se reposent bien et à l’abri de toute occasion, il faut qu’une logeuse tie ne sa maison bien propre. Il est des demeures dont l’odeur asphyxiante suffoque dèss qu’on en franchit le seuil. Tout traîne à Pentrée: balais. seaux, cuvettes. Des torchons et du vieux linge sont jetés négligemmeit sur la rampe de l’escalier. Les chambres des jeuncs gens sont mal entretenues. Les meubles pourraient servir d’agenda, car il est facile d’y écrire en note ce qu’on craindrait d'oublier: la poussière qui les saupoudre le permet aisément. Du linge sale s’accumule dans les coins. Parce que le jeune homme pressé n’aère pas sa chambre avant de partir pour son travail le matin, ce n’est une raison pour celle qui fait les chambres de laisser les fenêtres hermétiquement closes pendant toute la journée. Il n’est pas surprenant alors que le chambreur, ne trouvant aucun attrait pour se reposer, faire “une lecture intéressante dans sa chambre, n’y pare que les heures obligatoires de sommeil, et, inconsciem-
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