ADRESSE D'AFFAIRES
J.-G.-T. CHARLAND, Lévis, Canada,
Québec, ler Novembre 1904, R. P. PAUL-V, CHARLAND, O. F, P, Mon Révérend Père,
Vous avez résolu de publier un abrégé de votre grand ouvrage sur notre thaumaturge du Canada, la Bonne sainte Anne, Je vous en félicite bien sincèrement ; c’est là une très heureuse idée. Cette histoire, de proportions plus restreintes, aura, j'en suis sûr, un très grand nombre de lecteurs. La plupart des pèlerins, qui ne cessent d'affluer au sanctuaire vénéré de sainte Anne, ne manqueront pas de faire l'acquisition de ce petit ouvrage et ils le liront avec beaucoup de profit, Je serai heureux de le recommander chaleureusement à mon clergé aussitôt que possible et de le voir prendre place dans les bibliothèques de familles et de paroisses, Il contribuera à accroître encore la dévotion de notre peuple envers la bien-aimée patronne du Canada, qui se plait à obtenir tous les jours pour ces enfants les grâces les plus signalées.
Agréez, Révérend et bien cher Père, l'assurance de mes sentiments bien dévoués en. N. S.
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em jt la consolation de le foi provinces de l'Ancien et du Nouveau M ‘nde, pendant des est
| Au Révérond Père Paal | et Charland, à Lewiston, Maine, |
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La courte Légende ou Vie de Saints Anne qui va suivre est une traduction strictement littérale des premiers chapitres de trois ouvrages extrêmement anciens, intitulés respectivement ; le Protévangile de Jacques, l’Zvangile du Pseudo-Matthieu, et l'Evangile de la Nativité de la Vierge. — Léon Allatius et d’autres auteurs également graves font remonter le Protévangile au second siècle. Les deux autres écrits, de quelque peu postérieurs au premier, n’en sont que des reproductions avec commentaire, et tous les trois, fusionnés ensemble, constituent la Vie la plus étendue, Comme aussi la seule authentique, que nous possédions de notre Sainte. C'est celle qui a inspiré les Pères de l'Eglise, les orateurs, les artistes chrétiens depuis dix-huit siècles, et nous avons cru pouvoir nous en contenter nous-même sans y rien ajouter, ni rien modifier, De plus nous avons essayé de conserver à ces vénérables ouvrages leur style tout à fait biblique.
Enves temps-là, racontent les Histoires des dôuse tribus d'Israël, il y avait en Jérusalem un homme très riche nommé Joachim, de la tfibu dé Jüdi II était pasteur de ses brebis, craignant Dieu en toute simplicité et bonté de son cœur. Et il n'avait d'autre Lg etes que le soin dé ses troupeaux, du produit desquels il nourrissait tous ceux qui craignaient le Seigneur,
une autre, aux ministres du Seigneur, se réservant la troisième pour toute sa maison et pour Mr il sr de la le Sei
tandis qu’il agissait de la sorte, le Seigneur faisait multiplier ses troupeaux, et il n'y avait point d'homme qui fût semblable à Joa-
chim dans tout le peuple d'Israël. Il commen à se conduire de cette manière dès l’âge quinze ans.
Lorsqu'il eut vingt ans, il prit pour femme Anne, fille d'Achar, de sa tribu, c'est-à-dire de er ge de Juda ss de la KE de rep Et a; vingt ans de iage, il n'avait ’enfants, Oeil advint pas, ad de fête, “Ep jour du Seigneur, parmi les fils d'Israël venus pour offrir l’encens au Seigneur, se trouva Joachim qui apportait ses dons en la | gr 2e du
igneur, mais un prêtre nommé Ru gs.
chant et se tenant devant lui, lui dit: « 4e t'est pas permis de te joindre à ceux qui offrent leurs sacrifices à Dieu, ni de présenter ton offrande, car le Seiyneur ne t'a pas béni, puisqu'il ne t'a pas donné d'uvoir un rejeton en Israël.”
