ROUE DE MOULIN, SAUVÉE PAR LA
La petite Françoise, âgée de huit ans, fille de Jean Marquer, se trouvant près du moulin, dit Vauferrier, tomba dans la chute, et la violence du courant l'entraîna sous la roue, où elle resta plus d'un quart d'heure, privée de tout secours. Le meunier arriva enfin et remarquant que le mouvement dans le moulin était irrégulier, il
SES MIRACLES l8l
voulut en connaître la cause. I^'ayant découverte, il court, tout ému, trouver la mère de l'enfant qui de son côté accourt sur le lieu du sinistre. I^' enfant était toujours sous la roue : on arrête la chute ; on retire la pauvre petite, on l'enveloppe d'un linge et on la porte ainsi au moulin. I^'enfant avait la bouche fermée, serrant les dents d'une manière convulsive : elle resta ainsi une grande demi-heure. Sa pauvre mère n'y tenait plus, à ce triste speélacle, et elle allait se retirer lorsque les assistants lui persuadèrent de recommander son infortunée enfant à la bonne sainte Anne et de promettre un pèlerinage à son Sanctuaire, si elle la ramenait à la vie.
I,a mère éplorée consentit à tout, et elle fit le vœu d'aller au vSanctuaire de la sainte. Elle achevait à peine de parler, que la petite Françoise, à la vue de tous, se mit à respirer et à donner d'autres signes de vie. Sur ces entrefaites, arrive le père de l'enfant : il ratifie le vœu de sa femme et le renouvelle pour lui-même. La petite continue à se sentir mieux : le lendemain elle était parfaitement guérie. Il lui restait seulement, çà et là, quelques cicatrices pour montrer combien nombreuses avaient été les blessures que la roue du moulin lui avait faites. Ses parents accomplirent leur vœu avec une trèsgrande fidélité. De nombreux témoins oculaires attestèrent ce fait prodigieux dans l'examen juridique.
l82 LA BONNE STE ANNE
LA BONNE SAINTE ANNE RESSUSCITE UN PETIT ENFANT DE i6 MOIS.
Ce miracle arriva en l'année 1639, vers la Fête de Ste. Marie Magdeleine, dans la paroisse de Plouha, au Diocèse de St. Brieuc. Pendant que F. Guillemot portait le dîner à son mari Roland Pherlicot qui, avec d'autres moissonneurs, coupait l'avoine, elle laissa en garde à sa fille Catherine, jeune enfant de 12 ans, son tout petit frère, Jean, âgé de 16 mois. L'imprudente petite fille plaça, on ne sait pourquoi, son petit frère au sommet d'une haute armoire, d'où le pauvre petit tomba, la tête en bas, sur le pavé et se blessa grièvement. Catherine, effrayée, essaya de dissimuler sa faute, et pour cela, elle coucha son frère sur son lit, et c'est là que sa mère, au retour, le trouva presque mort. La pauvre mère prend, toute triste, son enfant dans ses bras. Le petit innocent éprouve un léger vomissement, puis il expire.
Accablée de douleur, elle dépose son enfant dans son petit berceau et elle va trouver son mari qui accourt à l'instant, avec quelques-uns de ses amis. Il trouve son enfant sans mouvement, pâle et glacé. Durant une demiheure, il reste là attendant, mais inutilement, un signe
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Par un escalier de 16 marches (voir la gravure précédente, X.), on descend sur le parvis de la Basilique, dont la l'açado regarde le Midi. Dès que l'on a passé le seuil de la porte d'entrée, on se trouve devant un vaste escalier à pente douce de 48 marches, et prenant toute la largeur de la nef. A la 7^ marche, on rencontre un palier qui laisse voir à droite une ouverture murée, dont on ignore l'origine.
A la 21e marche, à droite, dans le gros mur de l'édifice se trouve la Chapelle du Tombeau de sainte Anne, et du Tombeau de saint Joachim : et dans le mur à gauche, un peu plus bas, mais presque vis-à-vis, la Chapelle du Tombeau DE saint Joseph et du Tombeau du Vieillard SiMÉON. Ayant descendu l'escalier jusqu'en bas, on arrive sur le pavé de la Basilique proprement dite de l'Assomption.
La Basilique forme une croix latine d'environ 100 pieds de long sur 27 de large. Aucune sculpture ne la décore et l'obscurité y est complète depuis que l'exhaussement du niveau de la vallée, produit par les pluies d'hiver, en a obstrué les ouvertures qui n'étaient que des soupiraux.
Da côté de l'Ouest qui est le bras gauche, on voit une citerne et un Autel. Au Nord, montant 18 marches, on se trouve devant un Souterrain. Du côté de l'Orient, bras droit, se trouve le saint edicule renfermant le tombeau de la saints vierge.
Cet Edicule fut taillé dans le me vif et l'on y suivit le système précédemment adopté pour le T. S. Sépulcre de Notre Seigneur, c'est-à-dire que respectant la chambre sépulcrale, on tailla le roc qui l'entourait, afin d'obtenir un petit edicule isolé de toutes parts.
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de vie : alors, en union de dix-huit autres personnes présentes, il tombe à genoux près du berceau et adresse à Dieu cette courte mais confiante prière : " O Dieu, mon Seigneur, faites donc que par l'intercession de sainte Annic, mon enfant vive encore." Ht il promet ensuite un pèlerinage au Sanctuaire de la grande sainte. Cette invocation et cette promesse à peine achevées, il s'opéra dans l'enfant un changement qui saisit tout le monde. Son petit visage blême et cadavéreux prit une couleur vive et rubiconde. Il ouvrit ensuite les yeux, et regarda son père avec un angélique sourire, ce qui donna à ce dernier tant de joie, qu'il en tomba à terre, privé de ses sens, pendant une demi-heure. Après cela, le petit Jean resta guéri, mais si bien qu'il ne se ressentit plus jamais de vSa chute. Tout à la gloire de Jésus et de sa Parente^ la grande et bonne sainte Anne !
UN PERE DE FAMIIvIvE ET SON FILS ENCORE