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déterminé de la tirer de la prison du corps mortel et de
donner une heureuse fin à ses travaux et à ses peines.””
Le cœur de la tendre Enfant fut tout ému de ce nouveau et douloureux avis. Se prosternant en la présence du Très-Haut, elle fit une fervente prière pour la bonne mort de sa sainte Mère, et elle dit: ‘‘ Roi des siècles, invisible et éternel ; souverain, immortel et puissant, Créateur de l'univers, bien que je ne sois que cendre et poussière, et que j'aie sujet de craindre d’avoir déplu à votre divine Majesté, je ne laisserai pas de parler à mon Seigneur et de répandre mon cœur en sa présence, espérant, mon Dieu, que vous ne mépriserez pas üne éature qui a toujours confessé votre saint Nom. Fnvroyez, Seigneur, en paix votre servante, qui a désiré avec une foi invincible et avec une espérance ferme d'accomplir votre divine volonté. Faites qu'elle sorte de ce monde victorieuse et triomphante de ses ennemis, et qu’elle arrive au port assuré de vos saints Hlus. Que votre bras puissant la fortifie, et que cette même droite qui a reudu ses voies parfaites la soutienne à la fin de sa course mortelle, afin qu'elle repose, à mon divin Père, en la paix de votre grâce et de votre amitié, elle qui l’a toujouis
recherchée de toutes les forces de son cœur.”
4.—Le Seigneur ne répondit point sensiblement à cette demande de sa Bien-Aimée ; mais la réponse fut une
faveur admirable qu’il fit et à la Fille et à la Mère. Car,
cette même nuit le Très Haut ordonna aux Anges de la
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L'empereur Justinien avait fait bâtir une belle église, en ! |
souvenir du Mystère Ge la Présentation.
| Le Khalife Omar fit sa prière dans cette église ct établit
qu'à l'avenir e.le serait dédiée au culte de l'Islamisme, sous | le nom de Æ7-Afsa (l'éloignée). |
Dans la suite plusieurs tremblements de terre ébranlèrent
| l'édifice qui fut rebâti vers le milieu du cinquième siècle, |
Notre Gravure montre la façade de l'édifice. Un porche,
ayant sept arcades de front, accolé à cette façade, en 1236, | | donne entrée au vaste monument, La Mosquée forme une sorte de parallélogramme d'environ trois cents pieds de
long sur deux cents de large, Elle est composée de sept |
nefs qui présentent à l'œil du visiteur une véritable forût |
|! de colonnes,
C’est vers l'extrémité sud de la grande nef que se trouve,
| d'après la Tradition: L'Æmplacement approximatif de nan de la Très-Sainte Vierge, lors de son séjour | Î
dans le Temple. Et l'on croit que c'est encore là que
Marie présenta son divin Fils, au jour de la Purification.
pen,
aved qu’e faut ver à diffic plaisi
repos
très-sainte Vierge de la porter réellement auprès de sa Mère malade, tandis que l’un d’entre eux tiendrait sa place en prenant un corps aérien de sa propre forme. Les Anges obéirent au divin commandement, et portèrent leur Reine et la nôtre dans la chambre de sa Mère. Aussitôt qu’elle y fut, elle s’approcha de sainte Anne avec beaucoup de respect ; elle lui baisa la main, et lui dit: ‘Ma douce et vénérée Mère, que le Seigneur soit votre lumière et votre force, qu’il soit béni de ce que, par un effet de son infinie bonté, il n'a pas voulu que je fusse privée du bonheur de votre dernière bénédiction. Accordez-la moi je vous en prie ma très-chère Mère, et consolez par cette faveur cette pauvre nécessiteuse.”” Sainte Anne lui donna sa bénédiction, et rendit grâces au Seigneur d’un tel bienfait, avec l’intime affection que lui inspirait la connaissance du mystère de sa Fille et de sa Reine. Klle la remercia aussi de l’amour qu’elle venait de lui témoigner dans un pareil moment.
5.—Ensuite notre Souveraine tournant ses regards et ses pensées vers sa sainte Mère, la disposa à recevoir la mort avec courage, et entre plusieurs réflexions très-consolantes qu’elle lui adressa, elle lui dit : ‘ Ma très-chère Mère, il faut que noüûs passions par la porte de la mort pour arriver à la vie éternelle que nous espérons. Ce passage est difficile et pénible, mais utile quand on l’accepte du bon plaisir divin, parce qu'il est le principe de la sûreté et du repos, et aussi parce que la créature répare par là les
négligences et les fautes qu'elle a commises en ne vivant
pas avec toute ia perfection qu'elle devait. Acceptez, ma bonne Mère, la mort ; payez avec joie la dette commune, et partez tranquille pour aller rejoindre la compagnie de nos saints Pères les Patriarches, des Prophètes, des Justes et des amis de Dieu, avec lesquels vous attendrez la Rédemption que le Très-Haut nous enverra par le moyen de notre Sauveur, son Oint. La certitude de cette espérance les consolera jusqu'à ‘ce qu'ils obtiennent la possession du bien que nous espérons tous.??