Ayaut donc subi cet affront en présence du peuple, Joachim fut très attristé, et il se retira en pleurant. Il vint consulter la généalogie des douze tribus, disant en lui-même: “ Je verrai si, seul i les tribus d'Israël, je n'ai pas eu de
ité en Israël” Et il se souvint du —
che Abraham, à qui Dieu avait donné un fils dans sa vieillesse. Il fut très attristé et ne retourna pas dans sa maison, ni ne se montra à sa femme, mais s'en alla vers ses troupeaux, conduisant avec lui ses pastoureaux sur les montage au désert, dans une terre lointaine, et ils'y tit une tente, et jeûna pendant quarante jours et quarante nuits, disant en lui-même: “Je n'irai point pe de nourriture ni de. breuvage, Jusqu'à ce que le Seigneur mon Dieu ait
jeté les yeux sur. moi, mais ma prière sera: ma
nourriture et mon breuvage” Et ainsi, pendant
cinq mois, personne, même Anne, son épouse, n'entendit parler de jui
Anne, femme de Joachim, pleurait donc d'un double deuil et &émissait d’une double douleur, disant au Seigneur pendant son oraison : “ Seigneur Dieu tout-puissant d'Israël, qui ne m'avez pe donné d'enfants, Fr m'avez-vous enevé aussi mon époux ? Voi cinq mois qui sont passés et je ne le vois pas: je ne sais s'il est mort ; au moins je lui aurais élevé une tombe,
ra donc que je pleure à la fois mon veuvage et ma stérilité = "É après avoir beaucoup pleuré, Anne entra dans le lieu le plus retiré de sa maison, et se rosternant en oraison, elle répandit ses prières des le Seigneur.
Or, le grand jour du Seigneur survint, et Judith, sa servante, lui dit : “ Jusques à quand afigeras-tu ton âme ? Il ne t'est pas permis de
leurer, car voici la grande fête du Seigneur. rends donc cette Parure, et ornes-en ta tête. Elle te donnera l'apparence d'une reine” Et Anne répondit : “ Eloigne-toi de moi, je n’en ferai rien, car Dieu veut que je sois humiliée.” —Et Judith répondit: Que te dirai-je ? sinon que Dieu, avec raison, a fermé ion sein, afin que tu ne donnes pas d'enfants à Israël !” Et Anne, cependant, obéit à la servante, quoiue très affii Elle quitta ses vêtements de deuil, et orna sa tête, et se revêtit d’habits de noces, Et vers la neuvième heure, elle descendit dans le jardin pour se Promener, et voyant un
ne tsiéatiait Ro,
laurier, elle s’assit dessous, et répandit ses prières asvant le Seigneur, disant : “ Dieu de mes pères,
moi, et exauce ma prière, ainsi que tu as béni les entrailles de Sara, et lui as donné pour fils Isaac.”
Et, regardant vers le ciel, elle vit sur : laurier le nid d’un passereau, et elle s'écria avec douleur : “ Hélas! qui donc m'a donné le jour pe ue je sois ainsi maudite en présence des
ls d'Israi ? Ils m'ont ou ils m'ont chassée du temple du Seigneur. Hélas | à qui suis-je semblable ? Je ne puis être com aux oiseaux du ciel, car les oiseaux du ciel sont féconds devant vous, Seigneur.—Hélas! à qui suis-je semblable ? Jo ne puis être comparée aux animaux de la terre, car ils sont féconds devant vous, Seigneur. — Hélas! à qui suis-je semblable? Je ne puis être comparée aux eaux de la mer, car elles sont fécondes devant vous, Seigneur.— Hélas! à qui suis-je semblable ? Je ne puis être comparée à la terre, car la terre donne des fruits en son temps, et vous bénit, Sei- &neur !
“O Seigneur, Dieu tout-puissant, qui donnez une postérité à toute créature, à tous les ani- Maux, aux serpents, aux oiseaux et aux poissons, et qui leur accordez de se réjouir sur leurs petits, vous m'avez seule privée des bienfaits de votre bonté. Mais, mon Dieu, vous connaissez mon Cœur, eb vous vous souvenez de ce premier jour de mon mariage, où je vous ai fait vœu que si vous me donniez un fils ou une fille, je vous l’of-
frirais dans votre temple saint,”
Et ccmme elle parlait ainsi, un ange volant vers elle, apparut devant sa face et lui dit : “ Anne, Anne, ne craignes pas, Dieu a exaucé
votre prière ; vous concevrez et enfanterez, et le fruit qui sortira de vous sera en admiration à % terre jusqu’à la fin des siècles” Anne répondit: “Vive le Seigneur mon Dieu ! que j'enfante un fils ou une fille, j'offrirai cet enfant au Seigneur, pour qu'il le serve saintement
‘Et l'ange a à ses yeux, mais elle, tremblante et effrayée d'avoir entendu un tel discours, entra dans sa chambre et tomba sur sa couche
Et soudain deux anges vinrent à elle, et lui dirent: “ Voici que Joachim, votre mari, va revenir avec ses troupeaux.”
