‹ La bonne Ste Anne [microforme]Chapitre 37 sur 124 · CHAPITRE HUITIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE HUITIÈME

SOMMAIRE : 1.—Saint Joachim et sainte Anne arrivent au Temple avec leur Fille Bien-Aimée, 2.—Ce qui se passa dans cette circonstance solennelle. 3.—Saint Joachim et sainte Anne retournent à Nazareth : Dieu les conso]: dans leur isolerient, 4.—Premiers actes d’humilité de Marie au Temple. 5 —Avantages de la Vie Religieuse. 6.—La divine Enfant, dans le Teinple, prie le Seigneur d'envoyer ses saints Anges à ses bons Parents, pour leur apporter de nouvelles consolations dans leur isolement. 7.—Son ravissement dans le ciel empyrée. S.— Effets de ce ravissement. 9.—Désirs de la très-saiüte Enfant en présence de Dieu.

1.—Iis arrivèrent enfin au saint Temple, et avant d'y entrer, Anne et Joachim prirent leur Fille et leur maîtresse par la maïn et la conduisirent dans l’intérieur. Puis, après qu'ils eurent fait tous trois une dévote et fervente prière au Seigneur, le père et la mère lui offrirent leur fille, tandis que celle-ci s'offrait elle-même avec une humble adoration et un profond respect. Klle seule connut l'agréable acceptation que le Très-Haut faisait d'elle ; et elle entendit sortir des divines clartés qui remplissaient le Temple une voix qui lui disait : ‘ Venez, mon

Epouse et mon Elue ; venez dans mon temple, où je veux que vous m'otfriez un sacrifice de louange et de bénédidtion.’’

Leur prière étant achevée, les saints époux allèrent trouver le prêtre, auquel ils présentèrent leur fille Marie ; et quand le prêtre lui eut donné sa bénédiction, ils la menèrent avec lui dans l’appartement des vierges qui y étaient élevées dans une sainte retraite et en de pieuses occupations, jusqu'à l'âge où elles pouvaient se marier. Les aînées dela tribu royale de Juda et de la tribu sacerdotale de Lévi avaient les premières places dans cet

appartement.

2.—L'escalier qui y conduisait avait quinze degrés, et se trouva occupé par d'autres prêtres qui venaient recevoir notre jeune Reine. Celui qui la guidait, et qui devait appartenir à la dernière hiérarchie des prêtres, la plaça sur le premier degré. Elle lui demanda alors la permission de prendre congé de ses parents ; et l’ayant obtenue, elle se tourna vers saint Joachim et sainte Anne, se mit à genoux, leur demanda leur bénédiction, leur baisa les mains et les pria de la recommander à Dieu. Les saints époux la bénirent avec beaucoup de tendresse et de larmes ; et ensuite Marie monta toute seule les quinze degrés avec une ferveur et une joie incroyables, sans tourner la tête, sans verser une larme, sans faire la moindre action puérile, et sans même témoigner aucun regret de la séparation de ses parents ; au contraire, elle excita l'admiration de tous les assistants par la douce fermeté qu'elle montra en un âge si tendre. Les prêtres la reçurent et l’introduisirent dans l'appartement des autres vierges ; et ce fut le pontife Siméon qui la remit et la

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SA VIE IOI

; recommanda aux femmes qui les soignaient, et parmi lesquelles se trouvait Anne la prophètesse. Cette sainte matrone avait été prévenue par une grâce spéciale et par une lumière extraordinaire du Très-Haut, pour qu’elle

es se chargeât de la fille de Joachim et d'Anne; elle le fit * suivant les desseins de la divine providence avec beaue coup de zèle, ayant mérité par sa sainteté et par ses vertus

e d’avoir pour disciple Celle qui devait être la Mère de Dieu et la Maîtresse de toutes les créatures.

et | 3.—Saint Joachim et sainte Anne s’en retournèrent à oir 1 Nazareth bien plus pauvres qu'ils n'étaient venus, et ait ; profondément affligés d’avoir perdu le riche trésor de leur aça maison ; mais le Seigneur suppléa à son absence, en les ais- ‘ favorisant et en les consolant dans toutes les occasions. ue, :

it à | Quoique le saint prêt:e Siméon ne cornût pas encore les le mystère que la jeune Marie renfermait, il fut néanints moins rempli d’une grande lumière par laquelle il de découvrit sa sainteté et la prédilection dont le Seigneur

l’honorait ; les autres prêtres en conçurent aussi de très hauts sentiments d'estime et de respett. Ce que Jacob avait vu en sa mystérieuse échelle fut accompli en cet escalier que gravit la bienheureuse Vierge ; là se trouvaient des anges qui montaient et descendaient réellement, les uns pour accompagner leur Reine, et les autres pour venir au-devant d'elle ; Dieu l’attendait au sommet afin de la recevoir et de la reconnaître pour sa Fille et pour son Epouse ; et elle sentait par les effets de son amour

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| que ce lieu était véritablement la maison de Dieu et la À À , , »

| A porte du ciel. :

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