IMPOTS INDIRECTS
i°- Les droits prélevés par les douanes. On a vu quils sont énormes pour les sujets comparativement à ceux que les étrangers acquittent. Mais la fraude n'entraîne pas la confiscation ; le délinquant n'est tenu qu'à payer le double de la taxe : les mesures de rigueur ne concernent que les articles dont l'exportation est interdite.
Les produits de 1 industrie et les matières premières ont leurs bureaux particuliers ; les tabacs et le sel ont aussi les leurs. A Constantinople le poisson et les bois de toute espèce acquittent des droits d'octroi au profit du boslandgi-bacbi et de la mosquée Achmet: voilà un double exemple de ces dotations dont nous avons exposé le principe.
Les grands bureaux des douanes sont établis à Constantinople , à Smyrne, Alexandrie, Salo-
nique, à l'Echelle d'Alep, à Trébizonte, Scala Nova, Bagdad, le Caire et Erzérum. L'empire ottoruan n'est pas enveloppé , comme certains Etats chrétiens , d'une triple , dune quadruple ligne de douanes; mais les chefs militaires remplacent les bureaux dans les lieux où il n'y en a pas, et pour leur compte propre font la guerre aux contrebandiers.
2°. Le bédeal ou nouvel impôt, créé par le nizamé-dgédid, et qui s'étend aux soies, aux colons, aux bêles à laine et aux chèvres. Il est fixé à un para par ocque pour les cotons , à deux piastres quinze paras par telle de soie , à un para par léte d'animal. Cet impôt tourne en partie à la charge des négocians étrangers, vu la grande quantité de matières premières de ces catégories, qui passent dans le commerce d'exportation. C'esi le seul article <>n l'on remarque des vues d'économies politiques.