peaux, et lui dit : “Joachim, Joachim, pourquoi ne retournez-vous pas auprès de votre os À : Et Joachim répondit: « Pendant vingt ans j'ai vécu avec elle ; et maintenant, puisque Dieu n'a pas voulu me donner d'enfants et que je suis sorti du temple de Dieu couvert de reproches, pourquoi retournerais-je vers elle, étant rejeté
et méprisé? Je veux vivre ici avec mes trouarmes et aussi longtemps que Dieu m'accordera lumière du jour, par la main de mes serviteurs, je ferai une part de mes biens aux pauvres, aux orphelins et à tous les amis de mon Dieu."—Et quand il eut dit ces choses, le jeune homme répondit : “ Le Seigneur a exaucé votre | ares Je suis un ange de Dieu, et j'ai apparu votre épouse pendant see pleurait et priait, et je l'ai consolée en lui disant que de vous elle concevrait une fille, et que c'est par ignorance ue vous l'avez délaissée. Cette ierge sera le emple de Dieu, car l'Esprit-Saint reposera sur elle, et telle sera sa béatitude au-dessus de toutes les femmes, que nul ne pourra dire que jamais on a trouvé ou l'on doit trouver sa pareille dans tous les siècles. C’est pourquoi, descendez montagnes, et revenez vers votre femme.
Bientôt, Anne sera mère, car Dieu lui donnera la fécondité, et vous rendrez grâces à Dieu, et le fruit de son sein sera béni, et elle-même sera bénie, et elle sera la mère de l’éternelle bénédiction...….
“ Dieu, en effet, punit le péché mais non la nature, et quand il suspend les lois de la génération humaine, c’est pour mieux les manifester ensuite, et mieux montrer dans l'être nouveau
ui se produit un effet de sa divine munificence. Bite que Sara, la première aïeule de votre race, n'est pas restée inféconde jusqu'à sa quatrevingtième année ? et pourtant, dans son extrême vieillesse, elle a donné naissance à Isaac, en qui, selon la promesse divine, toutes les nations furent bénies. Et de même Rachel, si agréable au Seigneur et si aimée du bienheureux Jacob, après une longue stérilité, enfanta Joseph, devenu
plus tard non seulement le maître de l’ “ maïs le libérateur de tant de | ae 020 condamnés à périr. Qui parmi les chefs d'Israëi fut plus fort que Samson, ou plus saint que Samuel ? et ourtant leurs mères à tous deux avaient été ongtemps infécondes.... Ainsi une fille vous sera donnée, et de même que, par une merveille divine, elle naîtra d’une mère stérile, ainsi, par un autre prodige incomparable, Vierge elle enfantera le Fils du Très- aut, lequel s'appellera Jésus, et sera, suivant l'étymologie de son nom, le Sauveur de toutes les nations.
Joachim, se prosternant devant l'ange, lui dit: “Si j'ai trouvé grâce devant vous, asseyez-vous un —— dans rs re 7e serviteur.” A quoi ’ répondit: “ Ne dites votre serviteur, dit plutôt conserviteur, és nous sommes tous les serviteurs d’un même Dieu. Mais notre nourriture, à nous, est invisible et notre breuvage ne peut être vu par des : yeux mortels ; et c'est pourquoi, vous ne devez pas me prier d'entrer sous votre tente, mais plutôt offrir en holocauste au Seigneur ce que vous m'auriez donné” Alors Joachim prit un
eau sans tache, et dit à l'ange : “ Jamais je n eusse osé offrir l’holocauste, si votre parole ne
m'eût donné le pouvoir d’en faire l’oblation.”— Et l'ange lui répondit : “ Et moi non plus, je ne vous aurais jamais proposé de l'offrir si je n'avais connu la volonté de Dieu.”—Or, pendant que Joachim offrait ce sacrifice au Seigneur, il arriva que, avec l'odeur du sacrifice, l’Ange du Seigneur monta aussi vers le ciel.
Joachim tomba donc la face contre terre, et il demeura prosterné dans la prière depuis la sixième heure jusqu’au soir. Mais ses serviteurs
étant venus, et ne sachant ce qui était arrivé, furent dans l'étonnemant, et, pensant qu'il était mort, ils s'approchère..; de lui et soulevèrent sa tête. Et lorsqu'il leur eut raconté ce qu'il avait vu, pleins de stupeur et d’admiration, ils l’exhortèrent à suivre incontinent le conseil de l'ange, et à retourner sans retard vers son épouse.
