‹ La bonne Ste Anne [microforme]Chapitre 35 sur 124 · ES SR STE SE EE NS · texte numérisé non relu

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martyre, par lequel elle surpassa tous les martyrs en mérite aussi bien qu'en douleur,

3.—Parmi les figures qui représentaient la très auguste Marie dans la loi écrite, il n’y en a aucune par laquelle elle ait été plus clairement désignée que par l'Arche du Testament, tant à raison de la matière dont elle était construite, qu'à raison de ce qu'elle renfermait; et encore, tant pour l'usage que le peuple de Dieu en faisait, que pour les prodiges que le Seigneur opérait par et avec cette Arche dans l'ancienne synagogue ; car tout cela était le fidèle emblème de cette grande Reine, et de ce que le Seigneur devait opérer par elle dans la nouvelle Eglise de l'Evangile. La matière du cèdre incorruptible qui servit à construire cette arche, par une disposition particulière de la sagesse divine, et non par un effet du hasard, représente très clairement notre Arche mystique Marie, exempte de la corruption du péché actuel, du ver caché du péché originel, de ses aiguillons et des désordres qui en sont inséparables. L'or très fin et très pur qui la revêtait au dedans et au dehors signifie évidemment les degrés les plus parfaits et les plus éminents de la grâce et des dons divins, qui éclataient dans les pensées, dans les œuvres, dans les manières, dans les habitudes et dans les puissances de notre auguste Reine, sans qu’on pût découvrir ni dans l'intérieur ni à l'extérieur de cette arche merveilleuse, en quelque moment que ce fût, aucun

endroit où elle ne parût remplie et revêtue d’une grâce extraordinaire.

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