COMMENT LA BONNE SAINTE ANNE AIME ENCORE LES PETITS ENFANTS
J'étais, il y a trois ans, dans une religieuse paroisse du Canada, où je prêchais une grande retraite qui devait être suivie d'un beau pèlerinage à la bonne Sainte- Anne. Sur le désir du vénérable curé, j'eus aussi à visiter les malades. Parmi eux, se trouvait la petite N., âgée de cinq ans, comme la petite Lucie, mais seule, sans autres petits frères ni petites sœurs. Sa mère affligée, mais bien soumise à la volonté divine, demanda la guérison de sa petite fille, promettant de l'amener, si elle était guérie, avec nous, le dimanche suivant, en aélion de grâces, à la bonne sainte Anne. C'était demander direélement un miracle ! car, la jeune enfant était atteinte d'une méningite, maladie qui pardonne difficilement, au témoignage des médecins, et comme le prouve Texpérience. L'enfant se trouvait dans un état désespéré, et complètement privée de ses sens. On fit une courte prière ; la bonne
l6o I*A BONNE STE ANNE
sainte Anne accepta la promesse, et le dimanche matin, je vis sur le pont du bateau, tenant la main de sa mère, une ravissante petite fille. C'était la petite N., qui, toute joyeuse, s'en allait avec Maman et tous nous autres^ à la. bonne sainte Anne, pour la remercier de sa guérison !