Or, comme Joachim discutait dans son esprit, s'il devait retourner ou non, le sommeil le gagna, et voici que l'ange qui lui était apparu pendant sa veille, lui apparut de nouveau dans son sommeil, lui disant: “Je suis l’ange qui vous a été donné de Dieu pour gardien. Descendez en toute sécurité, et retournez auprès d'Anne, parce ge les miséricordes que vous et Anne, votre
pouse, avez faites, ont été racontées en présence du Très-Haut, et telle postérité vous sera donnée que jamais, depuis le commencement du monde, les prophètes et les saints n’ont eu sa pareille ni jamais ne l’auront.”
Or, il arriva que Joachim, s'éveillant de son sommeil, appela à lui ses pastoureaux et leur raconta ce qu'il avait vu en son Et ceux-ci adorèrent le Seigneur et lui dirent : “ Prenez garde désormais de mébpriser l'ange de Dieu : mais levez-vous, partons, et, tout en faisant
tre nos troupeaux, nous vous suivrons à pas en »”
Joachim leur dit: “Amenez-moi en effet douze brebis toutes blanches, et elles seront pour mon Seigneur, et douze agneaux sans souillure, et ils seront pour les prêtres et les anciens du temple ; et amenez aussi cent boucs pour tout le peuple.”
Et Joachim se mit en route avec ses troupeaux, et quand ils eurent marché trente jours,
comme ils étaient déjà proches, rs du Sei- &neur apparut à Anne pendant qu'elle était en oraison et lui dit : “ Allez à Ja porte qu'on appelle Dorée, à la rencontre de votre époux, qui
levant les yeux, elle vit de loin Joachim qui venait avec ses troupeaux, et courant à sa rencontre, elle se suspen‘it à son cou, rendant grâces à Dieu, et disant ; “ Maintenant, je sais que Dieu m'a bénie dement ; j'étais veuve et je ne le
mon sein.” Et ayant adoré le Seigneur, tous deux rentrèrent chez eux, et Joachim, ce pre-
leurs amis et leurs proches, et le bruit s'en répandit par toute la terre d'Israël. .
pecioral du grand prêtre et il vié qu'il n'avait pas de péché en lui-même. Et il dit : “ Maintenant je sais que le Seigneur m’est pro ice et qu'il m'a remis tous mes péchés.” Hi ï descendit justifié de la maison du Seigneur dans la sienne, .
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Et les mois se complétèrent pour Anne, et quand le neuvième fut achevé, Anne enfanta, et elle di. x la femme: “Qu'ai-je. mis au monde } ”—Et l’autre dit: “Une fille” Et Anne dit: “ Mon âme s’est réjouie en cette heure” et elle coucha l'enfant. Et quand les jours furent accomplis, elle fut purifiée, et elle allaitait son enfant, et elle lui donna le nom de Marie
Or, de jour en jour l'enfant se fortifiait, Lorsqu'elle eut six mois, sa mère la posa par terre pour voir si elle se tiendrait debout. Et l'enfant put faire sept pas en marchant, et elle vint se Jeter dans le giron de sa mère. Et Anne la saisit entre ses bras, disant: “ Vive le Seigneur. mon Dieu! tu ne marcheras pas sur la terre jusqu'à ce que je t'aie offerte dans le temple du
eur.”
t Anne se sanctifiait dans sa retraite, se dégageant de toute imperfection à cause d'elle, Et es vierges d'Israël qu'elle invitait à venir, étaient séduites par les grâces de l'enfant, et voulaient l’enleve:. « Or, quand l'enfant eut un an, Joachim fit un
y seront grav sur ue dre des douze tribus. ” (Exod. xxvirr, 15-22). Ces
en soit, ce Pectoral rendait jugement, d’où le nom que iui donne Moïse,
D ur ner tasntonentahén ed nent mue: 2 ua Nu
À pans conti rantattané mandat
grand festin auquel il invita les princes des prêtres, et les scribes, et les aînés du sanctuaire, et tout le peuple d'Israël. Et Joachim présenta sa fille aux prêtres et ceux: ci la bénirent, disant : “ Dieu de nos pères, bénissez cette enfant et donnez-lui un nom célèbre, éternel i toutes les générations” Et tout le peuple répondit : “Quil soit fait ainsi, qu'il soit fait ainsi!” Et Joachim la présenta aux archiprêtres, et ils la bénirent en disant : “ Dieu des uteurs, abaisse ton ce sur cette enfant, bénis-la d’une dernière bénédiction qui soit sans retour.” Sa mère la saisit dans ses bras, étant dans le lieu de sa sanctification et lui donna le sein,
tice un fruit unique et multiple en sa présence. Qui annoncera aux fils de Ruben que je suis mère ? Ecoutez, écoutez, douze tribus d'Israël, Anne est mère! Anne allaite !”
