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est | d'Agréda a des révélations et des visions extatiques à la L tellement fréquentes, que cet état surnaturel devient une n pour elle presque une habitude, et qu'il lui est impos-
$ sible de le dissimuler aux yeux de ses compagnes. Le
1 Seigneur, dit le Père Samaniego, son historien, la ravis-
elle iN sait, attirant à soi toute son Âme, et laissant son corps 1ive- ” sans aucun sentiment, lle était naturellement belle, t en 1 l’extase la rendait plus belle encore; son visage, qui able Ÿ avait cette teinte brune des femmes du Midi, devenait rdre, 4 d'une blancheur lumineuse ; son corps se soulevait un | rtus, ja peu au-dessus du sol, dans une pose si modeste et si sance î dévote qu’on eût dit un séraphin sous une forme ï angé- 4 humaine, et, dans cet état, il devenait aussi léger que l vices ù s’il n'eût eu aucun poids naturel, de telle sorte qu’un È fe souffle le remuait, même d’assez loin, comme une légère fi Led plume. ‘4 “>, À 4 til piète | @ re de | Dans une de ses visions les plus extraordinaires, elle 4 la vie Fi fut transportée dans le Nouveau Mexique dont elle x r qui s. n'avait jamais pu connaître même le nom. On ne sait si ns la elle y fut transportée en esprit ou en:corps. Elle vit rieux : clairement les Indiens de cette contrée, leurs costumes, ra Dier à % leurs usages, leurs mœurs ; elle y distinguait la tempé- ji triple di rature et ses variations, la culture et les produits du sol : 4 hamp ï la topographie de ce pays lointain ne lui était pas plus ( biens ne étrangère que la topographie de son pays natal. Plus Hi emble a tard, des missionnaires franciscains allèrent évangéliser 1 ce de # ces peuples ; ils les trouvèrent catéchisés d'avance : et, he Marie lorsque les missionnaires leur demandèrent par qui ils
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avaient été instruits, ils réprudirent que c'était par une femme, Puis, le portrait de Marie d’'Agréda leur ayant été montré, ils la reconnurent aussitôt, et añfirmèrent que cette humble religieuse avait été leur apûtre. Ainsi se justifient le zèle et la tendre affistion qu'elle conserva toute sa vie pour les peuples de ce nouveau monde.
Nous n’entrerons pas dans le détail des visions extatiques de la vénérable Mère; on les retrouvera dans l’histoire de sa vie, donc les dernières années surtout ne furent qu’une continuelle extase. Nous ne reproduirons pas les preuves nombreuses et irrécusables sur lesquelles s'appuie l'existence de ces mystérieuses visions ('). La vie de Marie d'Agréda n'a point été écrite pour le sceptique qui doute de tout, pour l’'incrédule qui nie tout, pour l’'impie qui blasphème tout, ni même pour le chrétien indifférent ‘ «e rien ne touche, bien que les uns et les autres puissent y trouver le remède nécessaire à leurs maux ; mais pour les mes fidèles et pieuses qui savent et qui croient avec ce titude que rien n’est impossible à Dieu ; qu'il peut, quanc il lui vlaît, élever les humbles, éclairer les ignorants, et verser dans leur intelligence les splendeurs de son inaccessible lumière pour leur manifester et leur faire contempler des mystères qu'il n’est
(1) Voir au Prologue de l'éditeur de la C/é Mystique, les approbations, les décrets d'Inn. XI.; de la $. €. du S O ; de Ben. XIIT ; le décret de Clément XIV, pour la béatification... de la vénérable servante de Dieu, etc., etc.