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ment, s'éloigne de chez lui pcur aller au club, au cinéma ox dans les pires lieux de perdition.
Même chose pour la jeune fille qui ne sait pas tenir sa chambre en bon ëétat. La main discrète de la maitrese de maison devrait y mettre un ordre attrayant et une souriante propreté.
Une logeuse chrétienne aurait tout intérêt à accrocher aux murs de ses chambres quelques images saintes qui rappelleraient aux chambreurs leurs devoirs et les mettrait à la gêne pour y étaler de ces gravures lestes et suggestives qu’on y voit trop souvent. En tout cas, il n’est pas permis de laisser fixer aux murs de sa maison des images immorales, fût-ce même dans une pièce qu’on a louée.
Ordre — Il est pénible de séjourner dans une demeure où il y a du désordre, chose fréquente dans une maison habitée par plusieurs chambreurs.
Le bruit, le tapage ne doivent jamais être tolérés. Les jeunes gens qui ont un travail dur et les jeunes filles fatiguées, anémiées, exténuées par de rudes et énervantes besognes ont besoin de repos. Or, cominent reposer lorsque dans une chambre voisine, il y a remue-ménage, bavardage, bruyants éclats de rire jusqu’à onze heures et minuit? C’est pis encore si une logeuse permet à des jeunes gens de s’enfermer dans une chambre pour y passer la nuit à boire, à raconter des histoires risquées, à jouer à l’argent. Il faut être sur ce poi:t d’une inflexible rigueur.
Sortir de se chambre dans un demi-déshabillé, traverser ainsi d’une pièce à l’autre, laisser la porte de sa chambre entr’ouverte alors qu’on est à faire sa toilette, c’est là un abus qui ne doit pas exister dans une maison bien tenue,
r aucune raison, financière, de nécessité ou autre, il n’est permis à une maîtresse de maison de laisser faire le mal chez elle. Si elle s’aperçoit qu’une jeune fille ne reçoit pas convenablement son ami en
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refusant de se servir du salon mis à sa disposition et surtout en tenant la porte de sa chambre fermée pour se soustraire aux regards gênants, il faut l’avertir fermement de cesser ces procédés ou d'aller attirer les malédictions de Dieu sur une autre demeure que sur celle d’une famille chrétienne. Quand on ne désire pas le mal, inutile de se cacher.
Il arrive parfois — nos moeurs sont aujourd’hui si légères — que des jeunes gens sans vergogne sont assez dépourvus du sens de la dignité humaine pour amener à leur chambre leur fiancée qu’ils essaient de faire passer leur soeur ou leur cousine.
Il est à peine croyable que des jeunes filles qui se disent honnêtes, dont l’âme est encore toute chaude de piété, qui sortent à peine du couvent, se permettent des démarches dignes de filles publiques, de prostituées.
On peut difficilement concevoir comme le sens des convenances est émoussé chez les soi-disant “demoiselles” d’aujourd’hui et la facilité avec laquelle un chambreur réussit à amener chez lui une jeune fille qui se prétend respectable. Que fait-elle, cette jeune fille, des bons conseils qu’elle a reçus au couvent ? D’une formation de huit ou dix années de piété et d’attentions . délicates de la part de ses maîtresses? De ses communions quotidiemnes et de ses confessions hebdomadaires ? De ses serments devant l'autel de Marie? De ses promesses à la Mère du Ciel, sous la bannière de laquelle elle était heureuse de ma.cher il y à à peine six mois? Tout cela est foulé aux pieds par la présomption, Pétourderie et l'esprit d’indépendance.
Si (ce qui est un déplorable pis aller), on peut permettre qu’une jeune fille, avec toutes les précautions convenables, reçoive son prétendant dans sa chambre, jamais on ne peut souffrir qu’un chambreur amène chez lui une personne d’un autre sexe. C’est le comble de l’inconvenance et un véritable scandale pour les autres Personnes qui habitent la même maison.