Et elle fit reposer un moment l'enfant dans le lit de sa sanctification et elle revint faire honneur aux convives. Et le festin étant termi:® : né, tous se retirèrent joyeux, glorifiant le Dieu d'Israël,
Or, les mois s'ajoutaient aux mois. Quand l'enfant eut deux ans, Joachim dit à Anne:
“ Conduisons-la au temple du Seigneur, afin d'accomplir le vœu que nous àvons formé, de peur % Dieu ne nous l’enlève ou que plus tard, notre don ne lui soit plus agréable.” Et Anne répondit : “Attendons la troisième année, parce que
La Présentation de ia Vierge—tresque murale à Athènes
peut-être l'enfant pourrait avoir besoin de son père ou de sa mère” Et Joachim répondit :
Attendons.”
Quand l'enfant eut trois ans, elle fut sevrée, et Joachim dit: “ Appelez les jeunes vierges les plus saintes d'Israël ; À re prennent des lampes et les tiennent allumées, afin que l'enfant ne se retourne pas en arrière et es sa pensée ne s'éloigne pas de la maison de Dieu” Et les vierges agirert ainsi, et elles accompagnèrent jusqu'au tempie Joachim et Anne qui venaient offrir leur sacrifice, et introduire la petite Marie dans Je lieu consacré aux vierges, lieu saint où, le jour et la nuit, retentissaier.t les louanges de Dieu
Avant d'entrer, Joachim et Anne déposèrent leurs habits de route, gl en prendre de plus beaux et de plus riches. Et quand l'enfant se trouva avec eux devant la porte du temple, elle en monta les quinze d sans l’aide de personne et d’un pied si rapide, qu'elle n’eut pas le ‘temps de regarder en arrière ni, comme c’est le fait de l'enfance, de réclamer ses parents Vous auriez ,à la voir en cette occurrence, qu'elle . était d it. Et en effet, le Seigneur op4tait une merveille dans l'enfance de cette vierge . de son choix, et préfigurait par ce prodige sa . grandeur future.
Cependant, Joachim et Anne, qui, dans leur sollicitude pour elle auraient voulu la retenir, furent dans-le stupéfaction jusqu'à ce que, entrant dans le temple, ils l'y retrouvèrent parmi les pontifes saisis eux-mêmes d’admiration. Le
ince des prêtres la reçut, et l’embrassa, et la Pénit, disant : “ Le Seigneur a donné de la grandeur à ton nom dans toutes les générations, et à
OS ME te dur quon
LA LÉGENDE DE SAINTE ANNE 17 la fin des jours, le Seigneur manifestera en toi le prix de la rédemption des fils d'Israël.” Et il la plaça sur le troisième degré de l'autel; et le Seigneur répandit sa grâce sur elle, et elle tressaillit de joïe en dansant avec ses pieds, et toute la maison d'Israël l’aima. Et alors, Anne, remplie du Saint-Esprit, dit en présence de tous : “ Le Seigneur, Dieu des armées tout-puissant, se souvenant de son Verbe, a visité son peuple d'une bonne et sainte visite, afin d’humilier dans leur cœur et de convertir à lui ceux qui s’élevaient contre nous ; il a, en notre faveur, fait cesser la joie railleuse de nos ennemis. Celle qui était stérile est devenue mère, et elle a enfanté l'exultation de l’allégresse d'Israël. J'ai offert au Seigneur les dons qui lui étaient destinés, et mes ennemis n'ont pu m'en empêcher. Dieu a converti leur cœur vers moi, et à moi-même il m'a donné une éternelle joie ! ”
Quand, selon la coutume de la loi, le sacrifice fut achevé, et le vœu accompli, Joachim et Anne laïñsèrent l'enfant dans l'enceinte du temple pe w qu'elle y fit son éducation avec les jeunes vierges, et ils retournèrent vers leur demeure, admirant et louant le Seigneur Dieu de ce qu'elle ne s'était pas retournée vers eux.
Or, Marie était élevée comme une colombe dans le temple du pus et elle recevait sa nourriture de la main d'ux ange.
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