‹ La bonne Ste Anne [microforme]Chapitre 7 sur 124 · ER RENE · texte numérisé non relu

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C’est à cette divine source que Marie d’Agréda puisa la science profonde dont elle fut remplie et qu’elle n’avait pu recueillir dans aucune école de la terre. A l’âge de trente-cinq ans, dans une de ses visions :xtatiques, elle recoit du ciel l’ordre d’écrire l’Ais/oire de la Mère de Dieu ; son humilité décline longtemps cet honneur, dont elle se jugeait indigne : elle cherche à se soustraire à cette mission, qu’elle se croyait impropre à remplir, par un sentiment profond de son ignorance ; mais la volonté du Seigneur se manifestant de manière à ne lui laisser aucun doute, elle chéit comme une fille soumise, et elle écrit cet admirable livre de la Clé Mystique, où la main du Dieu de toute science semble avoir elle-même dirigé la plume de l'écrivain. L'inspiration divine s’y fait sentir à chaque page ; en le lisant, on demeure persuadé que ce n’est que dans les régions célestes, où elle était ravie dans ses extases, qu’elle a pu recueillir la connaissance des plus sublimes mystères, la révélation des adorables et ineffables desseins du Très-Haut sur l’auguste Marie, C'est sous la dictée de la Mère de Jésus-Christ qu’elle retrace l’histoire de sa vie mortelle et des incompréhensibles faveurs dont elle fut privilégiée; en sorte que cet ouvrage, tombé de la plume d’une pauvre fille sans science acquise, et vivant dans l'obscurité d'un cloître, est peut-être le livre le plus extraordinaire et le plus étonnant qui soit sorti de la

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main d’une créature humaine. L'auteur y aborde sans hésitation les mystères les plus élevés de la religion chrétienne et les expose avec une rare clarté; elle y développe sans embarras et avec une prodigieuse facilité le dogme catholique et les passages les plus ardus des livres saints ; l41 chronologie sacrée lui est aussi familière qu'aux plus éminents docteurs ; elle y révèle les voies les plus secrètes de la divine Providence ; théologie

savante, sublime philosophie, connaissance étendue des sciences naturelles, éloquence persuasive, tout s’y trouve Se réuni, jusqu'à la netteté, la correction, l'élévation, la

vigueur et l'élégance du style; tout concourt à en faire gl un livre admiable et digne de Celui qui l'a inspiré.”

Et maintenant, après avoir exposé un peu longuement peut-être l’origine et la valeur des Légendes et Ces Révé-

lations, il ne nous reste plus qu'à extraire de ces sources n vénérables, sûrement, et d’une main reconnaissante et | filiale, les #erveilles de la Vie de notre Mère et Bienfaitrice, la bonne sainte Anne !

Daigne cette charitable Patronne accorder à toutes les âmes pieuses qui liront ces #erveilles, une protection

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