Une logeuse, dût-elle marcher vers la ruine en
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laissant non louées des chambres dont elle ne pourrait retirer un revenu indispensable que de cette manière, n’a pas le droit d’hésiter. Il est dans la vie de dures nécessités. S’il vaut mieux mourir que de pécher, il à vaut encore mieux souffrir de la pauvreté que de pécher, D'ailleurs, jamais de l’argent gagné de cette manière n’a profité. (C’est la farine du diable qui « tourne en son. C’est l'argent maudit qui cause les maladies, les deuils de famille, les accidents, les incendies, les épidémies, les maladies contagieuses, la perte
des corps et plus souvent encore la perte des âmes. Surveillance intérieure — Qu’une maîtresse de maison ouvre les yeux. Souvent, le danger ne vient pas de d'extérieur: il est à l’intérieur même de son domicile, Si une femme doit protéger les étrangers auxquels elle donne abri, elle doit encore plus protéger sa famille, Il est des personnes en chambre qui peuvent être un danger constant pour son époux et pour ses fils, de même qu’il est des chambreurs qui sont une occasion de péché pour ses propres filles. Qu’elle prenne garde aussi aux amis de la maison. Souvent une : femme trop confiante est la cause insouciante de bien du mal. Pendant qu’elle est occupée aux soins du ménage à l’étage inférieur, pendant qu’elle est hors de chez elle, en visite ou à “magasiner”, elle ne se doute pas des fautes qui peuvent se commettre chez elle et qu’elle n’apprendra peut-être qu’après sa mort, lorsque Dieu lui demandera compte de son incurie et de sa
4 négligence,
À Une femme consciencieuse ne peut permettre qu’un jeune homme et une jeune fille qui s'aiment dans h un but de mariage demeurent tous les deux chez elle.
S'il y a fréquentation, il faut absolument que l’un ou l’autre aïlle demeurer ailleurs. La convenance l’exige. Il faut mettre les jeunes gens à l'abri de tout danger et même de tout soupçon.
Seules des personnes de moeurs recommandables et d’une conduite exemplaire peuvent être gardées dans
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une maison honnête. Quand bien même leur conduite serait bonne dans la maison où elles ont leur chambre, il ne faut pas donner asile à ces sortes de gens qui sont un danger constant pour les autres chambreurs et compromettent la réputation de la maison et de ceux qui lhabitent.
Conversations — I1 est des personnes qui, pour étourdir les remords de leur conscience, pour se justifier aux yeux du monde de leur conduite honteuse, énoncent des principes risqués et attaquent facilement la religion. i
Il est du devoir d’une femme chrétienne de défendre les principes de la morale et la religion qu’elle pratique, chaque fois que l’occasion s’en présente. Laisser déblatérer contre sa religion et sa foi par des êtres corrompus, des débauchés, de jeunes freluquets et souvent des étrangers trop généreusement hospitalisés au pays, serait de la dernière lâcheté. Il faut se rappeler les paroles de la sainte Ecriture: “Celui qui rougira de moi devant les hommes, je rougirai aussi de lui devant mon Père qui est dans les Cieux”.
Il faut aussi protester contre les conversations déplacées, les jeux de mots grivois, les reparties scabreuses, les chansons équivoques que peuvent se permettre les chambreurs.
Ne le dissimulons pas, il y a des filles méchantes qui réussissent à s’introduire dans les maisons où plusieurs jeunes filles sont en chambre, Ce sont des recruteuses de maisons de prostitution. Elles font la traite des blanches, et cela, à tant par tête. (C’est un salaire supplémer taire qu’elles ont la diabolique science de se faire en dehors de leurs heures de travail. C’est par leur conversation qu’une habile maîtresse de maison saura les découvrir. Elles plaignent les jeunes filles à maigre salaire, deur vantent la beauté des toilettes, la douceur d’une vie facile, leur proposent une situation agréable et finissent ainsi par tromper les naïves. Elles
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